CLARTé, COURAGE, CREATIVITE : POUR UN GRAND CONGRES SOCIALISTE
Nous avons la responsabilité de réussir ensemble un grand congrès socialiste.
Nous le devons au pays. Celui-ci va mal. La politique du pouvoir l’affaiblit et décourage les Français par son
inéquité, son incohérence, son amateurisme et son absence de résultat. La responsabilité majeure des socialistes est de proposer aux Français de nouveaux repères, de susciter un nouveau destin
pour le pays et de préparer une alternative.
La victoire du Parti socialiste lors des élections locales de 2008 conforte sa
place de force centrale de l’opposition. Mais elle n’efface en rien cette réalité que les socialistes n’ont pas gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans et d’élection législative depuis onze
ans. Ce qui est en jeu, c’est notre capacité à porter un projet de gauche crédible à l’échelle du pays, à mettre en oeuvre une stratégie gagnante et à rester au pouvoir lorsque nous le
conquérons. Dans des conditions radicalement nouvelles, nous sommes à un tournant de même ampleur qu’au moment du congrès fondateur
d’Epinay en juin 1971. A l’époque, il s’agissait d’unifier la famille socialiste, de la faire grandir et gagner par l’union de la gauche. Aujourd’hui, l’enjeu est de retrouver un élan national en
refondant l’ensemble de la gauche et des progressistes par la construction d’une puissante force socialiste.Mesurons bien l’ampleur du travail politique, stratégique, intellectuel et militant qu’il s’agit d’accomplir tous ensemble dans le délai, court en réalité,
qui nous sépare des prochains rendez vous politiques nationaux.
Le congrès de Novembre 2008 ne devra donc pas ressembler au
précédent et devra être d’abord un congrès sur les idées, sur la stratégie et sur la reconstruction de la force collective que nous constituons. Nous jugeons utile d’y apporter dès maintenant
notre pierre. En mettant des réflexions et des convictions en débat, en proposant de chercher des convergences sur des contenus et sur une démarche politique.
Fixons dès à présent quatre principes pour orienter et organiser notre réflexion.
Le premier principe est de porter un regard lucide sur les difficultés – financières et budgétaires notamment - auxquelles la France est confrontée et qu’aggrave l’actuelle action gouvernementale.
Le second principe est de préconiser des solutions politiques qui répondent réellement au diagnostic établi, afin que le moment venu, notre action de gouvernants soit fidèle à notre discours d’opposants.
Le troisième principe est d’assumer notre identité sans céder aux injonctions de ceux qui, au nom d’une « radicalité » de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait des forces de transformation sociale et renoncent à toute confrontation de leurs convictions avec l’exercice des responsabilités.
Le quatrième principe consiste à dessiner une approche globale plutôt que de concevoir notre projet comme un empilement de mesures thématiques s’agrégeant sans cohérence (l’économique, le social, l’éducation, l’intégration, le sociétal, l’environnemental, etc.).
Car si l’Etat providence est en crise, c’est que la création de richesses s’essouffle et devient insuffisante. Si le pacte républicain se lézarde, c’est que l’intégration par l’emploi est en panne. Si le système éducatif se dérègle, c’est aussi parce que la nouvelle donne de l’économie de la connaissance n’est pas intégrée. Si les socialistes ne proposent pas au pays un système durable de financement de la protection sociale, il ne sera pas possible de lutter contre l’exclusion, de faire reculer la peur du changement, de réussir l’intégration, qui est pourtant l’enjeu majeur pour l’avenir de notre modèle républicain.
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Où en est la France, où nous mène la droite ?
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Quelles réponses à la « crise française » la gauche doit-elle proposer d’apporter ?
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De quel instrument politique, de quel Parti socialiste avons-nous besoin pour ce nécessaire redressement ?
Prenez connaissance de la suite du texte notament signé par Bertrand Delanoë sur le site suivant:
http://www.clarte-courage-creativite.com/
Commentaires
Dans ces conditions, ne serait-il pas possible d'améliorer cette information à la gare de CENON ? Je pense à une chose toute simple: être informés qu'il vaut mieux ne pas descendre du train et à aller jusqu'à la gare St Jean parce que le tram est en grève ou panne ... ou l'inverse: le tram fonctionne et on peut descendre pour prendre le tram sans souci.
Les contrôleurs devraient pouvoir diffuser ce genre d'info qui nous faciliterait la vie et éviterait à l'usager du train de se faire piéger sur le quai (vide ) du tram et la perspective de rallier Bordeaux Centre (4 km) à pied.





