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Je reviens de La Rochelle et je découvre cette dépêche. Sa tonalité me paraît tellement représentative de ce qui s'est joué à La Rochelle. Si ce n'était pas
inquiétant pour notre Parti, il faudrait en rire, ce que ne manqueront pas de faire les Français.
Que je suis bien proche de Delanoë quoi qui puisse se passer à Reims...
"
Loin des travaux de l'université d'été du Parti socialiste, Martine Aubry, Laurent Fabius et Jean-Christophe Cambadélis déjeunent à la même table dans un restaurant de La Rochelle.
Ils offrent ainsi les premières images d'une alliance balbutiante en vue du congrès de Reims, pendant qu'à quelques mètres Pierre Moscovici, candidat déclaré au poste de premier secrétaire, s'assoit seul à la terrasse d'un café voisin.
Il déplie un journal avant de déjeuner en face, dans une brasserie. Même Arnaud Montebourg, avec qui l'ancien ministre des Affaires européennes avait scellé une alliance en vue du congrès, passe sans le saluer pour aller s'installer à la table des "Reconstructeurs".
Codirigé par Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis, le courant de Dominique Strauss-Kahn, parti présider le Fonds monétaire international (FMI), semble sur le point d'imploser.
Ses deux dirigeants interprètent de façon contradictoire les conclusions d'une assemblée générale qui s'est tenu à huis clos vendredi soir à La Rochelle.
Pour Pierre Moscovici, les Strauss-Kahniens ont pris "à l'unanimité" la décision de se rapprocher de deux courants - celui de Martine Aubry et la "Ligne claire", groupe des grands élus locaux du PS comme le maire de Lyon - soit une alliance à trois côtés, pas plus.
Selon Jean-Christophe Cambadélis, aucun anathème n'ayant été prononcé lors de cette réunion, l'union avec les Fabiusiens est désormais possible.
TRIANGLE OU CARRÉ ?
"Notre triangle à nous n'a pas vocation à devenir un carré", conteste Pierre Moscovici, qui redit sa "détermination totale" à prendre la succession de François Hollande à la tête du PS.
A ses yeux, Martine Aubry n'a pas renoncé clairement à ses ambitions présidentielles pour 2012 et l'adouber comme chef de file reviendrait donc à alimenter la guerre des présidentiables que se livrent à distance le maire de Paris Bertrand Delanoë et la présidente de Poitou-Charentes Ségolène Royal.
De plus, les dissensions persistent sur la question européenne, trois ans après le référendum sur le projet de Constitution de l'Union. Les Fabiusiens défendaient le "non", les Strauss-Kahniens le "oui".
Les proches de Martine Aubry, persuadés d'avoir entre les mains les clés du congrès, minimisent ces querelles.
"Quand on perd un aileron, ce n'est pas une explosion en vol", plaisante François Lamy, interrogé sur la scission des Strauss-Kahniens. "On arrivera ensemble jusqu'au bout", assure le bras droit de la maire de Lille.
Furieux d'avoir été traité de "passager clandestin" par Pierre Moscovici cet été, Laurent Fabius savoure son retour en grâce.
"Cela fait quand même vingt ans qu'on perd les élections présidentielles (...) il faut changer, il faut une majorité de renouveau, il faut que des responsables qui n'ont pas toujours travaillé ensemble réfléchissent ensemble", déclare l'ancien Premier ministre avant de s'engouffrer à son tour dans le restaurant "Les Flots".
Les photographes s'agglutinent aux fenêtres pour immortaliser la tablée avant d'être rappelés vers la terrasse : François Hollande vient de s'y installer avec quelques journalistes, face aux "reconstructeurs" mais tournant le dos à Pierre Moscovici."
téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la
fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf
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