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« Le Parti Socialiste doit être le parti du changement. Nous avons un projet pour le changement, nous avons à désigner des candidats pour le changement, nous avons à rassembler la gauche, toute la gauche pour le changement. Et nous avons à assurer en 2007 la victoire du changement !».
Cet extrait du discours de François Hollande, dimanche dernier, devant les secrétaires de section du PS est une feuille de route pleine d’informations : le PS ne fait pas l’impasse sur l’échéance présidentielle de 2007 ; il a un projet (sic) ; il doit rassembler la gauche sans exclusive, en sachant notamment dépasser les clivages du référendum européen et sans écarter de facto l’aile gauche de la gauche. Comme ça n’allait pas de soi, ça va mieux en le disant...
L’année 2006 sera donc une année semée d’échéances internes, de désignations et de débats liés à la finalisation du projet socialiste ; je vous en rappelle le tempo:
En mars 2006 : nous déterminerons les circonscriptions réservées aux femmes pour les prochaines législatives, avec un objectif de stricte parité à l’échelle nationale. La circonscription du Libournais pourrait faire partie de la liste des « réservées ». Je n’ai pas défendu cette hypothèse pour 3 raisons : 1- Gilbert Mitterrand est incontestablement, sur ce territoire, le meilleur candidat de la gauche et il me semblerait saugrenu de le disqualifier, même sur l’autel d’une cause aussi légitime. En outre, il incarne, à lui seul, l’expression d’une synthèse ou d’un rassemblement au sein du PS. Se passer de l’expérience de ceux qui rassemblent ne me paraît pas porteur d’espoir… 2- J’espère ne faire de peine à personne en précisant qu’aucune femme socialiste n’est aujourd’hui en situation d’être une candidate incontournable sur cette circonscription ( Ce constat est un élément objectif à prendre en considération mais il n’est naturellement pas à lui seul un élément décisif ). 3- Si Gilbert Mitterrand devait in fine ne pas être candidat, alors les militants pourront choisir sans aucune restriction le candidat qu’ils souhaitent, c’est-à-dire l’ homme ou la femme de leur choix.
Puis en juin 2006, les militants désigneront leurs candidats aux prochaines élections législatives ( qui se dérouleront en juin 2007).
Enfin en novembre 2006, ils éliront leur candidat à l’élection présidentielle ( qui se déroulera en avril et mai 2007), porteur, cette fois c’est promis, d’un projet socialiste…
Par expérience, je crois que le PS ( et moi avec…) saura se passionner pour ces échéances de désignation. Mais saurons-nous aussi mobiliser une énergie fondatrice pour bâtir ce Projet alternatif à l’écoute des français? C’est l’enjeu immédiat des semaines à venir, celui d’évaluer si nous pouvons cesser d’adopter cette posture égocentrique qui condamne les socialistes à parler aux socialistes de problèmes de socialistes, qui plus est en regardant leurs godasses, alors, qu’au contraire, il est grand temps de relever la tête pour enfin reparler à la nation et à nos concitoyens, à notre base électorale au premier chef.
Il n’y a pas d’autres solutions, pas seulement pour la gauche mais pour toute la société, que de s’attaquer franchement aux inégalités. Chacun s’accorde à le reconnaître mais la réelle difficulté est que, pour le faire, on doit avoir une autre conception de la vie démocratique de notre pays, une meilleure représentativité des partis politiques, et probablement une autre répartition des pouvoirs. Le traitement de cette question démocratique renvoie nécessairement à la crise de la politique, c’est-à-dire la crise du rapport au réel. Quel fille ou fils de ministres ou de parlementaires sera demain concerné par l’apprentissage à 14 ans ou par le Contrat Première Embauche ? Probablement peu, voire aucun. Qui peut simplement faire état, au sein de l’hémicycle, de sa propre expérience de l’exclusion. Vraisemblablement très peu. La classe politique d’après-guerre s’était forgée dans la souffrance de la Résistance, et elle était issue de tous les milieux sociaux. Celle d’aujourd’hui, issue d’un parcours aseptisé, montre trop souvent ses muscles par des effets de manche médiatiques dans des salons protégés. Non, la politique, pour se réhabiliter, doit s’enraciner à nouveau dans la société, la refléter, lui rendre la parole. Le PS doit être humble, courageux et relever le gant. Les manifestations du 7 février contre le C.P.E, dernier-né des contrats précaires, doivent créer les conditions de cette espérance pour la gauche toute entière. A Libourne, la manifestation partira à 10h30 de l’Esplanade F. Mitterrand ; elle sera soutenue par le Parti Socialiste libournais. Pour contester, pour écouter et pour proposer...
téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la
fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf
Comment peut-on parler de changement avec des leaders comme Fabius, Royal, Lang et autres éléphants du PS, tous élevés par François Mitterrand ?!!?
C'est une erreur qui va coûter la présidentielle à la gauche, une fois de plus ! Stupide !
Pensons à Montebourg, par exemple...