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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Mercredi 29 août 2007

Refondation idéologique et politique du PS : voici la feuille de route que chaque responsable du parti socialiste doit avoir dans le cran de sa mire, en évitant les caricatures, les réglements de comptes à usage tactique, en muselant pour une fois les égos.

Bien sûr que cela ne sera pas simple, bien sûr qu’avec un bon mot lancé aux micros de La Rochelle on est à peu près sûr de se tailler un beau succès médiatique propre à flatter un instant sa gloriole.

Mais est-ce l’enjeu ? Certainement pas.

Le PS doit avoir comme objectif de recouvrer l’adhésion populaire qui lui fait défaut désormais et pour cela il doit se remettre à travailler pour construire, dans le temps, avec patience, avec obstination, un projet structuré, cohérent avec son histoire et avec son temps.

Cette mutation sera longue. Elle s’effectuera en changeant en profondeur nos méthodes et notamment celles qui soutendent à la structuration de courants plus souvent tactiques qu’idéologiques et qui au final se réduisent à des clans.

Les Français se ficheront comme de leur première chemise de notre congrès de 2008 s’il ne débouche que sur querelle de leadership même affublée d’une synthèse en trompe-l’oeil.

Non, notre seule ambition doit être de débattre, d’assumer nos différences, de nous mettre au diapason de notre électorat qui entend et comprend la ligne politique de Sarkozy et pas la nôtre tellement elle est brouillonne.

La question n’est pas de savoir qui incarne le changement au PS, elle est de savoir si le PS incarne le changement aux yeux des français. En la matière, la réponse fut cruelle en mai dernier…

Pour ces raisons, j’ai décidé d’accepter de rejoindre les espaces de réflexion initiés par Bertrand Delanoë. Nous en avons longuement parlé durant l’été, près de 2 heures encore la semaine dernière. Il se contrefout que je sois jusqu’alors un fabusien patenté, et il n’a rien à me promettre comme strapontin ; il ne me débauche pas pour rejoindre une écurie, il sollicite ma réflexion.

Cette démarche, je la trouve saine et j’y adhère.

Certains verront dans mon nouveau positionnement de la tactique ; il n’exprime pourtant que ma volonté de contribuer à décloisonner le PS en militant libre.

Voir le texte que j'ai accepté de co-signé "construire une nouvelle perspective à gauche":

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/20/11/50/construire-une-nouvelle-perspective-a-gauche.doc

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson
Mardi 14 août 2007

En pleine atonie estivale, la crise qui secoue le marché de l'immobilier américain rythme l’actualité et porte un nouvel éclairage inquiétant sur les faiblesses d’une économie mondialisée largement assise sur une montagne de dettes.

Car oui, aujourd’hui, l’inconséquence des banques américaines peut au final avoir des répercutions directes sur notre porte-monnaie jusque dans nos contrées libournaises. Que se passe-t-il au juste ? Simplement une confirmation : L’économie américaine que certains portent en référence, notre nouveau président en tête, est en fait un colosse au pied d’argile car les américains sont pour beaucoup d’entres-eux des surrendettés !

 

Le mot-vedette de l’été est « subprime » ; il résonne comme un virus à contagion rapide.Comment ce système ultra-libéral peu vertueux fonctionne-t-il ?: 

 

Un américain voulant devenir propriétaire se tourne, comme nous le faisons en France, vers son partenaire banquaire traditionnel. S’il possède des revenus adaptés à l’acquisition de son bien, sa banque va lui accorder un crédit immobilier avec des taux d’intérêts sensiblement similaires aux notres. Dans cette hypothèse, rien d’anormal…

Par contre, si ses revenus ne sont pas suffisamment conséquents, ce même citoyen va se voir refuser légitimement son crédit. Et c’est là que le système dérape, car il va pouvoir quand même se tourner vers des organismes prêteurs mais pour un coût exhorbitant. Ce sont ces fameux crédits « subprime » : en contrepartie d’un risque fort, les taux proposés sont anormalement élevés et le crédit est garanti par la maison de l’emprunteur. Bien souvent, ce dernier finit à terme par ne plus pouvoir honorer son emprunt et se retrouve donc à devoir vendre sa maison.

Tant que le marché immobilier américain se portait bien, le propriétaire faisait bon an mal an une pluvalue sur la revente de sa maison ce qui lui permettait de rembourser le prêteur et, éventuellement, de s’en sortir avec une petite manne financière. Le problème aujourd’hui vient du fait que le marché immobilier américain subit une forte crise baissière. Conséquence de quoi, lorsque l’emprunteur vend sa maison il n’en tire plus assez de recette pour rembourser le prêteur…d’’où des pertes financières importantes pour ces banques peu scrupuleuses.

 

Or, économie mondialisée oblige, beaucoup de banques mondiales, dont certaines françaises comme la BNP, ont massivement investi dans le marché immobilier américain via les fonds qu'elles gèrent, et se voient aujourd'hui lourdement fragilisées par des pertes conséquentes avec même des risques de faillites.Les banques d'Etat sont donc appelées à la rescousse pour stabiliser le marché ; elles injectent des liquidités afin de limiter les pertes bancaires, au risque de voir augmenter sensiblement l'inflation (c'est en général à ce moment qu'intervient notre porte-monnaie). La Banque Centrale Européenne a, par exemple,  injecté près de 156 milliards d'euros en 2  jours et l'Etat Allemand a mis sur pieds un "plan de sauvetage" de 8 miliards d'euros afin de protéger son système bancaire, particulièrement engagé sur le marché américain.

Une fois de plus, ce sont bien les Etats (habituellement accusé d'entrave à la liberté des marchés) qui paient pour racheter les errements spéculatifs desdits marchés financiers avec le risque évident de faire monter les taux d’intérêts et d’enrayer la consommation des ménages ainsi que la capacité des entreprises à investir. L’économie américaine est donc un ver dans le fruit de l’économie mondiale et le risque existe que nous en payons rapidement collectivement l’addition.

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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