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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Dimanche 11 juin 2006

Chacun aura compris que la conférence de presse de Nicolas Sarkozy, organisée en toute hâte jeudi dernier, était davantage destinée à répondre aux propositions du parti Socialiste en matière de sécurité et aux critiques sur son bilan, qu’à rendre honnêtement compte de la politique qu’il conduit Place Beauveau. Car, nous devons à la vérité de dire que le bilan sécuritaire du plastronnant ministre de l’Intérieur est peu ou prou du même acabit que le bilan de l’action du reste du gouvernement auquel il appartient encore. Après  avoir été à l’automne dernier personnellement à l’origine de la pire vague de violence endurée sur le territoire national depuis des dizaines d’années - ce qui n’est déjà pas un mince détail - voici que l’action de Nicolas Sarkozy se traduit désormais officiellement, c’est à dire chiffres à l’appui, par une insécurité qui ne diminue pas et, au contraire, des faits de violence de plus en plus graves. Par exemple, les agressions violentes contre des personnes ont augmenté de plus de 20% depuis 2002, les agressions au sein des établissements scolaires de plus de 25 %, pour ne prendre que quelques chiffres édifiants. Ainsi la Droite, engoncée dans son discours péremptoire, présente l’un des pires bilans qui n’ait jamais été en la matière. Nous-mêmes, à Libourne et dans le Libournais, nous faisons malheureusement ce même constat. J’ai à nouveau reçu cette semaine de nombreux témoignages de commerçants riverains de la rue piétonne qui ne supportent plus l’inaction des pouvoirs publics face à un petit spot d’insécurité identifié et circonscrit en marge de cette rue – nous  réunirons d’ailleurs une cellule de veille du Contrat Local de Sécurité le 27 juin sur cette question -.

Or, il ne faut pas qu’il y ait d’ambiguïté, les pouvoirs publics en question c’est l’Etat et l’Etat seul !  Lui qui, jusqu’à présent, demeure l’unique compétent en matière de sécurité publique et de maintien de l’ordre, ce qui est d’ailleurs une bonne chose pour éviter la mise en place de milices locales. Diluer les responsabilités pour laisser penser à nos concitoyens que les municipalités sont en capacité et en droit d’intervenir sur les notions de sécurités publiques est un leurre démagogique et une fuite de ses responsabilités. J’en veux pour preuve par exemple que le Maire n’a aucune autorité sur les forces de police ou de gendarmerie sur le territoire communal. Il est certes le patron des agents de la police municipale mais leurs missions sont restreintes et se limitent notamment au respect des arrêtés municipaux et à la lutte contre les incivilités. Bien sûr aussi, le Maire peut agir par effet collatéral: la mise en place de caméras de vidéosurveillance doit être une piste à explorer, et aujourd'hui la Gauche n'a plus de complexe vis à vis de ces outils, mais cette mesure doit rester ce qu'elle est, c'est à dire un moyen et non pas à elle seule la solution miracle.

Non, pour comprendre la dégradation de la sécurité en France, il faut observer les choix politiques depuis 2002: en supprimant la police de proximité, en concentrant les effectifs dans les centres des grandes villes, Mr Sarkozy est arrivé à créer des inégalités entre les territoires face à l’insécurité. Ainsi à Libourne, nous bénéficions au mieux d’un policier ( tout confondu ) pour 300 habitants lorsqu’à Paris on en compte un pour 140 habitants. A Libourne, les patrouilles nocturnes se résument généralement à une voiture de police et 3 agents. Voilà la triste réalité malheureusement incontestable de notre commissariat qui fait ce qu’il peut avec le peu de moyens qu’on veut bien lui attribuer. J’ajoute que sous le gouvernement de Lionel Jospin, ce même commissariat bénéficiait de l’apport d’une quinzaine d'effectifs supplémentaires ( les adjoints de sécurité notamment), ce qui permettait un îlotage et une présence plus significative de la police dans les quartiers.

En clair, l’équation que Nicolas Sarkozy essaie de distiller depuis quelques temps face à son échec patent est la suivante : lorsque la Gauche est au pouvoir, l’insécurité est de la faute du gouvernement, lorsque c’est la Droite qui dirige le pays, l’insécurité est de la faute des délinquants qui sont eux-mêmes la résultante des gouvernements précédents… C’est habile mais ça ne prend pas et aujourd’hui les Français considèrent simplement que les promesses de 2002 n’ont pas été tenues. Sur la défensive, il ne reste plus alors au Ministre de l’Intérieur, pour sauver ce qui peut encore l’être dans sa rhétorique, qu’à habiller les chiffres statistiques en décourageant au maximum les dépôts de plaintes. Ainsi, en matière de violences, 32 % des faits signalés par les victimes à la police ou la gendarmerie ne sont enregistrés qu’en main courante pour ne pas être comptabilisés.. Et en ce domaine aussi, à Libourne, les témoignages sont éloquents…

par Philippe Buisson publié dans : Politique
Lundi 5 juin 2006

A Libourne, nous connaissons bien le C.A.L ; il s’agit d’une association qui prétend défendre les intérêts des Libournais en matière d’urbanisme. Je suis d’ailleurs de ceux qui pensent que leurs combats ne sont pas dénués de pertinences et qu’ils obtiennent certaines modifications de permis de construire parfois opportunes. Bref, C.A.L sont les initiales un peu prétentieuses de «  Citoyens pour l’Avenir des Libournais ».

Bien que j’aspire à me définir moi-même en tant que citoyen pour l’avenir des Libournais, je viens d’adhérer, sans esprit de défiance aucun,  à un autre C.A.L, d’audience nationale celui-ci, « le Collectif des Amis du Lundi ». J’ai sans vergogne mêlé ma signature à nombre d’élus, de gauche bien sûr, de droite aussi, beaucoup même… Jusqu’à Dominique de Villepin qui soutenait, en août dernier, ce collectif en le félicitant pour « l’intérêt et la qualité de ses travaux qui apportent à la réflexion une contribution utile pour le suivi et l’évaluation de cette journée de solidarité ». La duplicité comme art de gouverner, l’ incompétence triomphe vraiment. Et pour reprendre les propos d’un parlementaire de droite à propos de l’incapacité à douter de ce Gouvernement : «  Le problème du pouvoir absolu, c’est quand il se trompe, il se trompe absolument ! ».

Mais, je fais bref car beaucoup a déjà été écris...nous sommes le 5 juin, c’est la pentecôte et c’est jour de corvée !

Quelle modernité….

 

pour plus de renseignements, rejoignez le CAL sur www.lesamisdulundi.com

 

 

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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Jeudi soir, je voterai en faveur de Martine Aubry au niveau national, pour Ludovic Freygefond au plan girondin et... pour moi ( quand même!!) au secrétariat de la section libournaise.

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