Jeudi 31 juillet 2008
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En plein conseil municipal, le 26 juin dernier, un texto arrivait triomphal sur le portable de Jean Paul Garraud. Il émanait soit
disant de la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot Marie, et affirmait que la Ville de Libourne serait classée en territoire de catastrophe naturelle suite aux inondations de fin avril. Les
libournais sinistrés pouvaient être rassurés, cette déclaration allait permettre aux assureurs de débloquer les sommes nécessaires aux réparations des habitations.
Face à ce SMS salvateur, je prenais alors la parole pour me réjouir bien sûr mais aussi pour tempérer éventuellement l’annonce du
député sachant que seule une commission interministérielle programmée le 17 juillet était habilitée à déclarer un territoire en zone de catastrophe naturelle. J’émettais avec d’autres le souhait
que cette annonce ne soit pas prématurée et qu’elle ne soit pas une simple déclaration à l’emporte pièce. La détresse des sinistrés mérite des affirmations sincères et viables et pas des
spéculations dont le seul fondement serait de soigner son image électorale.
En effet, les services de l’Etat, bien que nous aillant confirmé que le dossier remis par la Ville était arrivé complet et à temps en
préfecture, nous avaient fait part de leur scepticisme car certains de leurs services n’avaient pas encore rendu les avis indispensables à l’instruction par la commission.
Le 17 juillet est donc passé, la commission interministérielle s’est réunit, et elle n’a pas abordé le dossier
Libournais !
Certes, ce contretemps ne remet pas en cause la reconnaissance de catastrophe naturelle de notre territoire. Mais cette dernière aura
lieu au mieux en septembre ce qui retarde d’autant la capacité de nos concitoyens sinistrés de faire effectuer les travaux de réparation dans leur maison.
Nous aurions pu espérer, au moins sur ce dossier, qu’il échappe aux tentatives de gloriole personnelle du Député. C’est encore
loupé…
Publié dans : Philippe Buisson
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Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, Jean-Louis Carrère, premier vice-président chargé des Transports, des
Infrastructures et de l'Intermodalité, et Philippe Buisson, Conseiller régional délégué aux dessertes Ter s'inquiètent des menaces qui pèsent sur la desserte
future de la gare de Libourne.
En effet, le schéma de dessertes en cours d'élaboration à la demande du Ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du
territoire, dans le cadre de la réalisation de la LGV Bordeaux - Tours, concerne à ce jour Châtellerault, le Futuroscope, Poitiers et Angoulême, et ne fait pas mention de Libourne. Cette
exclusion de Libourne semble par ailleurs confirmer la décision de la SNCF, annoncée de manière informelle en début d'année, de déclasser 8 des 12 gares Grandes Lignes d'Aquitaine, pour les
transférer au périmètre Ter Aquitaine. Au-delà des conséquences en terme de répartition du financement de la modernisation et de l'accessibilité, cette décision ferait courir un grave danger à la
desserte TGV de Libourne. La SNCF semble, de manière tout aussi informelle, revenir sur cette orientation.
Le Conseil régional d’Aquitaine souhaite que Libourne poursuive son rôle de porte d'entrée du TGV pour tout le nord de l'Aquitaine. Il demande au Ministre et à la
SNCF de tenir compte des enjeux d'aménagement du territoire que représente la LGV pour les collectivités qui participent largement au financement de cette infrastructure. C'est pourquoi Alain
Rousset demande des garanties sur l'avenir de la desserte TGV de Libourne.
La lettre dans son intégralité :
« Monsieur le Ministre,
La réalisation de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux représente pour l'Aquitaine un enjeu capital en terme de développement, d'attractivité et de
raccordement aux grands flux de transport européen. Ce projet doit bénéficier à tous les territoires aquitains dont les collectivités sont mobilisées, aux cotés de la Région, pour le soutenir et
le financer. À cette fin, je suis particulièrement attentif à ce que le Libournais et la Dordogne puissent bénéficier de dessertes ferroviaires performantes avec ce futur réseau à grande vitesse.
C'est pourquoi la gare de Libourne doit rester une gare desservie par les TGV, avec un schéma de desserte au moins équivalent à ce qui existe aujourd'hui pour les liaisons vers Paris, et avec de
nouvelles liaisons vers le sud de l'Aquitaine. En effet, la gare de Libourne doit demeurer la porte d'entrée du sud de la Dordogne pour les liaisons TGV. Le cadencement, qui sera instauré en 2010
sur tous les axes au nord de Bordeaux, devrait faire de Libourne un noeud de correspondance performant entre le TGV et le Ter pour la desserte des pôles touristiques majeurs de Bergerac et de
Sarlat. Je tenais à vous confirmer cette position très ferme du Conseil régional d'Aquitaine afin qu'elle soit traduite dans le cahier des charges de ce projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »
Alain Rousset
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