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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Politique

Lundi 10 avril 2006 1 10 /04 /Avr /2006 00:00

On connaissait les bons de réductions en tout genre, les semaines du blanc, les foires aux vins, les remises de fins de série, les deux pour le prix d’un… mais on n’avait encore pas expérimenté les soldes sur l’adhésion à un parti politique. C’est désormais chose faite puisque depuis trois semaines et jusqu’au 31 mai 2006 - 31 mai seulement ! -, le prix de l’adhésion annuelle au Parti Socialiste connaît une offre promotionnelle à 20 euros, et sachez, pour ceux qui hésiterait encore, que c’est 5 euros moins cher que l’adhésion à l’U.M.P !! Franchement, ça vaut le coup d’essayer, non ?

Au-delà de la boutade, cette campagne d’adhésion en ligne ( sur le site www.parti-socialiste.fr) , organisée autour du slogan «  adhérer, c’est décider », connaît un franc succès : près de 500 nouveaux adhérents par jour au niveau national et, en Gironde, ce « baby boom militant » semble se traduire déjà par plus de 400 inscriptions supplémentaires en trois semaines, soit une augmentation de près de 10% du nombre de militants socialistes girondins . En quelques clics et moins de 3 minutes, paiement par carte bleue compris, chacun peut oser franchir le pas de « l’encartage ». Un concept de speed-dating politique en quelque sorte ! Alors oui, malgré cette approche commerciale contestable qui promeut un parti un peu comme un bonni-menteur vante un gadget, malgré les possibles chausse-trappes internes au PS qui pourraient motiver cette initiative à quelques encablures d’une désignation incertaine du futur candidat à la présidentielle, je demeure favorable à cette ouverture du parti socialiste qui devrait favoriser son rajeunissement et bousculer opportunément quelques potentats locaux.

Le produit d’appel - pour poursuivre dans la sémantique marketing -  pour ces nouveaux adhérents est alléchant : Ils devraient pouvoir amender puis décider du contenu du projet socialiste et, surtout, ils pourront voter en novembre prochain à l’occasion du scrutin interne organisé pour désigner notre candidat à la présidentielle.

Mais la véritable ambition du PS ne devrait pas s’arrêter là ! Il faudra veiller à ne pas faire retomber trop brutalement le soufflet pour ne pas assister à un reflux massif de ces adhésions. En somme, veillons à ce qu’il ne s’agisse pas d’une vaste période d’entrisme uniquement motivée par la désignation présidentielle ; quelque soit le candidat finalement retenu, il faudra fidéliser ces nouveaux militants bien au-delà de 2006, les former au respect des règles de notre collectivité politique, autant pour les droits que l’adhésion permet que pour les devoirs qu’elle oblige, comme tout adhérent d’un parti politique, à commencer par celle de base qui est de faire gagner son camp et son candidat par tout temps et en toute circonstance, que le porte-drapeau se prénomme in fine Laurent ou Ségolène.

Quoi qu’il en soit, la fédération de la Gironde vient à son tour de relooker son site internet ( www.ps33.net) pour amplifier ces adhésions en ligne avec l’espoir vivace de traduire ces  adhésions « coup de cœur » en adhésions durables. Pour que la rose du printemps ne se fane pas aussi vite qu’un phénomène de mode décline sur une tête de gondole de grande surface…

 

 

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 00:00

Je viens de relire avec plaisir un formidable petit opuscule de vulgarisation politique écrit par Henri Weber, sénateur socialiste, ancien fondateur de la L.C.R en 1968 avec Alain Krivine, intitulé « la gauche expliquée à mes filles » et publié au Seuil.

On se souvient malheureusement trop bien, nous, femmes et hommes de gauche, du résultat désastreux de la dernière campagne présidentielle qui, laissant à penser qu’il n’existait pas de différences fondamentales entre la droite et la gauche, avait finalement ouvert un boulevard aux extrêmes, celles issues de la droite xénophobe notamment. Les médias ont souvent réduit cette campagne autour de ce slogan populiste « tous les mêmes », plus révélateur d’un état d’esprit prompt à vouloir « renverser la table » - après quelques désillusions, mais aussi quelques succès - que d’une analyse réellement fondée sur  les bilans des Gouvernements qui se sont succédés au cours des 20 dernières années, bilans qui ne laissent en général pas de place au doute en ce qui concerne l’inspiration sociale ou libérale de ces gouvernements.

Mais si besoin était, au-delà de ce mauvais souvenir du 21 avril, la politique conduite par Mrs Chirac-Vilepin-Sarkozy, génératrice d’un climat quasi insurrectionnel en France, éclaire finalement d’un jour optimiste le fait qu’il existe de profondes divergences, réelles et fondatrices du clivage séculaire qui divise, depuis la Révolution française, les deux principaux courants de pensée de la classe politique française. Pour mémoire, le 28 août 1789, les députés ont été appelés à se prononcer sur une question décisive. Il s’agissait de définir les pouvoirs du Roi : fallait-il lui reconnaître le droit de s’opposer aux décisions de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire lui donner le droit de veto, ou bien fallait-il le lui refuser ? Lors du vote, les partisans du roi se sont alors rassemblés à droite de la tribune où siégeait le Président de l’Assemblée, ses adversaires se sont regroupés à gauche. Ainsi, était né ce bi-polarisme qui, depuis près de 220 ans, structure la classe politique française – et étrangère – en s’opposant sur la nature et l’importance des changements prioritaires qu’il convient de réaliser dans notre société.

Il existe bien entendu beaucoup d’éléments de débat et de division entre la Gauche et la Droite : à l’origine, il y avait le parti du mouvement – la gauche – et le parti de l’ordre – la droite-. Aujourd’hui, considérons que cette définition ne serait plus totalement objective.

A la lumière du C.P.E,  je préfère mettre l’accent sur les perceptions différentes que nous avons de la société et des approches par apport à elle, en particulier sur le thème de l’égalité des chances.

Parce qu’elle vient souvent des milieux plus populaires et qu’elle a vocation à défendre « la France d’en bas » - pour reprendre cette raffarinade contestable-, la gauche est particulièrement sensible à l’idéal d’égalité ( à ne pas confondre avec uniformité.. !). Pour elle, c’est la valeur clé, celle qui donne leur contenu réel à toutes les autres.

Pour la droite libérale, cette valeur clé, c’est la liberté des individus, à commencer par leur liberté d’entreprendre. Elle s’adapte de l’inégalité constatée entre les individus, entre les faibles et les forts, les intelligents et les moins intelligents, parfois entre les femmes et les hommes, et aujourd’hui entre les jeunes de moins de 26 ans et les autres. Attention, je veux préciser que la droite républicaine n’est pas raciste, c’est-à-dire qu’elle ne croit pas à l’inégalité entre les races, ce en quoi elle a évidemment raison.

Mais la ligne de partage fondamentale est bien située, me semble-t-il, sur cette notion d’égalité et ce texte législatif introduisant le CPE, intitulé pourtant « loi pour l’égalité des chances », me paraît illustrer des conceptions très différentes de cette incantation. Car pour la gauche, lutter pour l’égalité, ce n’est pas aligner tout le monde sur les plus démunis ou malchanceux, ce n’est pas, par exemple, généraliser l’emploi précaire au motif que l’emploi précaire existe quelque part; non, au contraire, c’est l’ambition d’aller à contre-courant de la loi naturelle. Dans un poulailler de « gauche idéale » au sein duquel un renard se serait introduit, le renard ne mangerait pas systhématiquement les poules. Chacun devrait d'abord pouvoir cohabiter avec l'autre, et, le cas échéant, les poules pourrait parfois chasser le renard… 

Finalement, sachons nous souvenir que ce sont des projets de société originellement différents qui  fondent encore et toujours les orientations politiques et les dogmes des partis de gouvernement et c’est cela qui doit permettre à chacun de nos concitoyens de voter en toute connaissance de cause lors des élections.

En toute sincérité, ce n’est, je crois, pas faire insulte à la droite, que d’affirmer que la gauche n’aurait jamais pu proposer un texte législatif s’inspirant du dispositif du Contrat Première Embauche. Non, s'il fallait encore s'en convaincre, la droite et la gauche ne sont franchement pas fait du même bois...

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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