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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Samedi 25 novembre 2006

Il y a un an, accompagné de Laure Manaudou, je visitais l’usine de fabrication de maillots de bain Arena située à Libourne. Laure venait d’être sacrée championne olympique et portait haut les couleurs de cette marque dans les bassins nautiques du monde entier. Arena, sponsor de la nageuse, communiquait alors sur cette aubaine et son chiffre d’affaire s’en portait plus que mieux.

Pourtant, patatra, la semaine dernière cette même entreprise annonçait à mots à peine couverts sa volonté de délocaliser sa production vers la Chine et supprimer de facto 169 emplois d’ouvrières textiles sur son site Libournais.

En un an, que s’est-il passé ? ……………… à peu près rien si ce n’est le rachat de l’entreprise par des fonds de pension italiens.

L’entreprise perd-elle de l’argent ? Non. Ses finances sont saines, merci.

L’entreprise gagne-t-elle moins d’argent que ses concurrents ? Oui, probablement et alors ?

Pour abonder la rentabilité à court terme de quelques fanatiques du capitalisme à tout crin, ces maillots seront fabriqués par des ouvriers, enfants notamment, sans protection sociale, payés à vil prix, puis seront rapatriés en France par des moyens de transports toujours plus polluants, pour être revendus au même prix qu’aujourd’hui aux nageurs européens. Moralité de l’histoire : 169 familles libournaises précarisées, des chinois(es) exploité(e)s,  une pollution accrue, aucun gain pour le consommateur mais beaucoup pour les détenteurs-spéculateurs de fonds de pension.

Rien ne saurait justifier que la marche du Monde se satisfasse très longtemps des conséquences sociales et humaines de cette école de pensée ultra-libérale, qui veut bipolariser la planète entre un Sud exploité producteur « low-cost » et un Nord hyper-consommateur.

Dans ce genre de crise, il serait bien entendu fallacieux de faire croire que l’Etat va se substituer aux industriels. Mais quand la cohésion sociale et territoriale est touchée, la mobilisation des acteurs publics, au premier chef desquels on doit trouver le gouvernement, devient une impérieuse nécessité d’assistance.

Mais plus encore, la question d’un protectionnisme européen se pose à l’instar de celui pratiqué par les Etats-Unis pour limiter les importations concurrentes de leurs produits. De même, la taxation des transports des marchandises à l’échelle mondiale pour lutter efficacement contre l’effet de serre pourrait également défier ces délocalisations immorales.

Le cas d’Arena est symbolique de ces combats. La politique n’a de sens que si les lignes bougent pour compliquer, je ne dis pas interdire, ces opérations de déstructurations sociales.

Le capital n’est pas raisonnable. Le politique doit être son dompteur. Il faut montrer les crocs !

par Philippe Buisson publié dans : Economie
Vendredi 24 novembre 2006

NON AU FASCIME ET AU RACISME AU PS

Pétition pour l’exclusion de G. Frêche et sa démission de ses mandats locaux

Souvenez-vous, c’était en 1998, des élus de droite faisaient alliance avec le front national pour diriger des conseils régionaux.En Languedoc-Roussillon, Jacques Blanc faisait alliance avec le FN pour voler sa victoire à la gauche. Grâce à la mobilisation des militants de gauche et des républicains et démocrates de droite, nous avons alors réussi à casser ces alliances et à obtenir la démission de certains de ces présidents de région. Ce combat était légitime, utile et nécessaire. Notre but était d’empêcher la banalisation des idées fascistes, totalitaires, antidémocratiques et racistes du FN, en luttant contre la légitimation politique de cette organisation.

Aujourd’hui, ce combat contre les idées du FN est plus que jamais d’actualité, ce d’autant plus que ses idées ont envahi bien des esprits.

Que Georges Frêche, Président de la région Languedoc-Roussillon ô combien symbolique, militant historique du PS, ayant occupé de très nombreuses responsabilités nationales et locales, tienne les propos qu’il a tenu sur l’équipe de France est inadmissible et intolérable. Jean Marie Lepen n’aurait pas dit moins.Dès lors le parti socialiste doit aujourd’hui faire preuve de courage comme certains responsables de la droite hier, en décidant de l’exclusion de Georges Frêche et en obtenant sa démission de tous ses mandats électifs. Car ayant été élu sous notre bannière et étant membre de notre parti, ces propos qu’il n’a pas démenti et a reconnu au demeurant , nous engagent, engagent le parti socialiste salissent notre Histoire et nous serons reprochés collectivement.

Nous devons donc nous en désolidariser, faute de quoi nous serons perçus comme co-responsables pendant que nous ne nous sentirons pas coupables. Les principes universalistes fondamentaux de notre parti, de notre République, nous commande d’exclure immédiatement Georges Frêche et de lui demander de démissionner de ses mandats.

Pour signer la pétition : http://www.contreleracisme.org/web/index.php?Petition

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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