Communiqué de presse
La défaite de Jean-Paul Garraud aux élections municipales partielles de Saint-Emilion est morale. Chacun sait que Bernard Lauret, 1er Adjoint de Mr Goudineau durant des années, assumait en fait la quasi totalité de la charge du Maire en raison de l'état de santé de ce dernier.
Cette élection partielle n'aurait jamais du servir l'ambition et la tactique personnelle d'un homme en manque d'implantation locale.
La grandeur du combat politique passe par le respect des échéances électorales, celle des municipales étant programmées en mars 2008.
Les électeurs saint-émilionais, pourtant traditionnellement sympathisants politiques de l'UMP, n'ont pas voulu être complices de cette manoeuvre. Et c'est bien ainsi...
Le décès récent de Jacques Goudineau, le maire de St Emilion, fait rebondir l’actualité politique dans le Libournais. A peine sorti de la séquence électorale des législatives, des élections municipales partielles se dérouleront au pied levé le 29 juillet prochain afin d’élire 4 conseillers municipaux puis, dans la foulée, de désigner le maire de cette prestigieuse commune pour les 8 prochains mois.
Rien de bien exceptionnel me direz-vous… sauf qu’en l’occurrence, ces municipales brusquent Jean Paul Garraud dans la détermination de son choix de terrain d’atterissage local, hésitant encore entre St Emilion et Libourne.
Son score à Libourne ( 48%), son score à St Emilion ( 69%) pourraient être des critères suffisamment factuels pour que la logique Saint-émilionnaise l’emporte. D’autant que depuis 5 ans, Jean-Paul Garraud a consacré une bonne partie des activités de son mandat parlementaire à se structurer un réseau conséquent chez les viticulteurs de cette appellation.
Mais voilà. Jacques Goudineau, s’il était maire en titre, il n’exerçait pas pour autant pleinement les prérogatives et les obligations de son mandat à cause de sa santé défaillante. Depuis des années, Bernard Lauret ( ex-UDF) , 1er Adjoint, faisait office et il n’entend pas se laisser voler son bâton de maréchal par le 1er parachutiste venu.
Le rififi est donc à son comble dans cette commune feutrée où les jeux d’influences se trâment comme aux grandes heures de la désignation diplomatique d’un directeur général du FMI.
Autant vous dire que le PS demeure dans un rôle confortable d’observateur, n’excluant toutefois pas de jouer les trouble-fête. En effet, pesant électoralement peu mais 33% quand même, un accord d’intérêt réciproque, au nom de l’ouverture tellement à la mode, au nom surtout de l’intérêt communal, pourrait être envisagé.
Un adjoint au Maire issu de la gauche à St Emilion, ça détonnerait mais l’hypothèse n’est pas complètement farfelue.





