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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Vendredi 16 mai 2008

Hier, jeudi 15 mai, le monde enseignant exprimait ses inquiétudes, son mal-être trempé d’un manque de reconnaissance. A force de s’entendre dire qu’ils sont trop nombreux, inefficaces, incompétents, flemmards, toujours en vacances, à force de caricaturer à l’excès leur soit disant corporatisme conservateur d’acquis indus, je comprends leur colère.

Pourtant ce malaise chacun d’entres nous le mesure intimement. Chacun d’entres-nous qui a eu à diriger une classe, à gérer le comportement de 40 enfants ou adolescents, comprends les réelles difficultés de ce beau mais épuisant métier.

Ceux qui pallient souvent à la démission des parents ne peuvent plus assumer ce minimum d’estime de notre société amplifiée par le mépris du Gouvernement actuel.

Le Service Minimum d’Accueil est une réponse indigne de la part du Ministre et pire encore du Président de la République.

Au lieu d’apporter des réponses aux inquiétudes et aux colères légitimes qui se sont exprimées, ceux-ci se mobilisent pour créer les conditions d’un nouveau et détestable conflit, ayant pour objectif d’opposer et de diviser un peu plus encore nos concitoyens. Les véritables problèmes de l’Éducation nationale méritaient un autre engagement, une autre déclaration d’intention, que cette fuite en avant démagogique et irresponsable.
En outre, cet écran de fumée médiatique porte aussi une supercherie d’une autre nature, celle de vouloir transférer le poids de ces conflits vers les collectivités locales. En clair, l’Etat ne pouvant assurer l’accueil des enfants au sein de ses écoles de la République les jours de grève, il incombera aux mairies d’assurer la garderie scolaire sous sa responsabilité, avec des contreparties financières très illusoires.

Ce pis-aller est une honte  car il n’a comme seul objectif que d’orienter les débats et les médias vers de fausses pistes. La fuite n’est pas une méthode de gouvernement.

Mardi 6 mai 2008

CLARTé, COURAGE, CREATIVITE : POUR UN GRAND CONGRES SOCIALISTE

Nous avons la responsabilité de réussir ensemble un grand congrès socialiste.

Nous le devons au pays. Celui-ci va mal. La politique du pouvoir l’affaiblit et décourage les Français par son inéquité, son incohérence, son amateurisme et son absence de résultat. La responsabilité majeure des socialistes est de proposer aux Français de nouveaux repères, de susciter un nouveau destin pour le pays et de préparer une alternative.
La victoire du Parti socialiste lors des élections locales de 2008 conforte sa place de force centrale de l’opposition. Mais elle n’efface en rien cette réalité que les socialistes n’ont pas gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans et d’élection législative depuis onze ans. Ce qui est en jeu, c’est notre capacité à porter un projet de gauche crédible à l’échelle du pays, à mettre en oeuvre une stratégie gagnante et à rester au pouvoir lorsque nous le conquérons. Dans des conditions radicalement nouvelles, nous sommes à un tournant de même ampleur qu’au moment du congrès fondateur d’Epinay en juin 1971. A l’époque, il s’agissait d’unifier la famille socialiste, de la faire grandir et gagner par l’union de la gauche. Aujourd’hui, l’enjeu est de retrouver un élan national en refondant l’ensemble de la gauche et des progressistes par la construction d’une puissante force socialiste.
Mesurons bien l’ampleur du travail politique, stratégique, intellectuel et militant qu’il s’agit d’accomplir tous ensemble dans le délai, court en réalité, qui nous sépare des prochains rendez vous politiques nationaux.
Le congrès de Novembre 2008 ne devra donc pas ressembler au précédent et devra être d’abord un congrès sur les idées, sur la stratégie et sur la reconstruction de la force collective que nous constituons. Nous jugeons utile d’y apporter dès maintenant notre pierre. En mettant des réflexions et des convictions en débat, en proposant de chercher des convergences sur des contenus et sur une démarche politique.

Fixons dès à présent quatre principes pour orienter et organiser notre réflexion.

Le premier principe est de porter un regard lucide sur les difficultés – financières et budgétaires notamment - auxquelles la France est confrontée et qu’aggrave l’actuelle action gouvernementale.

Le second principe est de préconiser des solutions politiques qui répondent réellement au diagnostic établi, afin que le moment venu, notre action de gouvernants soit fidèle à notre discours d’opposants.

Le troisième principe est d’assumer notre identité sans céder aux injonctions de ceux qui, au nom d’une « radicalité » de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait des forces de transformation sociale et renoncent à toute confrontation de leurs convictions avec l’exercice des responsabilités.

Le quatrième principe consiste à dessiner une approche globale plutôt que de concevoir notre projet comme un empilement de mesures thématiques s’agrégeant sans cohérence (l’économique, le social, l’éducation, l’intégration, le sociétal, l’environnemental, etc.).

 

Car si l’Etat providence est en crise, c’est que la création de richesses s’essouffle et devient insuffisante. Si le pacte républicain se lézarde, c’est que l’intégration par l’emploi est en panne. Si le système éducatif se dérègle, c’est aussi parce que la nouvelle donne de l’économie de la connaissance n’est pas intégrée. Si les socialistes ne proposent pas au pays un système durable de financement de la protection sociale, il ne sera pas possible de lutter contre l’exclusion, de faire reculer la peur du changement, de réussir l’intégration, qui est pourtant l’enjeu majeur pour l’avenir de notre modèle républicain.

  • Où en est la France, où nous mène la droite ?

  • Quelles réponses à la « crise française » la gauche doit-elle proposer d’apporter ?

  • De quel instrument politique, de quel Parti socialiste avons-nous besoin pour ce nécessaire redressement ?


Prenez connaissance de la suite du texte notament signé par Bertrand Delanoë sur le site suivant:
http://www.clarte-courage-creativite.com/

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Le FC Libourne St Seurin revient en National. C'est une déception sportive. Mais nous devons d'abord insister sur cette formidable aventure que nous a fait vivre ce club depuis 10 ans. Oui, probablement que nous avons été - nous, ville de 23 000 habitants - une exception dans les grands championnats européens de football, à l'heure de l'argent roi, de pouvoir titiller le haut niveau sans honte, sans perdre notre âme. L'histoire est belle; elle est morale. Il faut continuer à l'écrire.

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