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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Dimanche 28 mai 2006

Par les temps qui courent, c’est une info presque événementielle qui a manquée d’être évoquée: le parlement a fait valoir son pouvoir d’autonomie face au gouvernement ! Oui, oui.. La semaine dernière, les députés ont adopté, à l’unanimité mais contre l’avis du gouvernement, un amendement déposé par le socialiste de Dordogne, Germinal Peiro, visant à créer un crédit d’impôt pour la récupération des eaux pluviales. Certes, la mesure peut paraître symbolique, voire anecdotique. Pourtant, elle évoque un sujet éminemment important, celui de la gestion de l’eau, un des enjeux considérables pour l’humanité, et nous sommes en partie l’humanité.  C’est d’ailleurs dans cet esprit citoyen que, depuis 2004, à Libourne, la municipalité encourage la récupération des eaux de pluies en subventionnant les particuliers qui font l’acquisition d’une cuve de récupération. Cet amendement viendra donc amplifier la démarche initiée ici par une centaine de Libournais qui ont d’ores et déjà mis en œuvre ce dispositif à leur domicile ( il s’agit de récupérer l’eau des gouttières dans une cuve et de réutiliser cette eau pour l’arrosage par exemple). Bien sûr, la route est encore longue pour une prise de conscience généralisée face à une réelle menace de pénurie, quoi que la sécheresse de ces dernières années fait œuvre de pédagogie accélérée. La route est longue lorsqu’on se navre que même pour la Ministre de l’Ecologie, la très charismatique Nelly Olin,  l’enjeu ne semble pas très affirmé puisqu’elle a été la seule, dans l’hémicycle de l’Assemblée, à s’opposer à cet amendement qui ne devrait pourtant pas chambouler gravement les finances de l’Etat. Bon, il faut bien avouer qu’ avec ce gouvernement nous ne sommes plus à une ineptie près ; je pense que le temps viendra où il fera l’objet d’études approfondies de la part de chercheurs qualifiés en analyses politiques anti-conformistes pour déterminer la quintessence de son œuvre et la subtilité de ses positions qui sont aujourd’hui incompréhensibles pour le vulgus pecus... mais qui sait…

Plus sérieusement, il est pourtant urgentissime d’adopter une politique courageuse et mondialisée de la gestion de l’eau, sur sa raréfaction, sa pollution ainsi que sur les modes de gestion de ce service public. J’ai collaboré, il y a quelques années, auprès de Danielle Mitterrand, co-fondatrice de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau ( A.C.M.E), qui plaide notamment pour faire reconnaître l’eau comme « bien commun de l’humanité » et faire inscrire dans le droit international l’accès à l’eau potable pour chaque individu. Considérant que c’est un besoin vital qui nécessite une répartition plus équitable, Danielle va même plus loin en défendant l’objectif que chacun puisse bénéficier d’une certaine quantité d’eau potable gratuite par jour, environ 40 litres par jour et par individu. A l’occasion du sommet international sur l’eau en 2004 à Genève, elle m’avait sollicité pour réaliser une étude sur la faisabilité de mise en œuvre d’une telle mesure sur une ville comme Libourne. Ces travaux révélaient quelques freins techniques ou législatifs mais montraient la possibilité, à terme, d’atteindre cet objectif au moins au sein des collectivités qui souhaitaient s’y engager. Car, au-delà des mesures de préservation de la ressource, la gestion de l’eau et les modalités de sa mise à disposition auprès de nos concitoyens posent aujourd’hui de plus en plus de questions évidentes. Alors que son accès est de la responsabilité des collectivités locales depuis la Révolution Française, ce bien vital, essentiel et indispensable à la vie tout simplement, est géré par le privé dans 60% des communes française et dessert 80% des usagers . Cet état de fait doit être remis en cause, à Libourne y compris, même si dans notre commune nous bénéficions du prix de l’eau le moins cher de Gironde. Le mode de gestion de ce service public parmi les plus précieux fera incontestablement l’objet de débats lors des prochaines échéances électorales, municipales notamment. A Libourne où la délégation de service publique s’achève prochainement, l’éventuelle re-municipalisation de l’eau sera l’un des sujets phares au cœur de la campagne.

Préserver un bien vital et organiser sa répartition équitablement dans une commune ( ou une communauté de commune), voilà un beau sujet  auquel les candidats devront forcément répondre avec l’ambition de la responsabilité. Beau sujet de clivage politique probablement… Pendant ce temps, à Libourne, on récupère un peu plus qu’ailleurs les eaux de pluies…

par Philippe Buisson publié dans : Economie
Dimanche 21 mai 2006

Que l’on aime ou pas le football, il y a quelque chose qui s’apparente  à une jouissance morale dans la montée du FC Libourne-Saint Seurin en Ligue 2. C’est d’abord un véritable exploit sportif que de prendre l’ascenseur pour atteindre le zénith du championnat de France de foot en entrant dans l’élite très restreinte des 40 meilleurs clubs nationaux. Mais, au-delà de l’exploit factuel, il y a une morale à cette belle aventure. A l’heure où notre société s’adapte sans trop broncher à une marche du monde qui fait allégeance aux plus forts aux détriments des plus faibles, la montée de l’un des plus petits budgets du championnat National revêt un caractère «d’exception éthique ». Emerger au milieu de cylindrées très argentées telles que Cannes, Niort, Angers, Toulon, Nimes et bien d’autres encore, c’est faire la preuve que l’argent est une condition certes nécessaire mais certainement pas suffisante à la victoire dans une compétition. Bon, d’accord, ce n’est que du sport, … mais c’est aussi de la politique. C’est même une politique dans laquelle je reconnais mes valeurs et mes convictions, celles qui aspirent à bouleverser les logiques économiques et financières pour remettre de l’humain et de l’affect au cœur du système. Après avoir fait mordre la poussière à de nombreux clubs de Ligue 1 en Coupe de France au cours des dernières années, les Pingouins – puisqu’ils s’agit de leur surnom- s’y sont employés durant une saison entière. Voilà, pour tous ceux qui prônent les valeurs « altermondialistes » des héros tout trouvés pour symboliser ces combats, qui plus est dans un milieu, le football, où les dérives mercenaires sont probablement parmi les plus haïssables.

J’espère donc que les Libournais partageront cette fierté, celle d’être une ville identifiée comme étant une ville-moyenne de province où le sport peut être d’élite mais sur des bases saines et populaires. Et d’ailleurs, ici dans notre bastide, le football ne fait pas exception puisque nombre de d’associations sportives libournaises concourent à un très haut niveau, qu’il s’agisse du hand ( 3ème division nationale), de l’aviron ( plusieurs champions de France), de la natation, de l’athlétisme, des arts martiaux, du tir ( 1 représentante aux derniers jeux olympiques), et la liste est loin d’être exhaustive.

Le foot ne fait donc pas exception et surtout le foot n’est pas l’unique sujet de préoccupation sportive de la municipalité, contrairement à la rumeur aigrie colportée ici ou là. Au contraire, la montée en Ligue 2 est aujourd’hui une bonne nouvelle pour les finances de la Ville. Les redevances des droits de retransmissions télévisuelles encaissées par le club – un peu moins de 4 millions d’euros- devraient couvrir en grande partie le budget du club sans que les municipalités ( Libourne et St Seurin) n’aient à accroître leur participation financière. Au contraire même, elle devrait substantiellement diminuer. Quant aux travaux nécessaires pour homologuer le stade municipal, ils s’élèvent à environ 1,7 millions d’euros. Ils seront supporter par le budget de la Ville MAIS la mise à disposition de ce stade au FC Libourne/St seurin fera désormais l’objet d’une location à hauteur de 250 000 euros/an. Le montant de cette location versé par le club couvrira donc très largement l’anuité d’emprunt contracté par la ville pour financer ces travaux. Ainsi, aussi longtemps que le football libournais évoluera dans cette division, les aménagements du stade ne pèseront absolument pas sur les finances municipales, et donc pas sur les impôts locaux. Nous n’avons donc aucune raison de bouder notre joie, que l’on aime le foot ou qu’on ne l’aime pas.

Acceptons ensemble d’être un laboratoire footbalistique où les lois naturelles des financiers et des spéculateurs pourraient être contestées…au moins dans le monde du sport. Que le meilleur gagne… n'encourage pas forcément le plus riche !

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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