.

 

 

  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

Contactez moi

(Recommandez ce blog)


L'actu en image

Garder le fil

  • Flux RSS des articles
Lundi 23 octobre 2006

Jacques Chirac a tellement laminé l’image et la fonction du Président de la République française que la campagne présidentielle s’ouvre dans un climat tout à fait inédit sous la 5ème République. Caresser l’espoir de succéder à De Gaulle ou à Mitterrand demandait une trempe et un charisme hors du commun. Il fallait avoir longtemps réfléchi à la fonction, il fallait une ambition pour la France, il fallait une surface intellectuelle et personnelle à la hauteur de cette prétention suprême. Aujourd’hui la France est malade et la vacuité actuelle de la fonction présidentielle en est un des thermomètres.

Aux français, et avant eux aux militants socialistes, deux choix sont offerts : Désigner un président-technicien de la politique ou alors élire un président dont la stature, l’expérience et la hauteur de ses raisonnements seront porteur d’un espoir de reconquête de l’image de notre pays et de sa gouvernance.

Une chose est certaine. Nicolas Sarkozy a le profil exactement inverse à cette ambition. Impulsif et autoritaire, sans pensée structurée, va-t-en-guerre et racoleur, il colle plus à l’image d’un Georges Bush qu’à celle d’un Chef d’Etat stabilisateur pour notre société. Il confond conviction politique et soutien instantané de l’opinion à ses frasques démagos. Or, ce que l’on attend d’un Président ou d’un Chef, ce n’est justement pas de surfer sur l’opinion, de confronter telle catégorie de français à telle autre. Non, celui-là doit être rassembleur et fidèle à ses croyances politiques. Il doit s’inscrire dans la durée et, pour ce faire, il doit savoir que les bonnes décisions ne sont pas toujours celles qui sont prises en vertu des sondages. On n’a pas raison en politique dès qu’opine une majorité. Il faut de la constance et du courage, pas un plan de communication adapté à l’air du temps au nom de je ne sais quelle modernité. Je ne suis pas gauliste au sens d’après-guerre, mais je lui reconnaît la trempe, en juin 40, de ces êtres rares qui griffent l’histoire et qui honore un peuple en le protégeant et en le servant sans calcul.

La France va mal et le monde guère mieux. C’est un constat objectif. Le prochain Président de notre République devra prendre sa part de responsabilité pour redresser la destinée de notre civilisation. L’enjeu n’est pas moindre. Les risques existent que ce siècle ne se termine pas. Fanatisme, tentation nucléaire, dérèglement climatique, pollution sont autant de menaces réelles.

Dans quelques semaines, les militants du Parti Socialiste doivent prétendre à désigner le prochain Président français qui aura la charge de gérer ces défis. Bien sûr devra-t-il porter le projet que nous avons adopté avant l’été. Mais , au-delà, il devra être un marin au long cours, un guide dont l’expérience accumulée servira.

Nos trois candidats ont des qualités réelles. Il ne s’agit pas d’en disqualifier deux. Il s’agit de choisir l’un d’entre-eux et, en ce qui me concerne, mon choix se porte sur Laurent Fabius. Il en a l’envergure, personne ne le conteste. S’il ne devait y avoir qu’un seul argument, je plaiderai celui-là car il me paraît fondamental dans le contexte actuel, pour rehausser l’image et le contenu de la fonction présidentielle qui en a tant besoin.

par Philippe Buisson publié dans : Philippe Buisson

Newsletter

Inscription à la newsletter

Ça me démange...


Jeudi soir, je voterai en faveur de Martine Aubry au niveau national, pour Ludovic Freygefond au plan girondin et... pour moi ( quand même!!) au secrétariat de la section libournaise.

Catégories

Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus