Nous entrons dans une période de confinement familial et festif. C’est normal et j’entends bien entendu respecter cette « trêve des confiseurs » propice aux retissages des liens familiaux et amicaux tellement précieux dans une époque pleine d’incertitudes.
Et des incertitudes nos concitoyens en ont à en croire un sondage récent révélant que près d’un français sur deux se sent aujourd’hui menacé de devenir un sans-abris. C’est dire le climat d’insécurité économique et sociale qui règne dans notre pays.
Le réveil perfide de Nicolas Sarkozy qui affirme sans rire que sous deux ans, s’il était élu, il n’y aurait plus de SDF en France est un leurre grossier et infamant pour qui a en mémoire son action répressive pour cette population au cours des derniers mois.
Quand les « politiques » sortiront-ils enfin des slogans simplistes aux effets dévastateurs. Pasqua disait que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Nos concitoyens n’écoutent donc plus et ces promesses électorales spécieuses n’ont que deux effets : au moment du discours, un franc succès à l’applaudimètre devant une salle de supporters tout acquis à la cause de leur héraut quoi qu’il dise, et des railleries suivies d’un mépris durable du reste de la population.
Et pendant ce temps, J.M. Le Pen se tait puisque le travail de sape se fait sans qu’il n’ait besoin d’intervenir.
La question des « sans domicile fixe » n’est pas un sujet de circonstance hivernale, pour être dans le compassionnel et le politiquement correct des fêtes de fin d’année. C’est un miroir insupportable de ce que génère notre société et qui mérite une philosophie de l’action ancrée dans des choix politiques crédibles.
La gauche a commencé ce travail lorsqu’elle était au pouvoir en créant par exemple le Revenu Minimum d’Insertion puis la Couverture Maladie Universelle. Ce n’est certes pas suffisant mais ces dispositifs, toujours perfectibles, devaient permettre aux plus fragiles d’entres nous de sortir de la spirale de l’urgence. Il est aujourd’hui nécessaire de remettre ce chantier sur l’établi en offrant notamment des conditions d’hébergement pérennes, hiver comme été, en donnant aussi de réels moyens financiers aux structures chargées de gérer ces lieux, comme essaie de le faire ici l’association « Le Lien ».
Mais les SDF ne votent pas… Ils n’ont donc pas de rentabilité électorale personnelle.
Ce n’est pas une provocation, c’est un fait. Dans la bouche de Nicolas Sarkozy, l’annonce de zéro SDF ne signifie pas qu’ils n’existeront plus, cela veut simplement dire probablement qu’on ne les verra plus aux pieds de nos immeubles. Quel progrès !
La gauche doit assumer un autre discours, un chemin nettement plus difficile ; c’est celui de la réinsertion et du traitement social de ces personnes. Oui cela a un coût financier pour la société. Et oui, l’impôt national doit permettre le financement de ces dispositifs de solidarité qui honorent une civilisation moderne et humaine.
Après celle de quelques « patriotes » notoirement de droite comme Alain Delon, l’évasion fiscale de Johnny Hallyday vers la Suisse, comprise voire encouragée par le candidat de l’UMP, est particulièrement indigne au moment où ce débat s’amorce. En ce qui concerne l’ex-idole des jeunes, cela en serait même risible si son initiative ne reflétait pas un mouvement profond d’individualisme primaire. Choisir de partir hors de France alors que la Droite qu’il soutient gouverne ce pays depuis plus de 5 ans, c’est quand même un pied de nez à ce Gouvernement .
Mais ce départ remet aussi au cœur de la campagne le thème de l’impôt et de son utilité. Il est peut être impopulaire, mais c’est un débat à assumer car en dépend la nature même de notre civilisation. Sans oublier que la Gauche a toujours fait en sorte que l’impôt soit un outil contrôlé c’est-à-dire sans dérive fiscale susceptible de freiner le pouvoir d’achat des classes modestes et moyennes, et un moyen de péréquation, c’est-à-dire que la taxation des revenus soit progressivement proportionnelle à la richesse du citoyen imposable.
C’est l’esprit de l’I.S.F par exemple.
C’est une valeur qui doit s’assumer tranquillement et sûrement pas inquiéter la grande majorité des français. Sauf à croire qu’une majorité d’entres eux espère devenir archi-millionnaires dans les prochains mois, ce que je leur souhaite.
Malheureusement le sondage auquel je faisais référence au début de ce billet modère largement cette espérance optimiste.
Début en fanfare de cette campagne, vendredi dernier à Pomerol, devant près de 500 personnes.
Je vous livre ci-après la teneur de mon intervention accompagnée de quelques photos...

" Mes chers Amis, mes chers camarades,
Vous me permettrez de débuter ces propos en vous disant l’émotion qui est la mienne en ce moment si particulier, un moment joyeux et en même temps un moment grave, celui de ce début de campagne, ici devant vous si nombreux,-nous sommes plus de 450 ce soir !- pour ce qui est finalement ma première grande intervention en tant que candidat, c’est-à-dire être celui qui, accompagné de Robert Provain, aura cette infinie responsabilité de porter notre camp vers la victoire sur cette 10ème circonscription de la Gironde. Je veux bien entendu saluer tous ceux qui m’entourent ce soir et qui par leur présence encouragent ce combat, Vous tous d’abord et vous me permettrez de mesurer la force que nous représentons ensemble et qu’il nous appartient de faire grandir, Je veux aussi commencer par remercier très chaleureusement les bénévoles qui ont permis l’organisation de cette soirée et qui se sont notamment mobilisés pour servir ce pot au feu, Mais aussi, Jean –Luc Barbeyron, Maire de cette prestigieuse commune qui a accepté d’afficher sa préférence ce soir, lui qui n’est pas militant socialiste mais qui, je le sais partage nos convictions et nos ambitions. Débuter cette campagne ici à Pomerol, c’est aussi une façon d’affirmer que les socialistes peuvent et doivent parler partout et à tous nos concitoyens ; c’est assumer un discours et des propositions en faveur de la viticulture, c’est à dire notamment à l’attention de tous ceux qui vivent directement ou indirectement de l’économie viti-vinicole et, si parmi eux il y a quelques centaines de riches chatelains, il y a surtout des milliers et des milliers d’emplois de travailleurs et d’ouvriers aujourd’hui précarisés dans leurs revenus, et je ne souhaite pas abandonner ce thème à nos concurrents de droite et j’y reviendrais.
Je veux aussi saluer avec beaucoup de reconnaissance et d’affection celui qui m’a fait découvrir ce territoire à travers ses charmes et ses faiblesses, celui qui m’a tant appris en 10 années de collaboration à l’Assemblée Nationale puis à la Mairie de Libourne, celui qui est resté fidèle au territoire Libournais depuis près de 30 ans alors que bien d’autres circonscriptions plus faciles s’offrait à lui, celui qui a gagné tous ses combats sur la Droite, aux législatives d’abord, aux municipales ensuite pour nous ouvrir les portes de la Ville de Libourne depuis 3 mandats et bientôt 4,celui a qui je dois beaucoup et notamment d’être à la place qui est la mienne ce soir, celui qui a fait preuve de courage, d’abnégation et de modernité en cédant la place qui lui revenait le plus naturellement du monde, celui enfin qui demeure le phare des socialistes ici dans le Libournais, c’est, vous l’aurez reconnu, Gilbert Mitterrand.

J’ai adhéré au Parti Socialiste à un moment où tout était improbable, où seules quelques dizaines de députés de gauche siégeaient encore à l’Assemblée. C’était en 1993. Lui était déjà 1er Secrétaire fédéral. Depuis nous avons appris à bien nous connaître et à nous apprécier. Il m’a appelé à ses côtés dans son équipe du secrétariat fédéral lors du congrès de Dijon, il est un socialiste aux convictions pures et je lui souhaite, dans les mois qui viennent de prendre des responsabilités électives nouvelles à la pleine mesure de ses compétences – et elles sont immenses-. J’aime en outre la corsitude de son tempérament. C’est, vous l’aurez deviné, Alain Anziani que je voulais accueillir par ces mots.
Enfin, il y a celui qui est à l’origine de tout, celui qui m’a initié aux travaux et à la réflexion politique alors qu’il commençait véritablement sa propre carrière politique. Il s’agissait d’un combat proprement héroïque, celui de porter les couleurs socialistes aux cantonales de Bordeaux-centre en 1994 d’abord contre Hugues Martin puis aux municipales de 1995 contre celui qui n’était autre que le 1er Ministre en place, Alain Juppé. Ce même Alain Juppé que nous avons fait vacillé aux législatives de 1997 jusqu’à croire, tard dans la soirée électorale à notre possible victoire. Notre amitié est trempée dans la sueur et l’exaltation de ces campagnes. Depuis, il est devenu Député Européen, vice-Pdt du Conseil Général et bientôt Maire de Talence. Il n’est autre que l’un des Porte-Parole de Ségolène Royal, c’est Gilles Savary que je salue avec beaucoup de complicité.

Chers Amis, Chers Camarades,
Je le disais au début de ce propos, ce moment est joyeux et ce moment est grave. Car je crois, qu’après le 21 avril, après 12 années de présidence de J. Chirac qui ont lourdement fragilisée la fonction présidentielle, l’heure est venue d’écrire avec Ségolène Royal, et avec les forces de gauche, une belle et nouvelle page de l’histoire de France. Il ne s’agit pas de nous-mêmes, de nos destins ou de nos personnes, mais il s’agit bien de la France elle même, de cette France appauvrie, de cette France affaiblie dont nous sommes aujourd’hui les témoins et dont nous portons pour demain l’espoir. Aujourd’hui 7 millions de pauvres vivent dans notre pays avec moins de 800 euros par mois et plus d’un français sur 4 est touché par des phénomènes de pauvreté. C’est déjà un constat dramatique et inacceptable en soi. Mais celui-ci est amplifié et devient particulièrement cynique quand, en regard à ce bilan, on mesure que dans le même temps les 10% des français les plus aisés se sont considérablement enrichis pour détenir à présent plus de la moitié du patrimoine de ce pays.Nous devrons donc re-écrire les fondamentaux de notre société et corriger avec force cette dérive inégalitaire. C’est le sens fondamental du projet socialiste que nous portons collectivement et c’est la force de l’espoir qui repose sur Ségolène d’abord, sur les candidats de gauche aux élections législatives ensuite. Nous devrons répondre à l’urgence qui porte sur le chômage, le pouvoir d’achat, le logement, la jeunesse qui doit avoir enfin le droit d’espérer en son avenir.
Nous devrons aussi redonner des perspectives à la France en investissant massivement dans l’éducation, dans la recherche ou dans l’environnement. Nous devrons relancer l’Europe en lui redonnant son sens originel, en redéfinissant son projet et en affirmant ses frontières. Un mot sur ce sujet qui a pu nous diviser un temps sur les méthodes à employer mais certainement pas sur les objectifs à atteindre :
L’organisation du marché et la monnaie européenne ne doivent pas être l’aboutissement de l’aventure européenne. Ce sont certes des outils indispensables mais ils ont, aujourd’hui, montré leurs limites face à une mondialisation d’obédience trop libérale. Nous le vivons, ici dans le Libournais, avec le projet de délocalisation de la production d’Arena. La chasse aux profits pour rentabiliser des fonds de pensions italiens, la surenchère qui s’effectue sur le dos des ouvriers pour produire toujours moins cher-et forcément qu’il y aura toujours des femmes des hommes ou des enfants susceptibles de travailler 15h par jour, sans protection sociale, sans aucune garantie sanitaire, pour gagner quelques modestes dollars- cette dérive immorale ne doit pas faire l’objet de notre compréhension, encore moins de notre accompagnement, elle doit être combattu en proposant un modèle de développement plus respectueux de la nature humaine et plus respectueux de notre environnement. Et ce combat doit passer par un projet européen plus protecteur et donc plus ambitieux, un projet porteur de grandes perspectives fédératricess propres à raviver une flamme européenne menacée par le souffle des nationalismes.
Voilà mes chers amis quelques-uns des défis qui nous attendent. Ils sont considérables, ils suscitent beaucoup d’espoir et devront donc être abordés avec beaucoup d’exigence si nous revenons au pouvoir . Je dis « Si » car rien n’est certain et tout dépend de cette campagne. Au moins autant qu’en 1981, la France est à la croisée des chemins.
Le choix des français conduira notre nation vers l’une ou l’autre des grandes orientations politiques : Qu’elles sont-elles ?
- remettre l’homme au cœur du projet politique et lutter pied à pied contre toutes les formes d’inégalité- ça, c’est nous-
- ou fuir devant cette responsabilité et se contenter d’accompagner la marche d’un monde libéral où le faible sera toujours plus faible et le fort toujours plus fort – ça, c’est le camp de nos adversaires !

Voilà le choix résumé mais bien réel qui se présente aux Français. C’est en ce sens que le devoir de victoire, notre devoir de victoire est impérieux et ne doit faire l’objet d’aucun état d’âme. Ségolène incarne aujourd’hui le visage de cet espoir. Elle doit savoir que le Parti Socialiste, au sortir d’un débat sérieux et démocratique, sera entièrement mobilisé derrière elle. Et au-delà des militants du PS, elle doit pouvoir compter sur une vague qui se lève dans le peuple de Gauche et qu’il nous appartient de faire vivre et d’amplifier.
Face à nous, nous aurons un ennemi, le Front National, et deux adversaires, la Droite et l’abstention. A propos de l’abstention, je veux encourager la campagne menée actuellement par le MJS pour inciter les jeunes à s’inscrire massivement sur les listes électorales avant la fin de l’année et j’en profite pour saluer chaleureusement Etienne Valois, le coordinateur du MJS girondin présent ce soir parmi nous. Le Front National, C’est le repli sur soi, la xénophobie et l’obscurantisme. Malgré cela, c’est un danger toujours présent, plus que jamais présent même, et il faudra démasquer cette imposture, évoquer le risque toujours possible d’un nouveau 21 avril et conjurer la menace qui pourrait être la tentation de ceux qui n’ont rien et qui, se désespérant de tout, choisissent cet extrême pour adresser un message aux gouvernants. Non, à ceux-là, souvent des classes modestes et populaires, il faut les convaincre que le seul message qui vaille, le seul message d’espoir, pour eux et pour la France, c’est qu’il faut battre la droite et donner à la gauche les moyens d’agir.
Car la droite, elle, va spéculer sur les peurs, fera comme si elle n’avait jamais gouverné, comme si elle n’était comptable et redevable de rien. Nicolas sarkozy à Paris, Jean-Paul Garraud, ici, enfin ici, plutôt quelque part vers là, vers le refuge de St Emilion si vous préférez - et même là-bas il n’est plus le bienvenu si j’en crois l’actuel Maire de St Emilion-, eh bien, Nicolas Sarkozy et son sbire local sont faits du même bois, et c’est aussi le bois de l’imposture. C’est cette Droite qui n’assume pas son bilan, celle qui a soutenu et voté, à Paris, au Parlement, toutes ces lois destructrices de notre cohésion sociale et qui, revenu en Province se désolidarise en expliquant qu’elle n’y est pour rien. Oui, il sera temps, durant la campagne des législatives, de rappeler objectivement le bilan caricatural de notre Député. Adepte des coups de menton et des polémiques stériles, nous mettrons en exergue ses combats rétrogrades qui ont fait sa réputation bien au-delà de nos contrées.
De son amendement risquant pénaliser l’avortement, de son soutien ridicule à une proposition de loi signifiant le danger que représente soit disant l’homosexualité pour l’humanité ( aux côtés de son triste complice Christian Vaneste qui je l’espère va être condamné définitivement pour ses propos homophobes), jusqu’à ce rapport sur la grande criminalité – comme si le Libournais était particulièrement identifié en la matière-, rapport critiqué et dénoncé par la Ligue des Droits de l’Homme, oui, nous reparlerons de tout cela. De la même manière, nous dirons la vacuité de son action en faveur des vraies difficultés rencontrées en Libournais, des plans sociaux à répétition, de la crise viticole, de la fermeture des services publics en milieu rural, des bureaux de poste en particulier- et ici, à Pomerol, mon Cher Jean-Luc, tu en sais quelque chose-,
et même en matière de lutte contre l’insécurité l’absence de résultat est flagrante puisque jamais le commissariat de Libourne n’a eu moins d’effectifs qu’aujourd’hui.
Voilà la triste réalité du bilan de Jean Paul Garraud.
Mais dénoncer le bilan, même si il sonne désespérant creux, ne suffira pas. Nous devrons offrir une alternative crédible et nous le ferons ensemble, adossée au projet socialiste, et alimentée par les spécificités libournaises. Oui, je parlerai viticulture durant cette campagne car c’est une identité incontestable de ce territoire et que nous devons en être fiers. Ce sont des milliers d’emplois d’ouvriers agricoles, d’employés ou d’ouvriers dans les industries viti-vinicoles comme les imprimeries, les caisseries, les verreries ( je pense à BSN à Vayres), les cuveries, les tonnelleries, le BTP et que sais-je encore. C’est à eux que nous nous adresserons en premier lieu.
Sur la viticulture, beaucoup de promesses ont été faite par la Droite, par tropisme clientéliste bien souvent, et le résultat on le mesure, est désastreux. Bien entendu, tout ne dépend pas de l’Etat et il faudra que les syndicats viticoles et autres CIVB sortent de leurs superbe et de leurs prétentions d’un autre âge en modernisant largement leur discours, pour défendre avec plus d’efficacité ce beau patrimoine français. Mais l’Etat peut aussi faire beaucoup, ne serait-ce qu’en réhabilitant ce que j’appelle « la civilisation du vin », en refusant d’amalgamer vin et alcool dans une réprobation générale trop facile. En France, y compris depuis la Loi Evin, le constat est qu’on consomme toujours plus d’alcool fort et toujours moins de vin, preuve s’il en est que cette loi n’est pas responsable des maux de la viticulture française. Oh, il ne s’agit pas d’éduquer nos enfants à boire du vin dès la maternelle ou l’école primaire pour reprendre la proposition de 2 parlementaires UMP. Si l’on veut tuer toute réflexion sur ce sujet, il faut s’y prendre ainsi. Par contre, Oui je suis favorable à des options œnologie pour les bacs généralistes, au même titre qu’elles existent pour les arts plastiques, la danse ou le sport. Déjà, dans nos lycées viticoles – comme celui de Libourne/Montagne- les lycéens apprennent à découvrir la consommation raisonnable du vin et la civilisation qui l’entoure. Ce n’est pas pour autant, que je sache, que l’on forme des bataillons d’alcooliques…
Voilà une piste, et il y en a bien d’autres, que nous préciserons.
Oui, nous parlerons aussi de l’aménagement du territoire, des infrastructures nécessaires pour poursuivre le désenclavement de ce Nord-Est Aquitain, nous parlerons de la santé, de l’emploi et de l’insertion, de la préservation des ressources naturelles, de nos rivières, nous écouterons notre jeunesse, nous dénoncerons la duplicité de la Droite sur le thème du logement, nous aborderons les réformes nécessaires pour une meilleure respiration de notre démocratie.

Bref, nous balaierons l’ensemble des sujets auxquels nous seront confrontés si nous revenons aux responsabilités mais nous ne le ferons pas à coup de slogans, barricadés dans nos certitudes, non, nous bâtirons notre campagne à partir d’un dialogue, un dialogue avec nos électeurs et avec le Libournais.
N’ayons pas peur de cela ! La politique, ce mot galvaudé et pourtant si noble, doit partir de la réalité de la vie de ceux que nous représentons. C’est probablement cela le souffle nouveau de cette campagne et c’est dans cette respiration démocratique que j’entends m’inscrire. C’est aussi au travers des nouveaux outils de communication tel qu’Internet que nous battrons la campagne.
La promotion du blog « philippebuisson.net » est un élément non négligeable de ce début de campagne et il est primordial d’amplifier sa notoriété bien qu’il compte déjà plus d’un millier de lecteurs hebdomadaires.
Mes Chers Amis, mes chers camarades, je veux conclure en vous donnant envie, envie de prendre part à cette belle aventure collective qui est la reconquête du pouvoir. Non pas le pouvoir pour le pouvoir, mais le pouvoir pour changer la donne, pour modifier substantiellement les rapports de force.
Le rassemblement de la Gauche est l’une des conditions incontournables de la victoire. Je connais les réflexes séculaires ou identitaires d’une partie de la Gauche qui pense que l’essentiel, voire même l’utilité d’un combat, se situe dans la différence. Je ne le crois pas même si j’écoute ses aspirations.
Je suis partisans d’une efficacité éprouvée par François Mitterrand d’un large rassemblement des forces de Gauche. Et je salue l’accord qui s’est effectué d’abord avec les Radicaux de Gauche- Jacques Soppelsa qui, je l’espère, portera nos couleurs à St Emilion m’a déjà témoigné de son soutien et s’il n’est pas là ce soir c’est qu’il vient d’accepter un poste éminent de diplomate chargé de la réforme de l’ONU-, accord ratifié aussi le week-end dernier avec le MRC de JP Chevênement et je salue là nos camarades issus de ce mouvement et déjà présents ici ce soir.
Je veux croire que ce mouvement de rassemblement de toute la Gauche, de celles et ceux qui veulent avec nous, et dans le respect de nos différences, agir, réformer et transformer notre société, je veux croire que ce rassemblement s’amplifiera encore. C’est à ce prix que nous créerons une dynamique de victoire et, si nous devons retenir une leçon de l’histoire, c’est dès le 1er tour que cette dynamique doit s’opérer.
Je parle ici des élections présidentielles car elles donneront inéluctablement le mouvement des élections législatives qui suivront. C’est un package et chacun doit mesurer que ces scrutins sont intimement liés dans leur destin.
Conscients de ces devoirs, nous abordons ces échéances avec beaucoup d’énergie et d’espoir. Mesurons le chemin à accomplir jusqu’à la victoire et donnons-nous toutes les chances de réussir cette belle aventure humaine et politique. Soyons digne du socialisme, soyons digne de ce combat pour la justice, pour l’égalité, pour la liberté. Nous avons l’ambition de servir la France et j’ai l’ambition, avec Robert Provain et avec vous tous, d’accomplir ce devoir, celui de tracer la route du Libournais vers la victoire! "



