Samedi 28 février 2009
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15:35
Gilles Savary est mon ami. C'est important mais ce n'était pas un critère suffisamment objectif pour que je soutienne mordicus sa candidature aux prochaines élections
européennes.
En revanche, le fait qu'il soit simplement l'un des meilleurs députés européens actuels, reconnu comme tel par toutes les sensibilités confondues, était un élément amplement suffisant pour que le
Parti Socialiste n'ampute pas sa prochaine délégation à Bruxelles de ce talent.
Jusqu'à hier, cette reconnaissance était validée; Gilles paraissait accroché à une position éligible sur la future liste socialiste de notre circonscription ( Aquitaine-Midi Pyrénées- Languedoc
Roussillon).
Puis vint le temps dramatique où les listes se décomposent pour passer à la moulinette de la commission électorale du PS, où la méritocratie ne compte plus, où seule prévaut les équilibres factices
des courants et sous-courants socialistes.
A ce jeu, Peillon a lâché Savary. A ce jeu, l'Aquitaine n'aura peut être pas de représentant parmi les futurs députés européens socialistes.
Alors, même s'il faut toujours s'attendre à tout dans une carrière politique, aujourd'hui je suis en colère car une fois de plus le travail n'a pas pesé lourd face aux combinaisons
d'appareil.
La campagne électorale va commencer. Bien entendu, je la mènerai avec ardeur car l'enjeu d'une alternance européenne dépasse cet épisode peu glorieux. Mais j'avoue quand même, à ce moment précis,
avoir le sentiment que le PS s'est de nouveau tiré une balle dans le pied. Depuis quelques années, nous n'en sommes plus à une près, mais ça va finir par lasser!
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