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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Economie

Lundi 2 octobre 2006 1 02 /10 /Oct /2006 08:49
Plus de 420 00 000 tonnes de pneus finissent chaque année, en France, en décharge, soit environ l’équivalent de 30 tours Eiffel. Seuls 20 % seront réutilisés après rechapage ( procédé qui consiste à changer la bande de roulement ) et cela concerne essentiellement les pneumatiques des poids lourds. Les autres, c’est-à-dire pour la plupart les nôtres, iront gonfler les décharges spécialisées, plus ou moins sauvages, plus ou moins bien gérées, qui parsèment le territoire national.
Ainsi, à Espiet, village tranquille du canton de Branne, des milliers de tonnes de pneus dorment sur un terrain vague dans l’attente d’une très hypothétique valorisation. Il ne s’agit pas à l’origine d’une décharge sauvage mais c’est la conséquence du dépôt de bilan d’une entreprise qui n’a pas survécu à la dure loi d’un marché peu rentable, celui du recyclage.
Il faut dire que la composition d’un pneu ne se limite pas à du caoutchouc ; il est composé aussi de métaux lourds, d’acier, d’oxyde de zinc, ou encore de soufre. Son recyclage peut être multiple mais il n’est pas aisé : il peut d’abord subir une valorisation énergétique, c’est-à-dire être utilisé comme combustible dans des cimenteries par exemple, mais la présence de ces fameux métaux lourds est un frein important à ce procédé.
Il peut ensuite être recyclé sous forme de revêtement routier, de terrains de sports pour enfants, de matériaux d’isolation ou bien encore de tapis de souris d’ordinateur. Mais bien entendu, comme tout ce qui concerne le développement durable, la notion de rentabilité ne saurait être le moteur de cette filière. Les constructeurs de pneus doivent mettre la main à la poche et peut-être même l’Etat. Car si les pneus usagés ne sont pas considérés comme des déchets dangereux, ils représentent malgré tout un réel danger pour l’environnement et la santé des riverains en cas d’incendie. Au-delà de la disparition de cette horrible verrue, c’est bien cela qui inquiète légitimement les habitants d’Espiet. Après avoir pris note, cette semaine, de l’intérêt manifesté par notre ministre de l’écologie, Mme Nelly Olin, pour faire disparaître le fléau de ces stocks de pneus, j’ai quand même préféré saisir le Préfet de Région pour appeler l’intervention financière de l’Etat en vue d’assainir cette décharge Libournaise. Car sinon, qui va payer ? Sûrement pas les actifs de l’entreprise liquidée, il n’y en a aucun. Une entreprise de recyclage spécialisée ? La presse nous a appris cette semaine que la société Aliapur regroupant les grands manufacturiers tels que Dunlop, Michelin ou Continental était en passe de jeter l’éponge face à l’étendue du volume de pneus à évacuer. Non, la seule solution capable de répondre avec diligence à ce problème écologique passe par un engagement de l’Etat à financer par substitution le recyclage de ces décharges orphelines. Le risque écologique et sanitaire d’Espiet doit aujourd’hui être écarté sans délai. L’Etat serait pleinement dans son rôle de garant de la sécurité et de la santé publique quitte à engager, le cas échéant, des recherches ultérieures pour identifier les responsables et leur faire payer l’addition. L’écologie c’est nettoyer la planète par des actions de prévention mais aussi par des opérations de réparation. Là, c’est le cas, il y a urgence. Penser global, mais agir local...
Par Philippe Buisson - Publié dans : Economie
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Dimanche 13 août 2006 7 13 /08 /Août /2006 09:53

A l’heure où notre population vieillit et où l’organisation du territoire national doit prendre en compte les tropismes de nos concitoyens toujours plus orientés vers les villes et vers le sud, la question de la démographie des professionnels de santé se pose ardemment pour notre société. Avec ce constat paradoxal : le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France ( même s’ il faut continuer à desserrer les numerus clausus) et pourtant, dans le même temps, les disparités entre les régions françaises d’abord, entre des territoires d’une même région ensuite, ne cessent de s’accroître. Ce signal d’alarme est officiel puisque c’est le ministère de la santé lui-même qui le tire avec cette conclusion sans appel : « ces disparités attestent d’une inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire qui ne permet pas toujours de garantir un égal accès aux soins de proximité à l’ensemble des usagers du système de santé ».

Au regard de la qualité de vie en Aquitaine, en Gironde en particulier, nous pourrions penser être à l’abri de telle tendance de désaffection d’implantations de médecins généralistes. C’est généralement vrai sauf pour quelques exceptions dans notre secteur notamment. En effet, l’étude conduite par la Mission Régionale de Santé d’Aquitaine, rendue publique cet été, démontre que 13 communes du Libournais situées aux alentours de Gensac, sur les cantons de Pujols/Dordogne et de Ste Foy la Grande, sont classées « zones déficitaires » en médecins généralistes ( il y a plusieurs critères pas forcément cumulés : moins de 3,4 médecins pour 5000 habitants – la moyenne française est d’environ 1 médecin pour 1000 habitants-, un niveau d’activité de ces médecins très élevé et souvent supérieur à 6300 actes/an, un nombre de médecins  dont l’âge est supérieur à 55 ans). Une quinzaine d’autres communes du Libournais ( Fronsac, le canton de Pellegrue, la commune de Pïneuilh et ses alentours) sont, elles, classées en « zone fragile », c’est à dire un secteur dont la démographie des médecins devra faire l’objet d’une surveillance attentive.

Avec Laurent Fabius, j’ai soutenu un amendement lors des débats internes au PS lors de la préparation de notre projet présidentiel. Nous proposions que pendant les 5 premières années d’exercice de sa profession, tout médecin débutant soit tenu de respecter l’équilibre du territoire dans le choix de son lieu d’installation au risque, dans le cas contraire, de se voir refuser son conventionnement à l’assurance maladie. Ce dispositif existe d’ailleurs déjà dans certains pays européens, en Allemagne notamment.

Bien entendu, cette proposition fut accueillie fraîchement par les syndicats de médecins. Pourtant, on ne pourra pas continuer très longtemps à aborder les problèmes liés à la politique de santé publique par des esquives conciliantes. Nous devons former plus de professionnels de santé par une politique universitaire adaptée mais nous devons aussi  mieux définir les missions obligatoires devant être assurées par la médecine dite libérale, notamment par les généralistes. Il y a bien d’autres secteurs soumis à loi du marché qui sont pourtant réglementés par l’Etat en ce qui concerne leur possibilité d’implantation à commencer, par exemple, par les pharmacies qui doivent respecter un certain maillage territorial.

Quoi qu’il en soit, il faut saluer le travail réalisé par l’Agence Régionale Hospitalière mettant en évidence ces carences importantes.

Face à ce constat, il faut maintenant indiquer des choix clairs de politique de santé publique pour pouvoir assurer à chacun de nos concitoyens une qualité de prise en charge médicale à peu près identique quel que soit son lieu de résidence. La médecine ne peut pas devenir un bien banalisé et le patient ne doit pas être réduit au seul rôle d’un « consommateur de soins ». Le médecin libéral assume pour le compte de la société une mission de service public de première importance. Cette mission ne se limite pas à la prescription d’actes ou de médicaments, c’est aussi un lien social précieux. Il doit être rémunéré pour l’étendue de cette fonction mais il doit en accepter l’ensemble des contraintes, y compris celles de devoir assurer une présence médicale dans des territoires excentrés. L’inégalité face aux soins est l’une des inégalités les plus insupportables. Dans le secteur de Pujols/Dordogne et du pays Foyen, après avoir souffert pour sauvegarder une présence hospitalière de proximité,  nous devons désormais faire en sorte de gagner ce nouveau combat.

Par Philippe Buisson - Publié dans : Economie
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Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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