Partager l'article ! Temps de campagne: On commence à entrer dans le vif des campagnes électorales. La cadence s’accélère, les équ ...

On commence à entrer dans le vif des campagnes électorales. La cadence s’accélère, les équipes s’organisent, une logistique se met en place, les camps s’observent…
Je souhaite faire une campagne de proximité axée autour de petites réunions publiques de village comme ce fut le cas vendredi soir à Sainte-Terre. L’échange y est direct, concret.
La semaine avait commencé par la venue de Nelly Olin, Ministre de l’environnement. Cette visite m’a laissé une impression bizarre ; Mme Olin s’est rendue d’abord près de la décharge de pneus d’Espiet en promettant la réhabilitation de ce site avant deux mois. Bonne nouvelle ! Sauf que Mme la Ministre a aussitôt expliqué que l’Etat ne mettrait pas un centime dans cette opération de nettoiement, que celle-ci serait prise en charge par le Groupe d’Intérêt Economique « Aliapur » dont les financements émanent des principaux manufacturiers de pneumatiques. Bonne nouvelle donc, mais pourquoi un ministre annonce à grand renfort de presse une échéance qui ne dépend pas à proprement parler de son budget. C’est spécial, mais encore une fois, soyons beau joueur et acceptons cette promesse sans autre procès d’intention.
La seconde étape de la visite de Nelly Olin était consacrée à l’inauguration de la station de traitement des effluents viticoles de St Christophe des Bardes, près de St Emilion. Le financement de cet équipement remarquable a fait appel à l’agence de l’eau, au Conseil Général et au Conseil Régional, rien à priori de la part de l’Etat. Là encore, visite ministérielle oblige, non seulement Mme Olin a procédé aux rituels inauguraux classiques mais il a fallu faire des pieds et des mains pour que les institutions qui ont, elles, financé cette station aient voix au chapitre. Pour tout vous dire, la Ministre n’y est pour rien. Par contre, ceux qui plaident des subventions auprès de la Région ( en l’occurrence 260 000 euros !!) pour ensuite avoir l’outrecuidance de leur adresser un bras d’honneur méprisant lors de l’inauguration méritent que l’on s’en souvienne. Même en campagne électorale, il faut quand même un peu de savoir vivre et de reconnaissance.
Après cette journée très médiatique, entouré « d’amis » dont la couleur politique était très monocolore et ce n’était pas le rose, j’ai organisé une semaine de visites sur le terrain : entrevues avec une dizaine de conseils municipaux, visite de la cave coopérative de Périssac dans le canton de Fronsac pour parler de la réforme des agréments, le marché de Ste Foy la Grande, pour terminer dimanche par la fête du cochon à Listrac de Durèze.
C’est lors de ces rencontres que l’on sent un territoire, que l’on mesure l’état de ses richesses comme de ses faiblesses. J’aime ces moments de campagne qui sont aussi l’occasion de renouer le lien de confiance avec nos concitoyens. Et je crois finalement que la réforme démocratique appelée de nos vœux doit se traduire par des actes aussi simples, c’est s’inscrire dans une démarche permanente d’écoute, pour parler juste et ensuite pour agir juste.
Il y a eu jusqu’à présent tellement de discours et si peu d’actes en liaison avec ces discours. Et je ne vise pas explicitement la visite de Nelly Olin…
téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la
fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf
Commentaires