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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Lundi 3 avril 2006 1 03 /04 /Avr /2006 00:00

Je viens de relire avec plaisir un formidable petit opuscule de vulgarisation politique écrit par Henri Weber, sénateur socialiste, ancien fondateur de la L.C.R en 1968 avec Alain Krivine, intitulé « la gauche expliquée à mes filles » et publié au Seuil.

On se souvient malheureusement trop bien, nous, femmes et hommes de gauche, du résultat désastreux de la dernière campagne présidentielle qui, laissant à penser qu’il n’existait pas de différences fondamentales entre la droite et la gauche, avait finalement ouvert un boulevard aux extrêmes, celles issues de la droite xénophobe notamment. Les médias ont souvent réduit cette campagne autour de ce slogan populiste « tous les mêmes », plus révélateur d’un état d’esprit prompt à vouloir « renverser la table » - après quelques désillusions, mais aussi quelques succès - que d’une analyse réellement fondée sur  les bilans des Gouvernements qui se sont succédés au cours des 20 dernières années, bilans qui ne laissent en général pas de place au doute en ce qui concerne l’inspiration sociale ou libérale de ces gouvernements.

Mais si besoin était, au-delà de ce mauvais souvenir du 21 avril, la politique conduite par Mrs Chirac-Vilepin-Sarkozy, génératrice d’un climat quasi insurrectionnel en France, éclaire finalement d’un jour optimiste le fait qu’il existe de profondes divergences, réelles et fondatrices du clivage séculaire qui divise, depuis la Révolution française, les deux principaux courants de pensée de la classe politique française. Pour mémoire, le 28 août 1789, les députés ont été appelés à se prononcer sur une question décisive. Il s’agissait de définir les pouvoirs du Roi : fallait-il lui reconnaître le droit de s’opposer aux décisions de l’Assemblée Nationale, c’est-à-dire lui donner le droit de veto, ou bien fallait-il le lui refuser ? Lors du vote, les partisans du roi se sont alors rassemblés à droite de la tribune où siégeait le Président de l’Assemblée, ses adversaires se sont regroupés à gauche. Ainsi, était né ce bi-polarisme qui, depuis près de 220 ans, structure la classe politique française – et étrangère – en s’opposant sur la nature et l’importance des changements prioritaires qu’il convient de réaliser dans notre société.

Il existe bien entendu beaucoup d’éléments de débat et de division entre la Gauche et la Droite : à l’origine, il y avait le parti du mouvement – la gauche – et le parti de l’ordre – la droite-. Aujourd’hui, considérons que cette définition ne serait plus totalement objective.

A la lumière du C.P.E,  je préfère mettre l’accent sur les perceptions différentes que nous avons de la société et des approches par apport à elle, en particulier sur le thème de l’égalité des chances.

Parce qu’elle vient souvent des milieux plus populaires et qu’elle a vocation à défendre « la France d’en bas » - pour reprendre cette raffarinade contestable-, la gauche est particulièrement sensible à l’idéal d’égalité ( à ne pas confondre avec uniformité.. !). Pour elle, c’est la valeur clé, celle qui donne leur contenu réel à toutes les autres.

Pour la droite libérale, cette valeur clé, c’est la liberté des individus, à commencer par leur liberté d’entreprendre. Elle s’adapte de l’inégalité constatée entre les individus, entre les faibles et les forts, les intelligents et les moins intelligents, parfois entre les femmes et les hommes, et aujourd’hui entre les jeunes de moins de 26 ans et les autres. Attention, je veux préciser que la droite républicaine n’est pas raciste, c’est-à-dire qu’elle ne croit pas à l’inégalité entre les races, ce en quoi elle a évidemment raison.

Mais la ligne de partage fondamentale est bien située, me semble-t-il, sur cette notion d’égalité et ce texte législatif introduisant le CPE, intitulé pourtant « loi pour l’égalité des chances », me paraît illustrer des conceptions très différentes de cette incantation. Car pour la gauche, lutter pour l’égalité, ce n’est pas aligner tout le monde sur les plus démunis ou malchanceux, ce n’est pas, par exemple, généraliser l’emploi précaire au motif que l’emploi précaire existe quelque part; non, au contraire, c’est l’ambition d’aller à contre-courant de la loi naturelle. Dans un poulailler de « gauche idéale » au sein duquel un renard se serait introduit, le renard ne mangerait pas systhématiquement les poules. Chacun devrait d'abord pouvoir cohabiter avec l'autre, et, le cas échéant, les poules pourrait parfois chasser le renard… 

Finalement, sachons nous souvenir que ce sont des projets de société originellement différents qui  fondent encore et toujours les orientations politiques et les dogmes des partis de gouvernement et c’est cela qui doit permettre à chacun de nos concitoyens de voter en toute connaissance de cause lors des élections.

En toute sincérité, ce n’est, je crois, pas faire insulte à la droite, que d’affirmer que la gauche n’aurait jamais pu proposer un texte législatif s’inspirant du dispositif du Contrat Première Embauche. Non, s'il fallait encore s'en convaincre, la droite et la gauche ne sont franchement pas fait du même bois...

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Commentaires

Heureusement qu'il y a une différence entre la gauche et la droite...
Commentaire n°1 posté par Jean Jacques (PS) le 03/04/2006 à 23h50
Oui, c'est certain. Mais souvenons-nous qu'il y a 3 ans la campagne présidentielle s'est fait sur l'affirmation inverse...
Réponse de Philippe Buisson le 04/04/2006 à 09h04
Le gouvernement Jospin est en grande partie responsable de cette confusion !
Commentaire n°2 posté par Eric Mouchet le 04/04/2006 à 09h12
La réalité politique actuelle met en lumière le fossé chaque jour grandissant entre les dirigeants et l’attente populaire.

La France est en mal d’écoute, de considération et de transformation, il nous faut donc remobiliser dès maintenant les cœurs et les esprits.



Nous sommes nombreux, femmes et hommes de tous horizons qui, en France et en Gironde, ressentent un fort désir d'avenir.

L'élection présidentielle de 2007 est une échéance décisive à laquelle nous voulons contribuer par le débat, l'élaboration de propositions, la mise en œuvre d'actions ainsi que par un engagement collectif.

Ensemble, nous voulons participer à la victoire des idées et des valeurs de progrès qui permettront à la société française et à l'Europe de se développer dans un esprit de justice et de solidarité.Ségolène Royal incarne cet espoir d'un avenir meilleur, elle est la meilleure candidate de la gauche pour remporter la prochaine élection présidentielle.

C'est pourquoi, nous avons décidé de créer en Gironde un comité de soutien à sa candidature, et nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans notre démarche à nous rejoindre pour agir ensemble, en s'inscrivant et en participant.

www.desirsdavenir33.org
Commentaire n°3 posté par Désirs d'avenir Gironde le 05/04/2006 à 00h30

Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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