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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /Fév /2007 09:59

Ouf! L'élection présidentielle aura finalement bel et bien lieu. Les français ne confondent pas dans leur grande sagesse les sondages et les suffrages. A en croire l'IFOP, 79% de nos concitoyens considèrent que l'élection n'est pas jouée. Et par expérience ils ont bien raison. Un exemple: à deux mois et demi avant le référendum sur la constitution européenne, l'IFOP donnait le Oui vainqueur à 58%... le résultat final a été quasiment l'inverse puisque le Oui a terminé à moins de 44 %... De la même manière, lors de la dissolution de 1997, les sondages prédisaient un victoire facile de la Droite, sondages qui ont d’ailleurs permis à Alain Juppé de convaincre Jacques Chirac du bien-fondé de cette aventure… avant que les sondages ne s’inversent quelques jours avant les élections.

 

Non, l'heure est à la campagne, à la comparaison pragmatique des programmes des candidats. Les médias ont malheureusement pris parti ce qui n'aide pas à l'émergence des débats de fond pourtant nécessaires pour choisir deux politiques diamétralement opposées. Là encore un exemple: chaque observateur de bonne fois a considéré le discours de Villepinte comme étant sérieux et fondateur. Pourtant, de peur probablement d'avoir à se déjuger, la classe médiatique dans sa majorité a décidé d'allumer un contre-feu sur le coût du programme de Ségolène Royal. Question légitime au demeurant. Sauf que ces mêmes observateurs, si critiques envers la candidate socialiste, n'avaient pas eu la même rigueur objective à la suite du discours-programme de Nicolas Sarkozy en janvier dernier. Ce même programme qui créé aujourd'hui des crispations au sein de l'UMP, certains cadres de ce parti le jugeant terriblement dispendieux. Deux poids deux mesures donc qui font des médias des acteurs politiques engagés et prosélytes et non des observateurs exégètes permettant d'éclairer sincèrement les différentes grandes orientations qui s'affrontent.

Alors oui rien n'est joué et c'est heureux. Militants ou sympathisants de gauche comme de droite, ne plions pas les gaules de la campagne!

 

La démocratie, fragile conquête, mérite un débat engagé et sincère. Ne nous laissons pas gagner par cette intimidation sondagière- et probablement mensongère- qui voudrait laisser penser que ce combat démocratique serait achevé avant d'avoir débuté. Ne faisons pas de cette élection un show de télé-réalité. Le 6 mai, les Français choisiront notre Président pour cinq ans, pas le vainqueur futile d'une Star Académie, aussi vite oublié que désigné.

Faisons vivre ce débat, parlons aux pays, confrontons nos idées, soyons à la hauteur de ce rendez-vous puisque la classe médiatique n'y est pas, se contentant de surfer sur l'écume des polémiques anecdotiques.

A chaque élection, les sondages sont en principe démentis, à chaque élection un grand brainstorming agite les rédactions pour comprendre l'effet pervers de ces prévisions au doigt mouillé, à chaque fois les chroniqueurs échaudés nous promettent qu'on ne les y reprendra plus, et... à l'élection suivante c'est l'avalanche et la surenchère que l'on connaît !

Mais, cela étant dit, et pour être tout à fait honnête, rien n'excuse non plus les cafouillages répétés et prolongés de la campagne de Ségolène. Ne pas vouloir s'enfermer dans les prévisions des sondages, c'est une chose, mais tout faire pour qu'ils soient mauvais n'est pas forcément une stratégie « génialissime ». La réorganisation de l'équipe de campagne de Ségolène, annoncée pour cette semaine, devra être conséquente et faire appel à l'ensemble des talents de ce parti, à commencer par Fabius et Strauss Kahn. Les français attendent le service après-vente de notre programme, ils veulent le connaître, ils veulent le comparer avec celui de Sarkozy, en celà ils ont bien raison! Alors, lâchons la bride, changeons de braquet, et faisons confiance aux grimpeurs car nous attaquons la montagne.

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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