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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Mardi 25 mars 2008

PORTRAITS D'ADJOINTS. --Nouveau maire adjoint chargé des questions liées à la proximité et à la vie des quartiers, Philippe Buisson avance case par case

Buisson sort du bois

:par Richard Picotin

 



 

Qui est exactement Philippe Buisson ? Un jeune homme ambitieux au sourire carnassier, pressé de conquérir les sommets, sorte de Rastignac du Libournais ? Un aventurier au grand c?ur qui a consacré plusieurs années de sa jeunesse à des actions humanitaires dans l'ex-Yougoslvie en guerre ? Un séducteur à la mèche soigneusement rebelle, aux costumes bien coupés, attentionné envers les vieilles dames ? Est-il un trentenaire poli et cultivé, façon gendre idéal ? Un intello qui répugnerait à mettre les mains dans le cambouis ? Un cacique du PS qui n'aurait grandi que dans l'ombre des cabinets et grâce au bon vouloir de quelques puissants protecteurs ? Un élu de terrain, humble militant face au suffrage universel, qui promet d'arpenter les trottoirs de la ville pour s'enquérir du bien-être de ses concitoyens, désormais sa préoccupation principale ?

« Un élu ne peut pas mener un grand projet structurant s'il n'est pas capable de répondre au problème des crottes de chien »

Philippe Buisson est certainement, par touches impressionnistes, un peu de tout cela. Mais l'homme est aussi pudique et se garde bien de dévoiler au premier venu toutes les facettes d'une personnalité que l'on devine plus complexe.
Si les images toutes faites s'avèrent parfois trompeuses, l'état civil, lui, ne triche pas. Philippe Buisson à 38 ans. Il est né le 24 décembre 1969 à? Chirac, village de la Charente-Limousine, au sein d'une famille d'obédience communiste. « Mais courant réformateur », s'empresse-t-il de préciser.


Fils de Villepin. Après des études secondaires au lycée de Confolens, ce scientifique rejoint Bordeaux et les classes de math-sup et math-spe du lycée Montaigne. Puis la fac de biologie. Il rêve alors d'apprivoiser la tectonique des plaques. « C'est à cette époque que j'ai commencé à m'intéresser à l'action humanitaire auprès du Secours populaire de Bordeaux pour le compte duquel j'ai ensuite effectué en 1991-1992 plusieurs missions en Bosnie qui ont marqué ma vie. J'étais par exemple à Mostar au moment du bombardement du pont », raconte Philippe Buisson. « Ce fut une aventure humaine exceptionnelle qui m'a donné le goût de la politique. Surtout qu'un an plus tard, en 1993, est survenue la défaite mémorable de la gauche aux élections législatives. J'ai compris que pour être utile, il fallait intégrer une formation politique. J'ai choisi le PS par pragmatisme et efficacité. »


En 1994, Philippe Buisson rencontre Gilles Savary à l'occasion d'une campagne cantonale à Bordeaux. « C'est lui qui a guidé mes premiers pas en politique. En 1995, je suis devenu collaborateur bénévole du groupe socialiste à la mairie de Bordeaux. »
Enfant de Chirac, Philippe Buisson est aussi fils? de Villepin. C'est en effet grâce à la dissolution qu'en 1997 Gilbert Mitterrand, réélu député, en fait son assistant parlementaire. Puis son directeur de cabinet en 2002, poste dont il a démissionné il y a quelques mois pour s'engager sur la liste municipale du maire sortant.


Concours de circonstances. En 2004, et alors qu'il figurait en position non-éligible sur la liste d'Alain Rousset, Philippe Buisson devient conseiller régional PS au bénéfice d'un improbable concours de circonstances. « Je n'ai pas de plan de carrière, je n'ambitionne pas de devenir maire ou parlementaire. Je me contente de tenter de bien remplir les fonctions qui sont les miennes aujourd'hui. » Qu'on se le dise, Philippe Buisson la joue modeste ! Il réfute l'image du jeune homme pressé qui sauterait « sur tout ce qui bouge ».
« D'ailleurs, je vous l'annonce, si Gilbert Mitterrand, pour une raison ou pour une autre, renonçait à se présenter à nouveau aux cantonales, je ne serai pas candidat non plus. »
Lucide, il sait qu'il lui reste encore des progrès à faire pour casser l'image du jeune homme un peu distant. « Un élu ne peut pas mener un grand projet structurant s'il n'est pas capable de répondre au problème des crottes de chien. »

Mardi 18 mars 2008
La France vient de clore une  phase électorale longue de près de 2 ans. 
Nous pourrions penser que la plupart des débats furent abordés, tranchés ou orientés, donnant un cap et une raison à la gouvernance française. C’est certainement vrai sur des sujets pragmatiques ou techniques mais malheureusement pas sur de grands débats sociétaux pour lesquels la classe politique française dans son ensemble fait montre de lâcheté ou de mépris. Toujours prompte à dégainer pour satisfaire quelques corporatismes coriaces, elle s’efface trop souvent lorsqu’il s’agit de moderniser certains fondamentaux liés à l’évolution de la mentalité de notre société.
 
Ainsi, aujourd’hui, un malaise traverse nos lendemains électoraux; il s’agit de cet appel de Chantal Sébire, femme atteinte d’un neuroblastome incurable, qui implore le droit de mourir dans la dignité auprès des siens. Cette dame a eu le courage de poser son cas personnel aux médias. Elle l’a fait après Vincent Humbert ou Maïa Simon.
Lundi dernier, le TGI de Dijon a compati à la douleur de Mme Sébire mais il a rejeté la demande d’euthanasie qu’elle réclamait. En l’état du Droit, je comprends cette décision. En revanche, il appartient aux élus de la Nation de faire évoluer celui-ci afin que la France ne reste pas à la traîne des autres pays européens sur ces questions dignes et qui méritent enfin du courage et de la responsabilité.
La Loi Leonetti d’avril 2005 avait fait un premier pas. Elle autorise Mme Sébire à être d’abord plongée dans un coma artificiel, puis à n’être ni soignée ni alimentée, la mort intervenant au bout de 10 à 15 jours selon des statistiques morbides.
Faut-il être tordu pour préférer cette hypothèse à l’injection d’une dose létale qui permettrait à ces malades lucides mais incurables de mourir chez eux, entourés des leurs, dans un instant choisi, préparé, assumé par tous.
Ou alors, faudra-t-il admettre encore longtemps ce « tourisme de la mort » où des patients français vont mourir à l’étranger comme ce fut le cas l’an dernier pour la comédienne Maïa Simon. Devoir fuir son pays pour éviter la souffrance. Est-ce juste, est-ce tolérable ?
Chantal Sébire a osé demander grâce au Président Sarkozy. Il lui a refusé cette délivrance, il impose alors son calvaire. Le Parlement s’honorerait de se saisir de cette question pour rompre avec l’hypocrisie législative actuelle et engager enfin dans un débat moderne et laïc.

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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