S’il y a un projet aquitain à défendre becs et ongles, avec la puissance des muscles mêlés de toutes les forces politiques, économiques et citoyennes de notre région, c’est bien le projet de ligne TGV entre Bordeaux et l’Espagne. Faire de l’Aquitaine une euro-région qui jouera pleinement son rôle de trait d’union entre la péninsule ibérique et le reste du continent, voilà l’enjeu de notre mobilisation. En 2016, Bordeaux sera enfin relié à la capitale française par une voie TGV et nous serons alors à 2 heures de Paris. Dans le même temps, les espagnols auront eux aussi réalisé un tronçon de ligne à grande vitesse entre Irun, Vitoria et Bilbao ( ce qu’il est convenu d’appelé l’Y basque). Il serait donc absurde de ne pas vouloir relier ces deux infrastructures en prolongeant d’une part la ligne à grande vitesse Bordeaux/Paris jusqu’au pays basque et, du côté espagnol, en prolongeant la ligne de Vitoria jusqu’à Madrid mettant ainsi la capitale espagnole à 4 heures seulement de Bordeaux.
Au cours des cinquante dernières années, la capitale girondine a perdu beaucoup de batailles en matière d’aménagement du territoire comme en matière de développement économique. Parfois par prétention, souvent par maladresse, les dossiers bordelais ont souffert d’être supportés à Paris, auprès des ministères, par des élus trop enclins à se tailler des croupières dans leur jardin politique local quand au contraire l’unité, même de façade, était seule garante d’un espoir de réussite.
Toulouse, la conurbation Bayonne-Anglet-Biarritz-san Sébastien ( plus d’1 million d’habitants), La Rochelle, ont conquis de formidables infrastructures quand, dans la même période, les bordelais atermoyaient en se regardant le nombril qu’ils pensaient, à tord, très attrayant. La décentralisation a été un formidable outil d’émancipation et de compétition entre les régions. Désormais, il ne suffit plus d’exister dans les salons parisiens, de connaître tel ou tel ministre ou 1er ministre, pour emporter la décision de l’Etat. Non, l’homme fort est celui qui porte un bon dossier soutenu par une dynamique territoriale unitaire et solide.
Nous sommes donc aujourd’hui engagés dans une compétition difficile, celle de défendre ce dossier d’une ligne ferroviaire à grande vitesse transeuropéenne Paris/Bordeaux/Irun/Madrid. Mais la concurrence sera sévère tant les régions sont nombreuses à postuler pour obtenir leur raccordement au maillage TGV.
Depuis le 30 août, un grand débat public s’est ouvert pour faire connaître et pour faire comprendre ce projet ferroviaire aquitain. Il doit permettre une large concertation autour des différentes options proposées en matière de tracés notamment. Il s’achèvera le 29 décembre 2006. A la lumière des contributions aquitaines, ce projet sera poursuivi, amendé ou simplement abandonné.
L’heure est à la mobilisation ! A la mobilisation pour défendre un projet, un projet qui bien sûr améliorera les temps de parcours des voyageurs entre Bordeaux et l’Espagne, mais pas seulement. C’est aussi un projet qui, s'il voit le jour à une échéance prévue autour de 2020, permettra entre autre de transférer une grande partie du fret international de la route vers le fer et de libérer l’Aquitaine de son mur de camions infernale, il permettra en outre, de manière collatérale, d’améliorer substantiellement les dessertes des Trains Express Régionaux, il permettra enfin, et surtout, à l’Aquitaine de garder confiance en son avenir.
Libourne et le Libournais doivent être solidaires de ce combat. Car si demain Bordeaux est un cul-de-sac ferroviaire, alors nul doute que nous serons ensemble enlisés durablement.
www.debatpublic-projetferroviaire-bordeaux-Espagne.org
Commentaires
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » et non la ligne ferroviaire Bordeaux/ Espagne est au Débat Public du 30 août au 29 décembre 2006. Ce projet ferroviaire Bordeaux-Espagne est présenté par réseau Ferré de France. Ce projet ferroviaire qui a pour but de mettre en service la LGV Sud Europe Atlantique à lhorizon 2016 ne répond pas aux besoins entre 2006 et 2016 et y répondra bien mal après 2016.
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » nest quun élément de la politique des transports qui est bien mal maîtrisée dans notre Région. Cette politique laisse large place à linitiative privée : cest à dire une large place à la route payée par les citoyens français au profit de transporteurs internationaux dont de moins en moins de français ! Le maillage autoroutier réalisé pour 2009 (C.F. A10, A65, ..) les 6500 camions jour de Biriatou en 2005 passeront à 16 000 camions jour en 2006. Le mur de camion que nous connaissons sur la 10 sera généralisé au massif landais. Le transfert route rail dont on nous rebat les oreilles pour justifier une LGV nest quun leurre : à 15 km à lheure en moyenne sur le réseau français personne ou quasiment personne ne confie plus de marchandises à SNCF dautant quon ne sait pas si le transport sera réalisé par SNCF ou Sernam. Létat du réseau est tel, les bilans de RFF sont tels, que lon ne peut plus rien espérer du fret ferroviaire !
Assez de grandiloquence derrière le dogme de la croissance, essayons de décoder les propos entendus de RFF qui ne sont que des arguments commerciaux. Les aquitains naspirent pas au progrès pour le progrès (le milieu du 20ème siècle) mais à une qualité de vie et de service (le 21ème siècle). Espérons que les élus régionaux qui sont de fait éloignés voire très éloignés des réalités économiques se plongeront dans la réalité des chiffres et des escarbilles avant de se prononcer benoîtement.
Oui au développement ferroviaire mais pas nimporte comment !
Il faut un vrai projet ferroviaire inséré dans un projet volontariste et général des transports. Le projet ferroviaire doit inclure une croissance très significative du fret et le développement des transports de proximité.
La grande vitesse ne peut plus être le paramètre de décision fondamental. Le rapport qualité prix est à remettre en avant (investissement / minute gagnée ?).
Le nouveau projet ferroviaire ne doit pas créer de nouveaux couloirs (assez de découpe du massif landais par la THT, le Gaz, lAirbus, les autoroutes, )
Priorité doit être donnée dès aujourdhui à lamélioration immédiate et progressive de la ligne existante en fonction de la réalité des trafics.
La solution retenue doit répondre à une véritable préoccupation daménagement du territoire (conciliant transports de proximité et transports de longue distance, en assurant la protection des riverains et en résorbant les nuisances au-delà même des normes règlementaires).
Le Maire de Landiras
E. DUPIN
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » et non la ligne ferroviaire Bordeaux/ Espagne est au Débat Public du 30 août au 29 décembre 2006. Ce projet ferroviaire Bordeaux-Espagne est présenté par réseau Ferré de France. Ce projet ferroviaire qui a pour but de mettre en service la LGV Sud Europe Atlantique à lhorizon 2016 ne répond pas aux besoins entre 2006 et 2016 et y répondra bien mal après 2016.
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » nest quun élément de la politique des transports qui est bien mal maîtrisée dans notre Région. Cette politique laisse large place à linitiative privée : cest à dire une large place à la route payée par les citoyens français au profit de transporteurs internationaux dont de moins en moins de français ! Le maillage autoroutier réalisé pour 2009 (C.F. A10, A65, ..) les 6500 camions jour de Biriatou en 2005 passeront à 16 000 camions jour en 2006. Le mur de camion que nous connaissons sur la 10 sera généralisé au massif landais. Le transfert route rail dont on nous rebat les oreilles pour justifier une LGV nest quun leurre : à 15 km à lheure en moyenne sur le réseau français personne ou quasiment personne ne confie plus de marchandises à SNCF dautant quon ne sait pas si le transport sera réalisé par SNCF ou Sernam. Létat du réseau est tel, les bilans de RFF sont tels, que lon ne peut plus rien espérer du fret ferroviaire !
Assez de grandiloquence derrière le dogme de la croissance, essayons de décoder les propos entendus de RFF qui ne sont que des arguments commerciaux. Les aquitains naspirent pas au progrès pour le progrès (le milieu du 20ème siècle) mais à une qualité de vie et de service (le 21ème siècle). Espérons que les élus régionaux qui sont de fait éloignés voire très éloignés des réalités économiques se plongeront dans la réalité des chiffres et des escarbilles avant de se prononcer benoîtement.
Oui au développement ferroviaire mais pas nimporte comment !
Il faut un vrai projet ferroviaire inséré dans un projet volontariste et général des transports. Le projet ferroviaire doit inclure une croissance très significative du fret et le développement des transports de proximité.
La grande vitesse ne peut plus être le paramètre de décision fondamental. Le rapport qualité prix est à remettre en avant (investissement / minute gagnée ?).
Le nouveau projet ferroviaire ne doit pas créer de nouveaux couloirs (assez de découpe du massif landais par la THT, le Gaz, lAirbus, les autoroutes, )
Priorité doit être donnée dès aujourdhui à lamélioration immédiate et progressive de la ligne existante en fonction de la réalité des trafics.
La solution retenue doit répondre à une véritable préoccupation daménagement du territoire (conciliant transports de proximité et transports de longue distance, en assurant la protection des riverains et en résorbant les nuisances au-delà même des normes règlementaires).
Le Maire de Landiras
E. DUPIN
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » et non la ligne ferroviaire Bordeaux/ Espagne est au Débat Public du 30 août au 29 décembre 2006. Ce projet ferroviaire Bordeaux-Espagne est présenté par réseau Ferré de France. Ce projet ferroviaire qui a pour but de mettre en service la LGV Sud Europe Atlantique à lhorizon 2016 ne répond pas aux besoins entre 2006 et 2016 et y répondra bien mal après 2016.
Le « projet ferroviaire Bordeaux-Espagne » nest quun élément de la politique des transports qui est bien mal maîtrisée dans notre Région. Cette politique laisse large place à linitiative privée : cest à dire une large place à la route payée par les citoyens français au profit de transporteurs internationaux dont de moins en moins de français ! Le maillage autoroutier réalisé pour 2009 (C.F. A10, A65, ..) les 6500 camions jour de Biriatou en 2005 passeront à 16 000 camions jour en 2006. Le mur de camion que nous connaissons sur la 10 sera généralisé au massif landais. Le transfert route rail dont on nous rebat les oreilles pour justifier une LGV nest quun leurre : à 15 km à lheure en moyenne sur le réseau français personne ou quasiment personne ne confie plus de marchandises à SNCF dautant quon ne sait pas si le transport sera réalisé par SNCF ou Sernam. Létat du réseau est tel, les bilans de RFF sont tels, que lon ne peut plus rien espérer du fret ferroviaire !
Assez de grandiloquence derrière le dogme de la croissance, essayons de décoder les propos entendus de RFF qui ne sont que des arguments commerciaux. Les aquitains naspirent pas au progrès pour le progrès (le milieu du 20ème siècle) mais à une qualité de vie et de service (le 21ème siècle). Espérons que les élus régionaux qui sont de fait éloignés voire très éloignés des réalités économiques se plongeront dans la réalité des chiffres et des escarbilles avant de se prononcer benoîtement.
Oui au développement ferroviaire mais pas nimporte comment !
Il faut un vrai projet ferroviaire inséré dans un projet volontariste et général des transports. Le projet ferroviaire doit inclure une croissance très significative du fret et le développement des transports de proximité.
La grande vitesse ne peut plus être le paramètre de décision fondamental. Le rapport qualité prix est à remettre en avant (investissement / minute gagnée ?).
Le nouveau projet ferroviaire ne doit pas créer de nouveaux couloirs (assez de découpe du massif landais par la THT, le Gaz, lAirbus, les autoroutes, )
Priorité doit être donnée dès aujourdhui à lamélioration immédiate et progressive de la ligne existante en fonction de la réalité des trafics.
La solution retenue doit répondre à une véritable préoccupation daménagement du territoire (conciliant transports de proximité et transports de longue distance, en assurant la protection des riverains et en résorbant les nuisances au-delà même des normes règlementaires).
Le Maire de Landiras
E. DUPIN
Votre propos est un peu trop orienté politiquemnt, il a un peu de règlement de compte contre le Conseil régional et son exécutif!
Décidément les gens ne sont JAMAIS content!
Cité au passé prestigieux, métropole touristique et économique, capitale mondiale du vin, pôle universitaire et de recherche, ville de fête et de saveurs, Bordeaux poursuit son mouvement vers 2010. http://www.voyage-vacance.fr


