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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Samedi 24 février 2007 6 24 /02 /Fév /2007 18:50

« Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! ».Cette proclamation est de Victor Hugo. Cette semaine, l'abolition de la peine de mort a été inscrite dans la Constitution française par le Parlement réuni en congrès à Versailles, par 828 voix contre 26. « Nous accomplissons le voeu de Victor Hugo en 1848, l'abolition pure, simple, irréversible », a déclaré Robert Badinter, qui avait présenté en 1981 le projet de loi sur l'abolition de la peine de mort. Le projet de loi constitutionnelle insère dans l'article 66 de la Constitution un premier alinéa qui stipule que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». Ainsi, la France devient le 45ème pays au monde à avoir inscrit l'abolition de la peine de mort dans sa Constitution, et le 16ème en Europe. La loi du Talion, celle qui exigeait que l'Etat punisse les infractions les plus graves de la peine la plus sévère est désormais reléguée aux antiquités d'un temps passé. Aujourd'hui, même si beaucoup reste à faire, d'autres moyens pénitentiaires sont possibles et offrent à nos jurys populaires des alternatives moins barbares et moins définitives..

Je me réjouis bien entendu de cette initiative du Président Chirac, abolitionniste de toujours, qui termine ainsi l'oeuvre initiée courageusement par François Mitterrand en 1981. Je m'en réjouis par conviction, une conviction forgée dès l'adolescence lors de la lecture du "pull-over rouge", une contre-enquête de Gilles Perrault sur l'affaire Ranucci, l'avant dernier guillotiné de France dont la culpabilité est toujours sujette à caution aujourd'hui, mais aussi après une analyse objective d'un constat, celui qui démontre, sans aucun contre-exemple dans le monde, que la criminalité n'est liée ni à l'existence ni à l'abolition de la peine de mort mais plutôt à des facteurs criminogènes sociétaux. Et s'il fallait quand même un seul exemple: Aux États-Unis, où la peine de mort est malheureusement largement appliquée dans certains états, le nombre de crimes dépasse largement celui d’autres pays où elle ne l’est pas, notamment en Europe Occidentale.

Alors oui, ce vote solennel, en congrès à Versailles, n'avait d'autre ambition que de sceller cette abolition dans le marbre de notre législation suprême. Tous les groupes parlementaires appelaient à voter ce texte dans un consensus républicain rassurant. Pourtant, par dogme et uniquement par dogme puisqu'il ne peut s'agir d'arguments sécuritaires, 23 parlementaires ont voté contre et 17 autres se sont abstenus. Parmi ces derniers abstentionnistes, nous retrouvons jean Paul Garraud, fidèle dans ses positionnements à la droite de la Droite.

L'ensemble de son oeuvre parlementaire, prochainement stoppée je l'espère, se forge dans ces prises de positions réactionnaires et fort heureusement ultra-minoritaires au sein même de l'UMP.

Lui le magistrat dont la fonction nécessite plus que pour quiconque l'apprentissage du doute, lui qui vice-présidait la commission parlementaire d'Outreau, lui, il n'est toujours pas convaincu de la pertinence d'abolir la peine capitale.. Comme si il n'y avait jamais d'erreurs judiciaires, comme s'il n'avait jamais lu le "pull-over rouge". Plus grave, comme si il eut voulu peut-être ne pas exclure d'avoir à connaître le frisson de requérir un jour cette peine de mort en tant que juge.

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Commentaires

Comme quoi, il est possible d'être député et d'être misérable... misère intellectuelle, quand tu nous tiens...
Commentaire n°1 posté par E.M. le 26/02/2007 à 14h31
Vous avez dit Jean-Paul GARRAUD? Il est député ce monsieur? Il a dû être élu par erreur, et dans 4 mois on n'en parlera plus.Seul son geste de bêtise restera inscrit.
Commentaire n°2 posté par C. M. le 26/02/2007 à 15h44
Je crois que nous attendons de nos élus qu'ils assument leurs positions. Cela rime à quoi de s'abstenir sur un sujet comme la peine de mort? Soit on est pour (ils sont peu en Europe) soit on est contre!
Il est aussi difficile de comprendre, pourquoi M. Garraud vote une loi qui met en difficulté l'entreprise "la librairie électronique" et ensuite fait mine de leur apporter son soutien dans la presse. Un élu doit assumer sinon il n'est pas digne de nous représenter...
Commentaire n°3 posté par Thierry le 28/02/2007 à 13h20
c'est pas faux... et ça commence à se savoir!
Réponse de Philippe Buisson le 28/02/2007 à 15h18
Preuve encore que subsiste à l'intérieur de l'UMP, une droite dangereuse, héritière des contre-révolutionnaires, capable de remettre en cause les réformes les plus progressistes. Preuve encore que le politique finit toujours par se dévoiler tel qu'il est, c'est souvent comme ça et puis pas seulement pour le politique. Il n'est pas habile, c'est le moins que l'on puisse dire, mais reconnaissons lui au moins son honnêteté intellectuelle. Peut-être une place chaude à l'ENM l'attend...
Commentaire n°4 posté par GUILLAUME le 28/02/2007 à 19h47
Mais qui êtes vous pour parler à la place de Mr GARRAUD ? Savez vous pourquoi il c'est abstenu ?
En tous cas ce deputé que certains de vos supporters qualifie de "minable" est venus lui repondre à nos questions à nous les eleves de Montesquieu .Et il n'est pas venus dans but de recuperer des voix à un repas offert lui ! Il est venus pour repondre à nos questions nous qui ne votons pas forcement ! Sachez enfin monsieur buisson , qu'une campagne ne se fait pas sur un homme mais sur un programme ...
Commentaire n°5 posté par JEUNE POP le 28/03/2007 à 21h43

Bonjour. je suis venu par 3 fois répondre aux questions des élèves de Montesquieu. Quant à mon éventuelle récupération de voix à ce déjeuner, je ne vois pas très bien ce qui vous fait dire cela puisque je n'ai absolument pas parler de politique. Par contre, j'ai parlé de ce que le Conseil Régional dont je suis l'élu fait financièrement pour cet établissement, même s'il est privé...

Quant à mon programme, je vous en parle à souhait quand vous voulez.

Réponse de Philippe Buisson le 28/03/2007 à 22h01
J'ai lu, il y a quelques années, un très bon ouvrage relatif à l'histoire de l'abolition de la peine de mort, il a pour titre La course contre la honte est publié par les éditions Tribord et signé par Pierre Clavilier.

L'avez-vous lu ?
Commentaire n°6 posté par claude le 26/01/2010 à 11h17

Ça me démange...


téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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