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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Dimanche 29 octobre 2006

C’est l’automne. C’est la saison où tombent les feuilles d’impôts locaux dans nos boîtes aux lettres. Rendez-vous douloureux mais rendez-vous citoyen…

Et, tels les défilés de mode qui se tiennent en décalé par rapport aux saisons, c’est aussi la période des débats budgétaires, pour l’Etat comme pour chaque collectivité locale, débats qui préparent déjà les tendances fiscales de 2007, c’est-à-dire les impôts que nous recevrons dans un an.

Pour l’Etat, l’exercice qui préside à ces arbitrages est en cours de discussion au Parlement au travers le « projet de loi de finances » pour 2007. Il est le dernier de cette législature et solde les comptes de ce triste quinquennat. C’est donc un budget singulier car les arbitrages qui seront votés par cette majorité parlementaire seront probablement caduques après les élections présidentielles et législatives de 2007. En conséquence, l’heure est au bilan et il est cinglant : Durant cette mandature, les 10% des français les plus riches se sont partagés pas moins de 6 milliards grâce aux baisses ciblées d’impôts sur le revenu. Mais, dans le même temps, l’ensemble de nos concitoyens ont subi de plein fouet les hausses de prélèvements de toutes sortes ( hausse des produits pétroliers et refus de ce gouvernement de recourir au dispositif de la TIPP flottante, hausse de la CSG, hausse des prix des transports en commun, explosion du nombre des PV, prix du tabac, augmentation de la redevance télé, …) et l’abandon de politiques publiques pourtant indispensables à la cohésion sociale de ce pays. Même le très sérieux quotidien économique – et conservateur- « la Tribune » titrait dernièrement « Prélèvements records : jamais les Français n’ont été autant taxés ».

C’est vrai, chacun d’entre-nous le constate au quotidien en observant l’évolution de son pouvoir d’achat, et pourtant la France s’est appauvrie puisque la dette publique a explosé passant de 56% du Produit Intérieur Brut ( PIB) en 2001 à 63,6% en 2007.

Les collectivités locales font aussi les frais de cette politique. Elle se trouvent dans l’obligation morale de prendre le relais d’un Etat dont le gouvernement ne veut plus prendre en charge de nombreuses missions pourtant garantes de la solidarité nationale entre les citoyens et les territoires. Et naturellement ce désengagement de l’Etat se fait sans le transfert des ressources financières permanentes et durables pour y faire face. Les exemples sont nombreux, j’aurai pu illustrer le désengagement de l’Etat de ses missions d’aménagement de territoire en transférant les charges inhérentes vers les Régions, mais en l’occurrence je n’en prendrai qu’un seul : Depuis que l’Etat a transféré le traitement du RMI aux Conseils Généraux, il s’emploie ardemment à sortir du régime de l’assurance chômage nos concitoyens les plus éloignés du marché de l’emploi avec un double intérêt : Le chômage diminue ( mais en fait le nombre d’allocataires du RMI augmente…) et ce n’est plus lui qui paye.

L’objectif de la Droite est donc simple. Elle veut faire croire, coûte que coûte, que d’un côté l’Etat mènerait avec courage des réformes importantes et baissera

par Philippe Buisson publié dans : Politique
Lundi 23 octobre 2006

Jacques Chirac a tellement laminé l’image et la fonction du Président de la République française que la campagne présidentielle s’ouvre dans un climat tout à fait inédit sous la 5ème République. Caresser l’espoir de succéder à De Gaulle ou à Mitterrand demandait une trempe et un charisme hors du commun. Il fallait avoir longtemps réfléchi à la fonction, il fallait une ambition pour la France, il fallait une surface intellectuelle et personnelle à la hauteur de cette prétention suprême. Aujourd’hui la France est malade et la vacuité actuelle de la fonction présidentielle en est un des thermomètres.

Aux français, et avant eux aux militants socialistes, deux choix sont offerts : Désigner un président-technicien de la politique ou alors élire un président dont la stature, l’expérience et la hauteur de ses raisonnements seront porteur d’un espoir de reconquête de l’image de notre pays et de sa gouvernance.

Une chose est certaine. Nicolas Sarkozy a le profil exactement inverse à cette ambition. Impulsif et autoritaire, sans pensée structurée, va-t-en-guerre et racoleur, il colle plus à l’image d’un Georges Bush qu’à celle d’un Chef d’Etat stabilisateur pour notre société. Il confond conviction politique et soutien instantané de l’opinion à ses frasques démagos. Or, ce que l’on attend d’un Président ou d’un Chef, ce n’est justement pas de surfer sur l’opinion, de confronter telle catégorie de français à telle autre. Non, celui-là doit être rassembleur et fidèle à ses croyances politiques. Il doit s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, il doit savoir que les bonnes décisions ne sont pas toujours celles qui sont prises en vertu des sondages. On n’a pas raison en politique dès qu’opine une majorité. Il faut de la constance et du courage, pas un plan de communication adapté à l’air du temps au nom de je ne sais quelle modernité. Je ne suis pas gauliste au sens d’après-guerre, mais je lui reconnaît la trempe, en juin 40, de ces êtres rares qui griffent l’histoire et qui honore un peuple en le protégeant et en le servant sans calcul.

La France va mal et le monde guère mieux. C’est un constat objectif. Le prochain Président de notre République devra prendre sa part de responsabilité pour redresser la destinée de notre civilisation. L’enjeu n’est pas moindre. Les risques existent que ce siècle ne se termine pas. Fanatisme, tentation nucléaire, dérèglement climatique, pollution sont autant de menaces réelles.

Dans quelques semaines, les militants du Parti Socialiste doivent prétendre à désigner le prochain Président français qui aura la charge de gérer ces défis. Bien sûr devra-t-il porter le projet que nous avons adopté avant l’été. Mais , au-delà, il devra être un marin au long cours, un guide dont l’expérience accumulée servira.

Nos trois candidats ont des qualités réelles. Il ne s’agit pas d’en disqualifier deux. Il s’agit de choisir l’un d’entre-eux et, en ce qui me concerne, mon choix se porte sur Laurent Fabius. Il en a l’envergure, personne ne le conteste. S’il ne devait y avoir qu’un seul argument, je plaiderai celui-là car il me paraît fondamental dans le contexte actuel, pour rehausser l’image et le contenu de la fonction présidentielle qui en a tant besoin.

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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