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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Lundi 16 janvier 2006 1 16 /01 /Jan /2006 00:00

La glorieuse incertitude du sport, celle qui se goûte sans modération, jusqu’à l’ultime instant du match, voilà ce qui fait vibrer des millions de spectateurs chaque week-end dans les tribunes sportives. Je suis l’un d’entres-eux, fidèle supporter du Football Club de Libourne-Saint-Seurin dont l’équipe fanion évolue dans le championnat «  National » - c’est-à-dire la 3ème division- et qui est devenue, au regard de ses résultats du début de championnat, un prétendant sérieux à la montée en Ligue 2.

Belle affaire pour Libourne ? Oui, sans hésiter, sur un plan sportif comme pour l’animation et l’image de la Ville ! Par contre, la médaille a son revers et la rigueur bureaucratique des négociations avec les patrons du football professionnel français prend vite le pas sur l’enthousiasme sportif. Car la montée en Ligue 2 est également conditionnée à une mise aux normes du stade, normes draconiennes et coûteuses, imposées par la Ligue Nationale de Football, et supportées en majeure partie par le seul budget municipal. Mercredi dernier, Ville de Libourne et Club étions donc convoqués à Paris, devant la commission des stades, pour entendre les directives qui s’imposeront à nous dans l’hypothèse de cette montée. Reçus avec courtoisie, mais sans sollicitude puisque c’est à prendre… ou à laisser sans autre forme de procès.

Il ne m’appartient naturellement pas de contester le bien fondé de ces règlements lorsqu’il s’agit de la sécurité des joueurs, des arbitres et des spectateurs ; de la même manière, ils peuvent se justifier lorsqu’ils concernent les conditions d’accueil des médias et d’éventuelles retransmission télévisées ( puisque ces mêmes télés payent aux clubs des droits de retransmission considérables). Mais ces normes semblent absolument édictées en dehors de toute réalité lorsqu’elles abordent la capacité d’accueil d’un stade en nombre de spectateurs. En effet, pour pouvoir monter en Ligue 2, le stade de Libourne devra pouvoir accueillir un minimum de 8000 spectateurs assis. Pour ce faire, 3000 places supplémentaires devront donc être aménagées pour un coût estimé à 400 000 €. Lorsqu’on sait qu’en moyenne les clubs de Ligue 2 évoluent rarement devant plus de 5000 personnes et lorsqu’on mesure à Libourne que rares sont les chambrées supérieures à 1500 spectateurs, ce « diktat » semble injustifié et disproportionné. Et il n’apparaît alors pas complètement normal que la Ligue de Football puisse conditionner l’homologation d’un stade à l’augmentation de sa capacité ! Cette instance n’a ni de légitimité politique ni probablement de légitimité légale à imposer de telles normes. Elle a pour raison d’être d’édicter des règles portant sur les aspects techniques des équipements, indissociables de la pratique de la discipline ( taille du terrain, vestiaires, contrôle anti-dopage, sécurités des joueurs, …). Mais imposer une capacité minimale, sans autre justification que le respect brut d’une norme comptable, outrepasse probablement les compétences de ces instances. Ni la beauté du sport, ni la sécurité ne sont en cause dans ces impératifs. Au contraire, le risque est grand de jouer devant des travées vides de supporters, ce qui n’apparaît franchement pas comme une plus-value télégénique ( voir les retransmissions de match à Monaco…). Lorsqu’on sait que la mise aux normes du stade de Libourne est aujourd’hui évaluée, peu ou prou, à un million d’euros, que ces dépenses constitueront un imprévu budgétaire pour les finances municipales ( le budget est voté en décembre, or nous saurons si le club monte uniquement en mai, et les travaux devront être finis en octobre…), les exigences péremptoires des instances nationales du foot ont malheureusement comme conséquence celle de fragiliser la capacité  de ville-moyennes telle que la nôtre d’accéder aux divisions d’élite du football français. A moins que le foot business ne soit un sport à part entière avec ses règles propres excluant de facto la piétaille rurale ( ou « rurbaine » ) de ses championnats. C’est quand même une incertitude nettement moins glorieuse que celle des terrains de sport, sans affect, sans émotion... 

 

 

 

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Commentaires

Il va bientôt falloir s'y mettre quand même
Commentaire n°1 posté par Eydélie le 24/01/2006 à 11h20

Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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