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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Dimanche 13 août 2006

A l’heure où notre population vieillit et où l’organisation du territoire national doit prendre en compte les tropismes de nos concitoyens toujours plus orientés vers les villes et vers le sud, la question de la démographie des professionnels de santé se pose ardemment pour notre société. Avec ce constat paradoxal : le nombre de médecins n’a jamais été aussi important en France ( même s’ il faut continuer à desserrer les numerus clausus) et pourtant, dans le même temps, les disparités entre les régions françaises d’abord, entre des territoires d’une même région ensuite, ne cessent de s’accroître. Ce signal d’alarme est officiel puisque c’est le ministère de la santé lui-même qui le tire avec cette conclusion sans appel : « ces disparités attestent d’une inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire qui ne permet pas toujours de garantir un égal accès aux soins de proximité à l’ensemble des usagers du système de santé ».

Au regard de la qualité de vie en Aquitaine, en Gironde en particulier, nous pourrions penser être à l’abri de telle tendance de désaffection d’implantations de médecins généralistes. C’est généralement vrai sauf pour quelques exceptions dans notre secteur notamment. En effet, l’étude conduite par la Mission Régionale de Santé d’Aquitaine, rendue publique cet été, démontre que 13 communes du Libournais situées aux alentours de Gensac, sur les cantons de Pujols/Dordogne et de Ste Foy la Grande, sont classées « zones déficitaires » en médecins généralistes ( il y a plusieurs critères pas forcément cumulés : moins de 3,4 médecins pour 5000 habitants – la moyenne française est d’environ 1 médecin pour 1000 habitants-, un niveau d’activité de ces médecins très élevé et souvent supérieur à 6300 actes/an, un nombre de médecins  dont l’âge est supérieur à 55 ans). Une quinzaine d’autres communes du Libournais ( Fronsac, le canton de Pellegrue, la commune de Pïneuilh et ses alentours) sont, elles, classées en « zone fragile », c’est à dire un secteur dont la démographie des médecins devra faire l’objet d’une surveillance attentive.

Avec Laurent Fabius, j’ai soutenu un amendement lors des débats internes au PS lors de la préparation de notre projet présidentiel. Nous proposions que pendant les 5 premières années d’exercice de sa profession, tout médecin débutant soit tenu de respecter l’équilibre du territoire dans le choix de son lieu d’installation au risque, dans le cas contraire, de se voir refuser son conventionnement à l’assurance maladie. Ce dispositif existe d’ailleurs déjà dans certains pays européens, en Allemagne notamment.

Bien entendu, cette proposition fut accueillie fraîchement par les syndicats de médecins. Pourtant, on ne pourra pas continuer très longtemps à aborder les problèmes liés à la politique de santé publique par des esquives conciliantes. Nous devons former plus de professionnels de santé par une politique universitaire adaptée mais nous devons aussi  mieux définir les missions obligatoires devant être assurées par la médecine dite libérale, notamment par les généralistes. Il y a bien d’autres secteurs soumis à loi du marché qui sont pourtant réglementés par l’Etat en ce qui concerne leur possibilité d’implantation à commencer, par exemple, par les pharmacies qui doivent respecter un certain maillage territorial.

Quoi qu’il en soit, il faut saluer le travail réalisé par l’Agence Régionale Hospitalière mettant en évidence ces carences importantes.

Face à ce constat, il faut maintenant indiquer des choix clairs de politique de santé publique pour pouvoir assurer à chacun de nos concitoyens une qualité de prise en charge médicale à peu près identique quel que soit son lieu de résidence. La médecine ne peut pas devenir un bien banalisé et le patient ne doit pas être réduit au seul rôle d’un « consommateur de soins ». Le médecin libéral assume pour le compte de la société une mission de service public de première importance. Cette mission ne se limite pas à la prescription d’actes ou de médicaments, c’est aussi un lien social précieux. Il doit être rémunéré pour l’étendue de cette fonction mais il doit en accepter l’ensemble des contraintes, y compris celles de devoir assurer une présence médicale dans des territoires excentrés. L’inégalité face aux soins est l’une des inégalités les plus insupportables. Dans le secteur de Pujols/Dordogne et du pays Foyen, après avoir souffert pour sauvegarder une présence hospitalière de proximité,  nous devons désormais faire en sorte de gagner ce nouveau combat.

par Philippe Buisson publié dans : Economie
Dimanche 9 juillet 2006

Ca y est, c’est fait. Après 5 mois de poker-menteur, l’indien Mittal-Steel et le français Arcelor ne forment plus qu’un seul géant producteur d’acier. La logique financière a vaincu sans trop de combats le patriotisme économique dont se targuait pourtant jusqu’au début du mois de juin notre Gouvernement. Les 27000 salariés français d’Arcelor sont plongés dans l’expectative la plus fébrile quand quelques centaines d’actionnaires de cette entreprise sont au contraire aux anges puisqu’ils ont gagné en quelques jours plus de dividendes qu’ils n’auraient pu en espérer. Faut-il rappeler en effet que cette OPA déclarée initialement hostile par Arcelor et le Gouvernement est devenue amicale dès lors que Mittal-Steel a renchérit son offre d’achat des actions de plus de 10%, désinhibant ainsi les réticences faussement éhontées des « patriotes » mais capitalistes avant tout, sans que par ailleurs ces mêmes actionnaires ou gouvernants n’aient eu à connaître le projet industriel motivé par cette fusion. Sauf à ce que celle-ci donne naissance à un mastodonte qui dictera sa loi sur le marché mondial de l’acier avec les conséquences incertaines en matières économiques et industrielles qui en découleront, comme il est à craindre des décentralisations ou des fermetures de sites. C’est à ce type de dérive que le projet socialiste devra répondre en permettant que l’Etat français puisse désormais s’opposer à une OPA dès lors qu’elle met en jeu des intérêts industriels nationaux majeurs.

Sans lien direct mais dans le même secteur d’activité, une entreprise historique du Libournais, implantée à Vérac, traverse elle aussi de très graves turbulences. Il s’agit des Fonderies du Bêlier, équipementier spécialisé dans la fabrication de composants de sécurité moulés en aluminium pour l'automobile. Cotée en bourse depuis 1999, cette société s’est largement internationalisée au cours des dernières années, comptant 3000 salariés dans 6 pays différents ( France, Hongrie, Italie, Serbie, Chine et Mexique). Jusqu’à peu, sa santé était florissante, son chiffre d’affaires progressait de 5,6% en 2004 et son résultat net de près de… 27%. Pourtant, dans le même temps, la société-mère de Vérac a vu fondre ses effectifs de 750 en 2004 à 250 à la fin 2006, c’est-à-dire à l’issue d’un énième plan social. Voilà là encore un bel exemple d’effets combinés d’une gouvernance industrielle semblant répondre uniquement à la logique des marchés boursiers, qui plus est sur un terreau de querelles familiales, sans véritable projet industriel affirmé pour sauver cette partie importante du patrimoine économique girondin.

Comble d’infortune pour les salariés, le démantèlement de ce fleuron de l’industrie locale paraît se dérouler sans coup férir, dans l’indifférence sereine des pouvoirs publics. Seuls le Conseil Général de la Gironde, le Conseil Régional d’Aquitaine et la Communauté de Communes du Fronsadais ont tenté des initiatives d’approche auprès de la direction afin de mieux comprendre les perspectives stratégiques et économiques de cette holding internationale afin d’évaluer les démarches de sauvegardes et de revitalisation à mettre en œuvre pour sauver ce site industriel. Démarches aujourd’hui infructueuses car restées lettres-mortes…

Devant cette atonie, j’ai donc reçu à nouveau une délégation syndicale des fonderies cette semaine, en présence de Michel Frouin, Conseiller Général du canton de Fronsac. Il faut l’avouer, les élus locaux que nous sommes sont bien désarmés face à l’opacité qui semble entourer les intentions du groupe du Bélier dont certains craignent qu’elles soient plus guidées par une politique du profit des actionnaires à court terme que par la structuration d’un réel plan à long terme. Et les premières victimes de ce manque de visibilité sont en général toujours les salariés, qui ont le choix cynique entre le licenciement ou la précarisation.

 

Nous avons sollicité en urgence une rencontre auprès de Mr le Préfet, qui pourrait réunir autour d’une même table les services de l’Etat et les autres partenaires institutionnels, tout en ayant conscience que nos possibilités d’interventions respectives sont, en l’état de la législation, extrêmement restreintes, si ce n’est veiller a minima au respect de la légalité des procédures en cours.

Mais, dépassant le cas spécifique de la Fonderie du bélier, l’enjeu est aussi de mettre une nouvelle fois en exergue cette profonde injustice qui consiste à assister démuni à une différence de traitement abyssale entre des actionnaires susceptibles d’engranger des dividendes substantiels et des salariés qui paient au prix fort l’addition de ces distributions, espérant, au mieux, conserver leur emploi dans des conditions toujours plus précaires. C’est aujourd’hui une question de fond qui se pose. On ne pourra pas indéfiniment discuter d’augmentations homéopathiques du SMIC lorsque, dans le même temps,  il n’y a absolument aucune contrainte et très peu de transparence sur la rémunération des dirigeants de certaines sociétés.

par Philippe Buisson publié dans : Economie

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Jeudi soir, je voterai en faveur de Martine Aubry au niveau national, pour Ludovic Freygefond au plan girondin et... pour moi ( quand même!!) au secrétariat de la section libournaise.

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