« Se souvient-on que le Tibet est un pays envahi et qu’on y stérilise les femmes ? » . Cette question en forme de provocation, c’est Bernard Kouchner qui la lançait en 1996 en marge d’une visite officielle en France du Premier Ministre chinois Li Peng. Il était alors cohérent avec lui-même, avec ses valeurs humanitaires, avec la notion de droit d’ingérence dont il passait pour être l’un des principaux défenseurs. Depuis, B. Kouchner n’a pas résisté aux sirènes d’un gouvernement de Droite quitte à avaler des couleuvres diplomatiques conséquentes, à mettre son mouchoir sur ses anciens combats en faveur des Droits de l’Homme.
Alors, le 7 avril dernier, la flamme olympique s’est éteinte à Paris. Brièvement, mais suffisamment pour que la France citoyenne adresse aux dirigeants chinois le message que l’on attendait d’elle : L’Olympisme est une éthique qui ne se négocie pas. Etre digne d’organiser les jeux, c’est d’abord honorer des fondamentaux en faveur des Droits de l’Homme et, en l’occurrence, c’est desserrer l’étau autour du Tibet et de son peuple. Notre Ministre des Affaires Etrangères doit se ressaisir sous peine de perdre définitivement le reliquat d’estime que certains d’entres-nous continuions à lui porter au titre du passé. Le temps n’est plus à la parade ou à la dérobade. Il doit forcer la main à Nicolas Sarkozy afin que la diplomatie française clarifie sa position vis-à-vis de la participation de la France à la cérémonie d’ouverture des jeux.





