Monsieur le Président,
J’interviens par la présente en mon nom propre pour appeler vivement votre attention sur les incidents qui ont précédé l’expulsion de Boucabar Kébé, joueur de football ivoirien du Football Club Libourne Saint Seurin, lors de la rencontre entre Libourne Saint Seurin et Bastia vendredi 14 septembre dernier.
En effet, j’ai été témoin de propos racistes, plusieurs fois réitérés durant le match par certains supporteurs de Bastia à l’encontre de ce jeune homme.
A la 85ème minute de ce match, Monsieur Kébé a malheureusement craqué et répondu maladroitement à ces agressions verbales.
Il s’en est suivi une expulsion de Monsieur Kébé, expulsion qui a probablement été l’une des raisons de la défaite du Football Club Libourne Saint Seurin, puisqu’au moment de l’incident, le score du match était de 2 à 2.
Je considère donc que Monsieur Kébé a été victime d’une triple peine : d’abord victime d’injures racistes et xénophobes, puis victime d’une expulsion, enfin le club collectivement à payé cher cette décision arbitrale puisqu’il s’en est suivi une défaite.
Etant moi-même dirigeant de ce club depuis quelques années j’ai, à maintes reprises, pu vérifier les agressions racistes dont certains supporters corses sont malheureusement coutumiers.
Il m’apparaît aujourd’hui dommageable pour le football professionnel que de tels incidents puissent continuer à survenir dans les enceintes du Championnat de France de Football sans que les perturbateurs ne soient inquiétés et que, pire encore, ce soient les victimes qui en paient lourdement les conséquences.
Je vous sais mobilisé sur cette question et je vous conjure de faire de cet incident un cas d’école pour rétablir une justice qui viserait à condamner les fauteurs de troubles plutôt que les joueurs d’origines étrangères, victimes d’actes racistes intolérables.
Restant à votre écoute, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de ma haute considération.
Philippe BUISSON
Conseiller Régional
Désireux de m’impliquer activement dans la campagne des municipales à Libourne, souhaitant même être candidat pour figurer sur la liste conduite par Gilbert Mitterrand en mars prochain, il ne me semblait pas sain de demeurer salarié de la Ville de Libourne. J’ai donc décidé, en accord avec Gilbert Mitterrand, de mettre fin à mes fonctions ( à mi-temps depuis près d’un an) de collaborateur de cabinet.
A ses côtés, aux côtés des élus et des différents partis politiques susceptibles de s'entendre sur un projet, je vais maintenant réfléchir à l’animation de la campagne électorale, au programme que nous soumettrons à l’approbation des Libournais.
Nous abordons cette échéance avec sérénité mais avec sérieux. Une élection n’est jamais gagnée d’avance et nous ne partons donc pas en entonnant le chant de la victoire. Il faudra être dynamique, il faudra donner un sens aux orientations programmatiques que nous proposerons, il faudra aussi renouveler substantiellement la liste chargée de porter ces ambitions.
Les élections municipales se dérouleront dans 6 mois. Ils seront 6 mois de débats avec les Libournais, 6 mois mis à profit pour dessiner le Libourne des années 2008-2014.
Je souhaite dès à présent prendre ma part à ces travaux. Mon départ de la mairie de Libourne doit être compris en ce sens ; il m’offre par ailleurs une grande liberté de parole et d’action sans confondre les genres, même si ma complicité avec Gilbert Mitterrand ne souffre et ne souffrira d’aucune anicroche.


