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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Mardi 18 mars 2008
La France vient de clore une  phase électorale longue de près de 2 ans. 
Nous pourrions penser que la plupart des débats furent abordés, tranchés ou orientés, donnant un cap et une raison à la gouvernance française. C’est certainement vrai sur des sujets pragmatiques ou techniques mais malheureusement pas sur de grands débats sociétaux pour lesquels la classe politique française dans son ensemble fait montre de lâcheté ou de mépris. Toujours prompte à dégainer pour satisfaire quelques corporatismes coriaces, elle s’efface trop souvent lorsqu’il s’agit de moderniser certains fondamentaux liés à l’évolution de la mentalité de notre société.
 
Ainsi, aujourd’hui, un malaise traverse nos lendemains électoraux; il s’agit de cet appel de Chantal Sébire, femme atteinte d’un neuroblastome incurable, qui implore le droit de mourir dans la dignité auprès des siens. Cette dame a eu le courage de poser son cas personnel aux médias. Elle l’a fait après Vincent Humbert ou Maïa Simon.
Lundi dernier, le TGI de Dijon a compati à la douleur de Mme Sébire mais il a rejeté la demande d’euthanasie qu’elle réclamait. En l’état du Droit, je comprends cette décision. En revanche, il appartient aux élus de la Nation de faire évoluer celui-ci afin que la France ne reste pas à la traîne des autres pays européens sur ces questions dignes et qui méritent enfin du courage et de la responsabilité.
La Loi Leonetti d’avril 2005 avait fait un premier pas. Elle autorise Mme Sébire à être d’abord plongée dans un coma artificiel, puis à n’être ni soignée ni alimentée, la mort intervenant au bout de 10 à 15 jours selon des statistiques morbides.
Faut-il être tordu pour préférer cette hypothèse à l’injection d’une dose létale qui permettrait à ces malades lucides mais incurables de mourir chez eux, entourés des leurs, dans un instant choisi, préparé, assumé par tous.
Ou alors, faudra-t-il admettre encore longtemps ce « tourisme de la mort » où des patients français vont mourir à l’étranger comme ce fut le cas l’an dernier pour la comédienne Maïa Simon. Devoir fuir son pays pour éviter la souffrance. Est-ce juste, est-ce tolérable ?
Chantal Sébire a osé demander grâce au Président Sarkozy. Il lui a refusé cette délivrance, il impose alors son calvaire. Le Parlement s’honorerait de se saisir de cette question pour rompre avec l’hypocrisie législative actuelle et engager enfin dans un débat moderne et laïc.
Vendredi 14 mars 2008
 Le décret d'application de l'article 89 de la loi de décentralisation du 13 août 04, (au bénéfice de l'enseignement privé) est à nouveau d'actualité ; cette mesure, obligeant les communes à financer l'école privée choisie par les parents dans une autre commune, fera payer un lourd tribut à la collectivité et instaurera un système inégalitaire.

Beaucoup de communes auront bien du mal à faire face à cet accroissement injustifié des dépenses, ce qui entraînera une augmentation des impôts locaux ; les premières victimes en seront les petites écoles publiques qui atteindront plus rapidement leur seuil de fermeture, contribuant à rendre moins attractifs les territoires ruraux qui retrouvent pourtant aujourd'hui de nouvelles dynamiques !

Cela s'inscrit en outre dans la politique de restriction budgétaire actuelle à l'égard de l'enseignement public ; n'oublions pas non plus qu'en zone rurale surtout, le regroupement des écoles est imposé dans l'enseignement public mais n'est guère appliqué dans l'enseignement privé, en particulier là où la concurrence scolaire reste particulièrement vive.

Nous en appelons donc :
- à l'abrogation de l'article 89
- à l'organisation d'un débat sur les rapports public/privé et sur l'avenir du service public d'éducation.

Nous vous invitons à signer cette pétition et à joindre vos témoignages, dans le prolongement de la démarche participative que met en œuvre le Collectif depuis l'automne 2004.
 
 
 
 

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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