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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /Nov /2008 17:31
Mes cher-es camarades,

Nous avons un devoir historique : assumer à Reims des choix courageux pour les Françaises et les Français, et en particulier ceux qui ont le plus besoin de nous.

En effet, notre congrès se déroule dans le contexte d’une crise sans précédent, profonde, dont les conséquences sociales sont et seront extrêmement dures.

Notre responsabilité est donc immense. Nos concitoyens ont besoin de notre parti comme d’un instrument capable de s’opposer avec combativité et de représenter une alternative crédible. Capable aussi de leur offrir des repères constants dans une période où dominent le doute et la confusion idéologique.

C’est dire que les postures tactiques et les logiques individualistes ne peuvent pas répondre à de tels objectifs. Seul, un rassemblement qu’il revient à chacun de mettre en œuvre avec sincérité, donnerait à notre parti la force et la cohérence indispensables. Avec gravité, détermination, mais désintéressement, je suis donc résolu à contribuer à un tel processus, sur la base d’une ligne politique claire et responsable.

Pour nous, l’efficacité de gauche, c’est le socialisme démocratique, le choix de la croissance écologique au service de l’emploi, et une vraie ambition européenne. Oui, nous avons besoin d’un projet de gauche pour l’Europe et nous ne pourrons le réaliser qu’avec toutes les forces progressistes, dont nos amis sociaux-démocrates. Refuser cette dynamique, ce serait renoncer à trouver un débouché politique à la crise sociale, économique et financière mondiale.

Nous n’atteindrons ces buts que si nous clarifions d’abord notre conception même du Parti socialiste. La crise identitaire du PS appelle des réponses nettes, là où nos dernières campagnes nationales ont surtout révélé des fluctuations qui n’ont pas échappé aux Français.

Nous voulons un parti de militants, où chacun ait sa place, où la liberté de parole ne porte jamais atteinte à son unité, où partout, l’exigence éthique s’applique à notre démocratie interne, où soit réaffirmé le principe de cotisations progressives.

Nous voulons ouvrir notre parti à toutes les forces vives, syndicales, associatives, internationales, pour qu’il redevienne un lieu privilégié d’échange et de débat.

Et sur la question majeure des alliances, nous n’avons pas le droit d’être ambigus : on ne peut porter un projet de gauche qu’avec les formations politiques qui se reconnaissent durablement dans les valeurs de la gauche. Cela s’est vérifié hier. Et s’avère plus que jamais valable, pour aujourd’hui et pour demain.

Notre responsabilité collective et individuelle est engagée, dédiée aux attentes et même aux souffrances des Français.

A Reims, les socialistes n’ont pas rendez-vous seulement avec eux-mêmes : l’enjeu est plus large puisqu’il s’agit de donner à la France la force de croire au changement pour le mettre en œuvre le moment venu. Soyons conscients de ce défi. Soyons-en dignes.

Fidèlement à vous,
Bertrand DELANOË

Publié dans : Politique
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 15:53

Cher-e-s camarades,

A quelques jours d’un vote décisif pour l’avenir de notre Parti, je souhaite m’adresser directement à vous.

Les socialistes sont à la croisée des chemins. Pour la première fois depuis Epinay, ils sont invités à arrêter un choix portant à la fois sur une orientation politique, une stratégie d’alliances, une équipe, et un animateur. C’est dès le jeudi 6 novembre que cette décision prendra toute sa dimension, et, comme militant, je vous demande avant tout de venir voter, de ne pas laisser s’écrire sans vous ce moment de notre destin collectif. Et votre choix devra être respecté: aucune combinaison d’appareil ne devra détourner l’expression souveraine des militants.

J’ai décidé, après y avoir longtemps réfléchi, d’être candidat à la fonction de premier secrétaire et à ce titre, premier signataire de la motion A.

Avec tous les camarades qui ont participé à cette démarche, nous avons voulu vous soumettre une orientation dont l’esprit tient en un mot: clarté.

Clarté sur la méthode: nous vous proposons une ligne cohérente, une équipe rassemblée, et un chef d’équipe identifié.

Clarté sur les objectifs: nous sommes, de façon assumée, réformistes, européens, écologistes, et nous faisons de la politique au nom de l’efficacité de gauche, pour la justice sociale.

Clarté enfin sur la conception du PS: nous voulons un Parti où chacun ait sa place, où les instances soient strictement paritaires, où les différences ne soient pas des divergences, et où personne ne puisse jamais ignorer le vote des militants.

Au moment où la crise financière mondiale, s’ajoutant aux effets de la politique brutale du gouvernement, atteint déjà les plus fragiles, et où la désespérance sociale frappe si durement notre pays, le devoir des socialistes est de s’opposer sans concession, et de proposer une autre voie à la France, celle du courage et de la responsabilité. Nous avons choisi, à travers la motion A, de le faire dans la fidélité à ce que nous sommes ensemble, parce que le socialisme ne commence pas avec nous et parce que la démagogie ne peut être une solution pour l’avenir. Nous mettons notre énergie au service d’un renouvellement des idées et des méthodes, pour que les Françaises et les Français se remettent à croire en la force de la gauche. Et pour aller, ensemble, vers la victoire.

Cela dépend de chacun de nous.

Vous pouvez compter sur ma détermination et mon enthousiasme pour construire la gauche efficace et généreuse du XXIème siècle.

Fraternellement,

Bertrand Delanoë


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