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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Dimanche 15 octobre 2006

L’Aquitaine occupe une surface de 41 000 km², soit l’équivalent de la Belgique, de la Hollande ou de la Suisse. Etre en charge de la modernisation et du développement des dessertes ferroviaires régionales sur un tel territoire nécessite une forte disponibilité si l’ on veut se donner les moyens d’accomplir ce mandat avec sérieux ce qui est mon cas dans le cadre de ma délégation au sein du Conseil Régional d’Aquitaine. A ce titre, je présenterai ce lundi 16 octobre, à l’occasion de la séance plénière, une délibération importante dressant le bilan du développement des Ter dans notre région depuis le 1er janvier 2002, date à laquelle les Régions sont devenues les autorités organisatrices des transports ferroviaires régionaux, et lançant des perspectives ambitieuses de poursuite de cette politique de service public jusqu’en 2010 avec notamment la mise en œuvre d’un cadencement de la plupart des dessertes aquitaines.

Par ailleurs, depuis quelques semaines, j’ai l’honneur, en compagnie de Robert Provain, d’avoir été désigné pour porter les couleurs socialistes, et au-delà je l’espère de la gauche rassemblée, sur cette 10ème circonscription de la Gironde lors des futures législatives. C’est une responsabilité éminente qui m’échoit et je veux là encore me donner les moyens d’être à la hauteur de cet honneur. L’aventure qui s’ouvre n’est pas uniquement un chemin personnel destiné à satisfaire l’ambition d’un homme. C’est une démarche très collective puisée dans une volonté partagée par des centaines de militants et des milliers de sympathisants de voir porter leurs convictions et leurs valeurs à l’Assemblée Nationale. C’est également la volonté d’être le porte-étendard d’une circonscription, en l’occurrence du Libournais. Pour réussir cela, il faut travailler, aller à la rencontre de nos concitoyens, passer du temps à comprendre les enjeux, les faiblesses et les atouts de ce territoire et de ses habitants. Pour être demain force de propositions, il faut d’abord s’immerger, écouter, prendre des attaches diversifiées, réfléchir et construire des suggestions concertées.

Je veux en particulier m’atteler en priorité à mieux cerner deux sujets importants qui me tiennent à cœur : Le 1er est la défense des services publics de proximité. Je suis véritablement outré qu’une entreprise détentrice d’une mission d’intérêt public comme la Poste, dont l’actionnaire unique est l’Etat, puisse envisager la disparition ou la diminution de la présence postale au sein de 16 villages de cette circonscription. Au moment où nos collectivités locales mettent tout en œuvre pour engager des politiques coûteuses de revitalisation des espaces ruraux, au moment où chaque femme ou homme politique n’a pas de mots assez passionnés pour saluer ces initiatives, le démantèlement de ces services publics ne me paraissent plus d’actualité à quelques mois d’un débat démocratique qui doit justement s’emparer impérativement de cette question. Je viens donc à ce sujet de solliciter un moratoire auprès de la direction départementale de la Poste. Et je souhaite, sur le terrain, mesurer concrètement les conséquences pour la population concernée, en particulier pour ceux dont la mobilité est un problème quotidien comme pour ceux qui ne bénéficient pas de véhicule ou bien encore les personnes âgées. Ce schéma doit être combattu à force d’arguments, de faits et de témoignages. Des solutions alternatives n’engageant pas les finances communales doivent être proposées par l’Etat comme, par exemple, la création de maisons « multi-services publics » où seraient associés La poste, EDF-GDF, la SNCF, …

Le second sujet est la crise viticole. Pas pour brosser dans le sens du poil je ne sais quel lobby viticole pour des raisons électoralistes ( en principe ma réserve de voix ne se situe pas là…) mais surtout car la viticulture pèse des dizaines de milliers d’emplois en Libournais, qu’il s’agissent des emplois directs du travail de la vigne ou des emplois induits très importants ici ( imprimerie, verrerie, cuverie, tonnellerie, caisserie, négoce, entreprises du btp, …). La crise viticole est un fait depuis 2001. Certaines causes sont parfaitement identifiées comme la surproduction par exemple. Certaines sont endogènes et doivent d’abord être appréhendées par les professionnels eux-mêmes ( agrément et qualité des produits, prix, appellation, marketing, communication, …). D’autres dépendent plus des pouvoirs publics. Par exemple, la politique prohibitionniste actuellement mise en place par ce gouvernement ne distingue pas le vin des autres alcools. Pire, la consommation d’alcools forts ne cesse d’augmenter quand celle du vin stagne ou recule. Je veux donc être un député qui réhabilite le vin et, surtout, la civilisation du vin. Je souhaite comprendre plus profondément les obstacles réglementaires ou législatifs qui brident l’économie viticole en dépassant enfin le faux prétexte de la loi Evin qui n’a jamais empêchée le vin de se vendre dans les années 90 comme certains aiment à laisser croire faussement. Je veux porter les intérêts de notre viticulture dans les négociations en cours, au niveau européen, dans le cadre de la réforme de l’organisation commune du marché ( l’OCM-vin). Voilà des ambitions qui ne peuvent se satisfaire de quelques causeries de salons superficielles.

Non, pour bien accomplir ces mandats, il faut y consacrer du temps. A partir de ce constat, bien que rien ne m’y obligeait, j’ai donc décidé de démissionner de mes fonctions de directeurs de cabinet de Gilbert Mitterrand. Celui-ci m’a demandé de poursuivre une collaboration restreinte avec lui et les élus de la ville de Libourne. Elle portera notamment sur le suivi de quelques politiques importantes engagées au sein de cette commune comme, en particulier, les politiques sociales, la démocratie participative, la sécurité ou les relations avec les autres institutions. Puisque chacun s’accorde à vouloir réhabiliter la notion du travail, alors j’émets le souhait que les élus, quelques soient leurs appartenances politiques, quelques soient leurs niveaux de responsabilités, puissent être exemplaires en privilégiant les travaux de fonds aux futiles gesticulations.

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson
Lundi 9 octobre 2006

Des femmes, des hommes et des enfants sont morts en France ces derniers mois du fait de leurs conditions de logements précaires en France. Mettant en avant la sécurité des familles vivant dans des squats, le ministre de l’intérieur a procédé à une vague d’expulsions musclées et médiatisées (mais il ne fait rien autrement…) sans jamais s’inquiéter des mesures de relogement qui devaient forcément les accompagner. A Cachan, il aura fallu plus d’un mois de lutte de la part d’un collectif d’associations, d’hommes et de femmes plus ou moins célèbres, de partis politiques et, surtout, une détermination sans faille, allant jusqu’au limite de leur vie, de quelques mal logés pour enfin aboutir à une solution de relogement. Ce n’est pas digne de notre pays ! Qui peut penser que la rue est un logement plus adapté qu’un taudis ? Ni l’un, ni l’autre ne doivent être tolérés et l’action d’un gouvernement ne peut se réduire à stigmatiser la pauvreté comme si elle était un crime.

Aujourd’hui, en France, nous comptons 3 millions de mal logés ( chiffre fondation abbé Pierre) et 86 000 S.D.F. ( chiffre Insee). Voilà la réalité de notre pays et lorsque une loi de la République impose aux communes de plus de 3500 habitants d’avoir sur leur territoire au moins 20% de logements sociaux, elle essaie de prendre en compte ce triste constat. Et quand, dans le même temps, certaines communes font un bras d’honneur à cette loi, elles caressent avec démagogie leur électorat mais elles font un bras d’honneur à l’un des droits de l’homme les plus basiques à savoir celui de pouvoir se loger avec dignité. A Neuilly, ville de N. Sarkozy, il y a moins de 3% de ces logements sociaux pourtant obligatoires…

Libourne n’est pas à l’abri de ces situations d’extrême pauvreté. Cette semaine, j’ai vu un autre homme, les jambes réellement gangrenées jusqu’à l’os qui, malgré ma médiation et celle du médecin de garde, a refusé la prise en charge sanitaire qui s’imposait pourtant par peur d’une société qu’il ne comprend pas. J’ai aussi reçu et écouté longuement ce jeune langonnais de 23 ans qui m’a expliqué son parcours de vie familiale l’ayant conduit à la clochardisation dès l’adolescence. Il m’a dit la brutalité des squats, ses souffrances physiques et morales, son envie de rompre avec cette existence sans avenir. Grâce à l’association Le Lien, grâce à la création d’un chantier d’insertion de la ville de Libourne, nous avons engagé enfin ce jeune sur un parcours de reconstruction où le futur devient une perspective moins sombre, où les projets sont autorisés. Car la réalité de la rue, c’est celle-ci. Ce n’est pas uniquement faire la manche, s’aviner et dormir par un choix de vie. Non, c’est une violence incroyable, ce sont des maladies chroniques destructrices et des souffrances morales considérables.

Si je conviens que nous ne devons pas accepter la présence de SDF aux portes de nos vitrines marchandes, c’est parce que j’attends de notre pays et de notre République non pas une politique qui travestit les plus vulnérables en boucs émissaires mais une politique qui permette de vivre dignement dans la France du 21ème siècle.

Le logement sera la grande cause nationale du prochain mandat législatif.

Il faudra construire 120 000 logements sociaux par an.

Il faudra pénaliser durement les communes qui ne respectent pas la loi.

Il faudra aider les collectivités locales à mieux maîtriser le prix des terrains à bâtir par la création d’agence foncière.

Il faudra redonner des moyens importants pour le logement d’urgence.

C’est incontestablement l’un des grands enjeux des débats démocratiques qui s’ouvrent.

Ce problème ne peut pas être uniquement abordé sous l’angle médiatique des dispositifs « grands froids » où, chaque hiver, nos ministres communiquent allègrement avec des propos compassionnels de circonstance. La misère ne s’arrête pas au printemps !

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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Jeudi soir, je voterai en faveur de Martine Aubry au niveau national, pour Ludovic Freygefond au plan girondin et... pour moi ( quand même!!) au secrétariat de la section libournaise.

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