A l’occasion de l’examen du projet de loi sur les OGM, les députés de gauche ont fait adopter, contre l’avis de la majorité UMP, l’amendement 252 qui stipule que les OGM « ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l’environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières commerciales qualifiées « sans organisme génétiquement modifié ».
Il s’agit d’une avancée considérable qui permettra de préserver nos territoires agricoles et de promouvoir la qualité de nos produits. Elle n’a pu être obtenue qu’avec le vote isolé de 4 députés de la majorité ( et ce n'était pas JP Garraud).
Aujourd’hui, en raison de pressions économiques multiples, nous craignons que le Gouvernement et l’UMP tentent de revenir sur cet acquis en effaçant cette mesure de sauvegarde de notre patrimoine agricole et gastronomique. L'examen de ce texte au Sénat s'annonce particulièrement houleux à cet égard.
Pour les filières de qualité, et en particulier les AOC, garantir une production sans OGM revêt une importance capitale, et même vitale.
Devant le silence du Gouvernement sur l’avenir de cet amendement, nous appelons toutes celles et ceux qui sont attachés à la sécurité et à la qualité alimentaire, les producteurs, les consommateurs, les restaurateurs, à se joindre à nous pour demander au Président de la République et au gouvernement de maintenir cette disposition dans la loi permettant ainsi de préserver nos AOC et plus généralement l’ensemble de nos productions sous label de qualité.
Un site internet (http://amendement252.blogspot.com) a été créé à cet effet.
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Voici le texte de l'appel du comité:
L'Appel du « Comité 252 »
« Se souvient-on que le Tibet est un pays envahi et qu’on y stérilise les femmes ? » . Cette question en forme de provocation, c’est Bernard Kouchner qui la lançait en 1996 en marge d’une visite officielle en France du Premier Ministre chinois Li Peng. Il était alors cohérent avec lui-même, avec ses valeurs humanitaires, avec la notion de droit d’ingérence dont il passait pour être l’un des principaux défenseurs. Depuis, B. Kouchner n’a pas résisté aux sirènes d’un gouvernement de Droite quitte à avaler des couleuvres diplomatiques conséquentes, à mettre son mouchoir sur ses anciens combats en faveur des Droits de l’Homme.
Alors, le 7 avril dernier, la flamme olympique s’est éteinte à Paris. Brièvement, mais suffisamment pour que la France citoyenne adresse aux dirigeants chinois le message que l’on attendait d’elle : L’Olympisme est une éthique qui ne se négocie pas. Etre digne d’organiser les jeux, c’est d’abord honorer des fondamentaux en faveur des Droits de l’Homme et, en l’occurrence, c’est desserrer l’étau autour du Tibet et de son peuple. Notre Ministre des Affaires Etrangères doit se ressaisir sous peine de perdre définitivement le reliquat d’estime que certains d’entres-nous continuions à lui porter au titre du passé. Le temps n’est plus à la parade ou à la dérobade. Il doit forcer la main à Nicolas Sarkozy afin que la diplomatie française clarifie sa position vis-à-vis de la participation de la France à la cérémonie d’ouverture des jeux.





