Partager l'article ! la dangereuse loi des séries: Chacun dans sa vie a approché l’expression de ces dictons populaires « jamais deux sans trois&n ...

Chacun dans sa vie a approché l’expression de ces dictons populaires « jamais deux sans trois » ou « un malheur n’arrive jamais seul ». Le hasard ne se laisse pas amadouer facilement et ce qu’il est communément convenu d’appeler « la loi des séries » semble échapper aux lois mathématiques sur les probabilités.
Ainsi, trois meurtres en dix jours dans le Libournais, tous distincts et sans aucun rapports entre eux, ça pourrait être une série à mettre à l’actif de cette loi anti-conformiste, ne serait-ce pour exorciser son appréhension, révéler son impuissance ou simplement se rassurer. Moins prosaïquement, c’est malheureusement surtout la confirmation d’un phénomène très observable au grès de nos activités quotidiennes, à savoir une violence de moins en moins refoulée de la part de certains de nos concitoyens et des passages à l’actes de plus en plus fréquents et graves, de l’altercation verbale à la l’agression physique. C’est aussi l’échec patent des promesses gouvernementales de la campagne de 2002, sociales et sécuritaires notamment.
Mais, pour revenir à nos trois meurtres et selon l’axiome de cette loi des séries, ainsi va la vie avec son lot d'injustices et d’événements semblant répondre à des arythmies sociétales auxquelles il est rassurant de croire que nous n’y pouvons pas grand chose, au nom de la fatalité.
C’est également ce que doit se dire Dominique de Villepin obligé de naviguer à vue au milieu d'une avalanche de crises qui semblent s’être données rendez-vous dans un espace-temps bien resserré sauf que cette coïncidence n’a probablement rien de fortuite. La vérité sous-jacente laisse à penser que notre « encore 1er ministre » - bien qu’en situation de coma dépassé dans sa fonction - a tacheté sa carrière au sein des officines ministérielles d’un tombereau de chausse-trappes envers ses propres amis, avanies dont il touche aujourd’hui les dividendes sous la forme de rancœurs tenaces, dont les tribulations de l’affaire Clairstream figurent l’une des parties émergées de l’iceberg.
Dans cette période de vacillement des pouvoirs, je me souviens, ce funeste soir du 21 avril 2002, avoir incité Gilbert Mitterrand à annoncer sans délai son appel à voter pour Jacques Chirac tant il me paraissait obligatoire de ne pas atermoyer dans notre choix et écarter de la route vers l’Elysée un ennemi de la République. Il l’a fait vers 22h, par le biais d’une dépêche à l’AFP ; ce fut d’ailleurs l’un des premiers responsables socialistes à annoncer son intention salutaire; certains le lui avaient d'ailleurs reproché...
Mais aujourd’hui, en ce début du mois de mai, 4ème anniversaire du second mandat de J . Chirac, qu'en est-il objectivement de la santé de cette République que nous croyions sauver au prix de ce vote contre-nature?
L’attitude de nos dirigeants actuels est non seulement indécente mais elle est irresponsable face à l’Histoire. Elle met en péril les fondements de la République. La loi des séries ne saurrait être invoquer pour expliquer la présence une nouvelle fois au second tour du FN l’an prochain. Il est temps de purger cette crise de régime et d’appeler solennellement à ce que cessent ces agissements de pieds nickelés.
téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la
fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf
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