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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Lundi 17 juillet 2006

Depuis le 1er janvier dernier, date de mise en ligne de ce blog, vous êtes plusieurs centaines à vous connecter fidèlement pour prendre connaissance de cette chronique hebdomadaire, parfois sous forme d’un billet d’humeur, d’autres fois dans un style plus badin. J’avoue appréhender et apprécier à la fois cette contrainte qui m’oblige à écrire chaque week-end pour respecter notre rendez-vous du lundi. Elle oblige à la réflexion, à des prises de position qui doivent s’inscrire dans une logique politique et pas simplement dans un tempo émotionnel. C’est en cela une prise de risque car les écrits restent…

C’est aussi un échange régulier avec vous, soit par le biais des commentaires publiés en annexe de mes billets qui rehaussent  souvent mon propos, soit par le truchement de ma boîte e-mail, notamment pour des mots sympas d’encouragement.

6 mois après sa naissance, ce blog politique, relativement localier, possède son audience. Vous êtes 79 abonnés à ma « news-letters » et le nombre de lecteurs hebdomadaires varie entre 700 et 900 personnes différentes chaque semaine ( le site Over-Blog qui m’héberge me livre chaque jour le nombre de connections uniques à mon blog et le nombre de pages lues) ce qui place « philippebuisson.net »  dans les 300 blogs politiques français les plus lus (il en existe des milliers, mais loin derrière celui de Jean-Marie Darmian, Maire de Créon, mais c’est un quotidien…). Pour rester dans les chiffres, ce sont plus de 39000 pages qui ont été lues, avec un record, celui de l’annonce de ma candidature à la candidature…

Je compte continuer à développer et enrichir le contenu de ce média de proximité et d’échanges, par l’ajout notamment de photos illustrant mon activité professionnelle ou politique.

Cependant, avant une longue année de débats et d’ébats politiques qui s’annonce, je vais m’accorder une quinzaine de jours de « break » pour regonfler les batteries de l’action et de la pensée… je vous donne donc rendez-vous dès le 7 août au matin pour ma prochaine chronique, et le 7 août au soir pour encourager le FC Libourne-St seurin contre Bastia àl'occasion du 1er match du championnat à domicile au stade J.A Moueix. Bonnes vacances!

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson
Dimanche 9 juillet 2006

Ca y est, c’est fait. Après 5 mois de poker-menteur, l’indien Mittal-Steel et le français Arcelor ne forment plus qu’un seul géant producteur d’acier. La logique financière a vaincu sans trop de combats le patriotisme économique dont se targuait pourtant jusqu’au début du mois de juin notre Gouvernement. Les 27000 salariés français d’Arcelor sont plongés dans l’expectative la plus fébrile quand quelques centaines d’actionnaires de cette entreprise sont au contraire aux anges puisqu’ils ont gagné en quelques jours plus de dividendes qu’ils n’auraient pu en espérer. Faut-il rappeler en effet que cette OPA déclarée initialement hostile par Arcelor et le Gouvernement est devenue amicale dès lors que Mittal-Steel a renchérit son offre d’achat des actions de plus de 10%, désinhibant ainsi les réticences faussement éhontées des « patriotes » mais capitalistes avant tout, sans que par ailleurs ces mêmes actionnaires ou gouvernants n’aient eu à connaître le projet industriel motivé par cette fusion. Sauf à ce que celle-ci donne naissance à un mastodonte qui dictera sa loi sur le marché mondial de l’acier avec les conséquences incertaines en matières économiques et industrielles qui en découleront, comme il est à craindre des décentralisations ou des fermetures de sites. C’est à ce type de dérive que le projet socialiste devra répondre en permettant que l’Etat français puisse désormais s’opposer à une OPA dès lors qu’elle met en jeu des intérêts industriels nationaux majeurs.

Sans lien direct mais dans le même secteur d’activité, une entreprise historique du Libournais, implantée à Vérac, traverse elle aussi de très graves turbulences. Il s’agit des Fonderies du Bêlier, équipementier spécialisé dans la fabrication de composants de sécurité moulés en aluminium pour l'automobile. Cotée en bourse depuis 1999, cette société s’est largement internationalisée au cours des dernières années, comptant 3000 salariés dans 6 pays différents ( France, Hongrie, Italie, Serbie, Chine et Mexique). Jusqu’à peu, sa santé était florissante, son chiffre d’affaires progressait de 5,6% en 2004 et son résultat net de près de… 27%. Pourtant, dans le même temps, la société-mère de Vérac a vu fondre ses effectifs de 750 en 2004 à 250 à la fin 2006, c’est-à-dire à l’issue d’un énième plan social. Voilà là encore un bel exemple d’effets combinés d’une gouvernance industrielle semblant répondre uniquement à la logique des marchés boursiers, qui plus est sur un terreau de querelles familiales, sans véritable projet industriel affirmé pour sauver cette partie importante du patrimoine économique girondin.

Comble d’infortune pour les salariés, le démantèlement de ce fleuron de l’industrie locale paraît se dérouler sans coup férir, dans l’indifférence sereine des pouvoirs publics. Seuls le Conseil Général de la Gironde, le Conseil Régional d’Aquitaine et la Communauté de Communes du Fronsadais ont tenté des initiatives d’approche auprès de la direction afin de mieux comprendre les perspectives stratégiques et économiques de cette holding internationale afin d’évaluer les démarches de sauvegardes et de revitalisation à mettre en œuvre pour sauver ce site industriel. Démarches aujourd’hui infructueuses car restées lettres-mortes…

Devant cette atonie, j’ai donc reçu à nouveau une délégation syndicale des fonderies cette semaine, en présence de Michel Frouin, Conseiller Général du canton de Fronsac. Il faut l’avouer, les élus locaux que nous sommes sont bien désarmés face à l’opacité qui semble entourer les intentions du groupe du Bélier dont certains craignent qu’elles soient plus guidées par une politique du profit des actionnaires à court terme que par la structuration d’un réel plan à long terme. Et les premières victimes de ce manque de visibilité sont en général toujours les salariés, qui ont le choix cynique entre le licenciement ou la précarisation.

 

Nous avons sollicité en urgence une rencontre auprès de Mr le Préfet, qui pourrait réunir autour d’une même table les services de l’Etat et les autres partenaires institutionnels, tout en ayant conscience que nos possibilités d’interventions respectives sont, en l’état de la législation, extrêmement restreintes, si ce n’est veiller a minima au respect de la légalité des procédures en cours.

Mais, dépassant le cas spécifique de la Fonderie du bélier, l’enjeu est aussi de mettre une nouvelle fois en exergue cette profonde injustice qui consiste à assister démuni à une différence de traitement abyssale entre des actionnaires susceptibles d’engranger des dividendes substantiels et des salariés qui paient au prix fort l’addition de ces distributions, espérant, au mieux, conserver leur emploi dans des conditions toujours plus précaires. C’est aujourd’hui une question de fond qui se pose. On ne pourra pas indéfiniment discuter d’augmentations homéopathiques du SMIC lorsque, dans le même temps,  il n’y a absolument aucune contrainte et très peu de transparence sur la rémunération des dirigeants de certaines sociétés.

par Philippe Buisson publié dans : Economie

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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