La France vient de clore une phase électorale longue de près de 2 ans.
Nous pourrions penser que la plupart des débats furent abordés, tranchés ou orientés, donnant un cap et une raison à la gouvernance française. C’est certainement vrai sur des sujets pragmatiques ou techniques mais malheureusement pas sur de grands débats sociétaux pour lesquels la classe politique française dans son ensemble fait montre de lâcheté ou de mépris. Toujours prompte à dégainer pour satisfaire quelques corporatismes coriaces, elle s’efface trop souvent lorsqu’il s’agit de moderniser certains fondamentaux liés à l’évolution de la mentalité de notre société.
Nous pourrions penser que la plupart des débats furent abordés, tranchés ou orientés, donnant un cap et une raison à la gouvernance française. C’est certainement vrai sur des sujets pragmatiques ou techniques mais malheureusement pas sur de grands débats sociétaux pour lesquels la classe politique française dans son ensemble fait montre de lâcheté ou de mépris. Toujours prompte à dégainer pour satisfaire quelques corporatismes coriaces, elle s’efface trop souvent lorsqu’il s’agit de moderniser certains fondamentaux liés à l’évolution de la mentalité de notre société.
Ainsi, aujourd’hui, un malaise traverse nos lendemains électoraux; il s’agit de cet appel de Chantal Sébire, femme atteinte d’un neuroblastome incurable, qui implore le droit
de mourir dans la dignité auprès des siens. Cette dame a eu le courage de poser son cas personnel aux médias. Elle l’a fait après Vincent Humbert ou Maïa Simon.
Lundi dernier, le TGI de Dijon a compati à la douleur de Mme Sébire mais il a rejeté la demande d’euthanasie qu’elle réclamait. En l’état du Droit, je comprends cette décision. En
revanche, il appartient aux élus de la Nation de faire évoluer celui-ci afin que la France ne reste pas à la traîne des autres pays européens sur ces questions dignes et qui méritent enfin du
courage et de la responsabilité.
La Loi Leonetti d’avril 2005 avait fait un premier pas. Elle autorise Mme Sébire à être d’abord plongée dans un coma artificiel, puis à n’être ni soignée ni alimentée, la mort
intervenant au bout de 10 à 15 jours selon des statistiques morbides.
Faut-il être tordu pour préférer cette hypothèse à l’injection d’une dose létale qui permettrait à ces malades lucides mais incurables de mourir chez eux, entourés des leurs, dans
un instant choisi, préparé, assumé par tous.
Ou alors, faudra-t-il admettre encore longtemps ce « tourisme de la mort » où des patients français vont mourir à l’étranger comme ce fut le cas l’an dernier pour la
comédienne Maïa Simon. Devoir fuir son pays pour éviter la souffrance. Est-ce juste, est-ce tolérable ?
Chantal Sébire a osé demander grâce au Président Sarkozy. Il lui a refusé cette délivrance, il impose alors son calvaire. Le Parlement s’honorerait de se saisir de cette question
pour rompre avec l’hypocrisie législative actuelle et engager enfin dans un débat moderne et laïc.





