Je ne reviendrai pas sur l'affligeant congrès de Reims, sur ses séquences, ses pseudo rebondissements, sur les mises en scènes insincères de la plus part de ses protagonistes.
Ségolène n'a jamais cherché a gagner ce congrès par l'intérieur du PS; elle a oeuvré pour ne pas se poser en pôle de rassemblement. Rien dans son discours, dans ses démarches n'autorise en
tout cas à le penser. Elle joue à fond la carte de la victimisation lui permettant de conforter sa stratégie forgée depuis sa défaite - notre défaire pour être honête- à l'élection
présidentielle.
Elle mise notamment sur le fait que l'obtention du poste de 1er secrétaire en 2008 n'était probablement pas le meilleur tremplin pour s'affirmer candidate dans 4 ans ( les élections
européennes et régionales à venir seront sûrement optiquement peu favorables au PS et donc n'offriront pas un bilan positif à la direction socialiste en place).
Il revenait donc à Benoit Hamon, Martine Aubry et Bertrand Delanoë de chercher une majorité pour rendre le PS simplement gouvernable puisque leurs motions respectives rassemblaient 70% des
suffrages exprimés par les militants le 6 novembre dernier. Malheureusement, alors même que Bertrand ne faisait pas de sa propre candidature un postulat incontournable, cette alliance, pourtant
programmatiquement fondée, n'a pas résistée au bal des faux culs et des ambitions individuelles.
Alors aujourd'hui, pourquoi voter et appeler à voter en faveur de Martine Aubry?
Pour une simple raison: la survie du Parti Socialiste et la cohérence des idées qui nous rassemblent.
Car deux options s'offrent aux militants:
Élire Ségolène et engager le PS dans 3 années d'une cohabitation houleuse entre une 1ère secrétaire qui n'aura pas de majorité au sein du Conseil National ou du Bureau National. Chaque semaine, au sortir des réunion du PS, le congrès de Reims se reproduira devant les médias, donc devant les Français. Qui peut le souhaiter à part Nicolas Sarkozy?
Élire Martine et dégager une majorité factuelle qui rende ce parti simplement gouvernable et lui garantisse de jouer son rôle d'opposition audible et de propositions d'alternance.
Le leadership étant réglé, le rassemblement pourra s'effectuer et la cacophonie s'interrompre. Ségolène pourra d'ailleurs jouer sa partition personnelle- tantôt en accord avec la majorité, tantôt
assumant sa minorité- sans pour autant menacer la gouvernance du parti.
Voilà, ce n'est pas très glorieux, mais en responsabilité je voterai en faveur de Martine Aubry et j'invite les militants à en faire de même en conscience. Je voterai pour Martine comme une mesure de sauvegarde pour ne pas faire des débats internes au PS un sitcom interminable et suicidaire.
En revanche, en Gironde, je veux saluer avec sincérité la prise de responsabilité courageuse de Gilles Savary qui a refuser de reproduire la confusion nationale à l'échelle départementale.
Au-delà de nos échéances internes, le vrai temps politique d'envergure reste la législative partielle qui se déroule dimanche prochain sur le Bassin d'Arcachon. François Deluga doit l'emporter.
Il a besoin de notre énergie, de notre soutien sans réserve pour adresser à notre électorat un message de cohésion locale, pour rendre audible notre opposition frontale à la politique menée par
Nicolas Sarkozy et son fidèle affidé Yves Foulon.
C'est en direction de ce combat politique que nous devons porter nos seuls efforts car c'est là notre seule raison d'être!



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