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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Politique

Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 18:13

Il est légitime et nécessaire de lutter contre l’immigration clandestine. Mais les efforts de l’Etat doivent être ciblés pour s’attaquer d’abord et avant tout aux vrais responsables que sont les passeurs, les vendeurs de sommeil, les réseaux de prostitution ou de mendicité, les employeurs clandestins ( la période des vendanges est par exemple particulièrement propice pour ces derniers…) qui prospèrent trop souvent impunément. S’en prendre, comme c’est le cas actuellement, uniquement à leurs victimes est une politique qui vise à satisfaire une certaine clientèle avide de résultats chiffrés en matière de reconduites à la frontière, sans autres considération ni sur le fond du problème ni sur les moyens usités pour parvenir à ces expulsions.

Dans une circulaire du 13 juin dernier, Nicolas Sarkozy donnait deux mois aux familles des enfants scolarisés en France mais dont un membre est en situation irrégulière pour déposer en préfecture un dossier de régularisation. Les services de l’Etat ont été submergés de requêtes, le Ministre confirmant lui-même cette semaine le chiffre de 30 000 demandes. Cédant à la panique lui faisant craindre de perdre son capital sympathie auprès du Front National, N. Sarkozy a fixé à 6000 le nombre de régularisations acceptables et ce quelque soit le nombre de demandes formulées. Drôle d’Etat de droit où notre gouvernement ose sans pudeur demander à ses préfets d’étudier des dossiers non pas au vu de chaque situation individuelle mais plutôt à travers le respect d’un quota arbitrairement fixé, flouant aux pieds le principe même de l’égalité républicaine.

J’ai une pensée affective pour ce haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris qui, au début de l’été, avait fait sortir de ses gonds le Ministre de l’Intérieur car il avait pronostiqué la régularisation de plusieurs milliers de familles. «  Ceux qui disent cela ne savent pas de quoi ils parlent » avait aboyé Sarkozy sur toutes les ondes. Ah bon… Sauf que ce fonctionnaire avait raison et que le Ministre avait tord, encore tord.

Aujourd’hui les associations présentes aux côtés de ces enfants et de ces parents avancent des chiffres allant jusqu’à 40 000 dossiers de demandes de régularisation. Et encore, probablement toutes n’ont pas pu respecter le délai fixé au 13 août tant les préfectures furent dépassées par l’ampleur des dossiers à instruire. En lieu et place d’une étude au cas par cas, le ministre substitue donc une barrière purement comptable en fixant le chiffre de 6000 régularisations quoi qu’il arrive, sans autre explication sur ce chiffre d’ailleurs. Au nom d’ambitions présidentielles, pour un costume qui semble de plus en plus trop grand pour lui, il sacrifie alors le respect des droits et la dignité de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants. Avoir comme projet d’expulser des dizaines de milliers d’enfants dont la plupart sont scolarisés en France, parlent notre langue, ont construit leur environnement dans notre pays, c’est prendre la responsabilité d’engendrer de graves drames humains d’autant plus insupportables qu’ils ne règleront en rien le problème de fond lié à l’immigration en France.

C’est pour ces raisons que je soutiens depuis le début du mois de juin les actions de Réseau Education sans Frontières ( RESF ) et que je vous invite à vous mobiliser, notamment à l’occasion de la rentrée scolaire, contre cette « chasse aux enfants » programmée. Il ne s’agit pas de jouer sur une quelconque corde sensible pour faire pleurer opportunément la veuve et l’orphelin. Non, il s’agit du combat d’une certaine ambition pour l’humanité.

Bien des pays européens comme l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne montrent qu’une autre politique est possible en matière d’immigration. Entre le laxisme d’un côté et la démagogie teintée de xénophobie de l’autre, il y a la place pour une politique responsable qui prenne en compte les enjeux démographiques, économiques et humanitaires, qui mette en place les conditions d’un flux migratoire maîtrisé par une aide au développement renforcé.

La démagogie dont fait preuve Nicolas Sárközy de Nagy-Bócsa ( nom entier de N. Sarkozy, lui même fils d’un aristocrate hongrois contraint à l’exil en 1944 vers l’Autriche puis l’ Allemagne, et s’installant en France en 1948… ce qui n’est en rien une tare a priori) n’est pas un discours de raison, c’est un procédé indigne et dangereux. Quelle que soit la dureté des lois de la République, personne ne peut accepter que ces enfants soient victimes de la précipitation actuelle et de l’improvisation estivale d’un ministre en perte de sang-froid. 

Pour plus d’informations, rendez vous sur le site  www.educationsansfrontieres.org 

 

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Lundi 3 juillet 2006 1 03 /07 /Juil /2006 09:00

Les cartes s’abaissent de part et d’autre dans le jeu du candidathon. A l’instar d’une course de demi-fond à l’approche du tintement de la cloche signifiant le dernier tour de piste avant l’arrivée, la semaine fut propice en coup de coudes et autres crocs en jambes de repositionnement dans la stratégique procédure de désignation pour les présidentielles. Jospin explique la subtile nuance sémantique qui existe entre le mot « retrait » et celui de « retraite » en s’inquiétant de ne pas voir se dégonfler la  bulle médiatique et affective en faveur de Ségolène, DSK s’agace de s’être fait voler la vedette par son ex-mentor, Villepin annonce son retrait et son soutien conditionnel à Sarkozy qui n’en demandait pas tant, Besancenot douche froidement ceux qui espéraient un candidat unitaire à l’extrême-gauche considérant naïvement que ces partis étaient dénués d’ambitions personnelles, Chirac fait mine de ne pas être hors course en préservant au moins un pouvoir de nuisance au sein de son propre camp, Le Pen tacle méchamment Sarkozy pour tenter de sauvegarder son pré-carré électoral, et … les verts vont revoter….

Durant ce temps, je vous l’ai déjà dit, je demeure invariablement et sereinement fidèle à Laurent Fabius, non pas par fabusiomania irraisonnée mais, sans céder à l’appel des girouettes  tournant au grès des vents des sondages, uniquement parce qu’il m’apparaît être l’un de ceux à avoir incontestablement la capacité à remplir la fonction présidentielle. Elle s’ancre dans un amalgame d’idées et de tempérament alliant une vision pour la France, une résistance incroyable à l’épreuve et une volonté quasi-mitterrandienne à accéder à cette présidence suprême. Et donc, au moins pour ces raisons, en dépit des sondages qui, selon son propre mot, ne sont pas des suffrages, je reste un soutien actif et tranquille à sa candidature.

S’il gagne cette désignation, j’en serai plus que satisfait, mais s’il la perd, sans fausse note je soutiendrai avec la même énergie notre candidat socialiste, même si je rajoute un espoir intime, celui qu’il s’agisse également d’un(e) candidat(e) incarnant un renouveau, moderne, ancré dans l’action, ancré dans son temps.

Quoi qu’il en soit, il est incontestable que Laurent est précieux au débat politique en général, au débat socialiste en particulier. Pour ceux qui en douterait pour d’obscures aversions, le programme socialiste s’est largement inspiré de ses propositions ce qui me semble être une reconnaissance naturelle de la qualité de sa pensée : relance du pouvoir d’achat par l’augmentation du Smic à au moins 1500 euros, respect de construction de 20% de logements sociaux, répartition des médecins sur l’ensemble du territoire, renationalisation d’EDF, etc…

Laurent Fabius sera à Libourne, ce lundi 3 juillet. Nous visiterons ensemble, avec Gilbert Mitterrand, le centre d’hébergement d’urgence géré par l’association « le lien » et nous rencontrerons son conseil d’administration afin de cerner les difficultés financières grandissantes de ces structures. Il est proprement scandaleux que la question de l’hébergement des démunis soit largement gérée par l’Etat à travers uniquement un plan média, comme ceux qui accompagnent la mise en place des dispositifs grands froids par exemple, alors que dans le même temps les budgets annuels destinés au logement d’urgence stagnent ou diminuent. Ainsi, Le Lien est en capacité d’héberger des familles en période hivernale mais rencontre de grosses difficultés financières dès fin mars, comme si la pauvreté s’arrêtait au printemps. C’est au travers de ces rencontres de terrain qu’un projet présidentiel et législatif se bâtit, confronté aux réels problèmes du pays. Le logement sera sans conteste l’un des enjeux primordiaux de cette échéance. J’en ferai pour ma part l’un de mes thèmes de campagne pour dire et redire que le logement doit être un droit pour chacun. J’assumerai cette ligne de clivage avec ceux qui jugent infréquentables nos concitoyens indigents, ceux qui n’ont comme seule intention que de cacher cette misère qu’ils ne sauraient tolérer à leurs portes. Devant celles des autres, à la rigueur, ils veulent bien.

Travailler, rencontrer pour comprendre. C’est cette ambition qui a motivé l’organisation de cette visite avec Laurent Fabius. Ce n’est pas un temps de campagne électorale, c’est un moment d’immersion au cœur des faiblesses de notre société. Combler la fracture sociale n’était que le slogan de campagne de J. Chirac; il appartient aujourd’hui à la gauche de proposer un projet crédible à la hauteur de cet objectif.

 

L. Fabius, G. Mitterrand et moi-même lors de notre visite du

centre d'hébergement du Lien, le 3 juillet 2006

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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