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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Lundi 19 novembre 2007

Je comprends les jeunes manifestants qui dénoncent, aujourd’hui à Libourne, la généralisation du Bac pro en 3 ans, annoncée par le Ministère de l’Education Nationale. Cette généralisation induirait la disparition de BEP - notamment dans certains lycées professionnels libournais - et fragiliserait les orientations de la politique régionale de l’Education et du Développement des Territoires. En effet, dans les secteurs Sciences et Techniques Industrielles, les Bâtiments et Travaux Publics ainsi que les métiers d’hôtellerie - restauration, le BEP reste un diplôme pertinent, débouchant directement sur un emploi.

 

Dans ces secteurs, la préparation du Bac pro en 3 ans (sans passer par le BEP) diminuerait la qualité de la formation puisque 25 % du temps de formation disparaîtrait. Il reste donc des secteurs professionnels et des zones géographiques où le BEP doit être maintenu..  

 

En outre, il est à craindre que ce système n’augmenterait pas les chances des élèves d’accéder à un diplôme de niveau IV et affaiblirait très rapidement les lycées professionnels, notamment ceux implantés sur notre territoire. Ainsi un grand nombre de jeunes seraient laissés sur le bord de la route et pourraient ne plus avoir du tout accès à une première qualification . La Région Aquitaine ne souhaite pas que ses efforts pour sécuriser les parcours de formation soient ainsi contrariés.

 

Je rappelle qu’en mars 2007, avec Anne-Marie Cocula, vice-présidente en charge de l’Education, nous avions déjà condamné avec la plus grande fermeté ces suppressions drastiques d’options dans les lycées ruraux ou « rurbains ».

 

Enfin, je souhaite insiter sur le fait que ce genre de décisions est du strict ressort du Ministère de l’Education Nationale qui fait appliquer ses directives par les recteurs dans les académies. Ces mesures n’entrent  pas dans le champ de compétence des Régions.

 

Philippe Buisson

Conseiller régional

 

 

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson
Dimanche 11 novembre 2007

La question européenne agite à nouveau le landernau socialiste. Force est de constater que le piège tendu par Nicolas Sarkozy, promoteur en chef du traité de Lisbonne, a remarquablement fonctionné en faisant d’abord ressurgir les divisions internes au sein du PS puis en distillant un contre-feu médiatique bienvenu face à la grogne sociale qui s’amplifie en France.


Pourtant la position du PS est au moins claire sur un point : Nous défendons l’organisation d’un nouveau référendum au nom d’une certaine conception de la démocratie et du respect de la souveraineté populaire qui s’est exprimée en 2005. La voie référendaire a aussi le mérite de considérer l’enjeu européen comme une ambition qui s’adosse aux peuples plutôt qu’une contrainte qui les méprise.
Lorsque le Président de la République actuel dit vouloir choisir la voie parlementaire pour ratifier ce texte, bien que fidèle à ses engagements de campagne, il grippe le début d'intéressement des français à l'égard de ce noble challenge européen et il affirme surtout sa défiance à l'égard de la souveraineté populaire. La démocratie n’est pas négociable. Elle ne peut souffrir d’une mise à l’écart, d’un manque d’appropriation par les peuples européens de la construction européenne.

Pour autant, si je suis donc favorable à l’organisation d’une nouvelle consultation citoyenne, moi qui avait milité pour un Non constructif lors du référendum sur le projet de constitution, je suis aujourd’hui favorable à l’adoption de ce traité.
D’abord ce texte n’a plus de valeur constitutionnelle. Il amende simplement les traités existants, ne s’y substituant pas. En outre, la 3ème partie tant décriée en 2005, celle qui figeait dans le marbre constitutionnel européen les politiques les plus libérales de notre continent, a été retirée du texte de Lisbonne.Ainsi la notion de concurrence libre et non-faussée ne figure plus parmi les objectifs européens.
Enfin il m’apparaît important de retenir les quelques avancées de nature à faciliter le fonctionnement actuel de l’Union, fonctionnement aujourd’hui obsolète puisque initié pour faire avancer une Europe à 6 et absolument inadapté pour l'Europe actuelle qui compte pas moins de 27 pays.
Je veux retenir notamment :

  • - l’élection d’un Président du Conseil Européen pour 2 ans et demi, mettant fin à une présidence-girouette d'un mandat de 6 mois.

  • - Un Parlement Européen aux compétences élargies et une commission plus contrôlée.

  • - Un nouveau mécanisme de vote à la majorité qualifiée au sein du Conseil des Ministres

  • - La nomination d'un haut représentant pour les affaires étrangères européennes

  • - L'inscription dans le préambule de certaines nouvelles valeurs-forces comme l'égalité homme-femme, la solidarité, les non-discriminations.


Alors bien entendu ce texte reste imparfait; il n'a d'abord de « simplifié » que le nom.
Ce n'est pas non plus, il faut l'affirmer, le traîté que nous aurions négocié. Il est notamment sans ambition en ce qui concerne l'émergence d'une Europe sociale, il ne fixe pas d'objectifs visant à l'harmonisation fiscale entre les pays, à la protection sociale ou aux droits des travailleurs; il ne répond pas non plus aux risques grandissants liés aux délocalisations vers les pays low-cost.
En cela, c'est une copie inachevée qui ne prend pas en considération les grands reproches que nous faisions au précédent traîté constitutionnel.

Sauf que ce nouveau texte ne fige rien!

Donc à la nouvelle question, suis-je favorable au dégel du fonctionnement des institutions européennes, je réponds par l'affirmative. Mais je le redis, la confiance des français envers l'Europe suppose que notre peuple soit à nouveau consulté afin d'éviter toute ambiguïté ou suspicion. J'attends de Nicolas Sarkozy qu'il ne brade pas notre citoyenneté européenne par confort ou par économies d'explications.


par Philippe Buisson publié dans : Politique

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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