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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Mardi 14 août 2007 2 14 /08 /Août /2007 12:01

En pleine atonie estivale, la crise qui secoue le marché de l'immobilier américain rythme l’actualité et porte un nouvel éclairage inquiétant sur les faiblesses d’une économie mondialisée largement assise sur une montagne de dettes.

Car oui, aujourd’hui, l’inconséquence des banques américaines peut au final avoir des répercutions directes sur notre porte-monnaie jusque dans nos contrées libournaises. Que se passe-t-il au juste ? Simplement une confirmation : L’économie américaine que certains portent en référence, notre nouveau président en tête, est en fait un colosse au pied d’argile car les américains sont pour beaucoup d’entres-eux des surrendettés !

 

Le mot-vedette de l’été est « subprime » ; il résonne comme un virus à contagion rapide.Comment ce système ultra-libéral peu vertueux fonctionne-t-il ?: 

 

Un américain voulant devenir propriétaire se tourne, comme nous le faisons en France, vers son partenaire banquaire traditionnel. S’il possède des revenus adaptés à l’acquisition de son bien, sa banque va lui accorder un crédit immobilier avec des taux d’intérêts sensiblement similaires aux notres. Dans cette hypothèse, rien d’anormal…

Par contre, si ses revenus ne sont pas suffisamment conséquents, ce même citoyen va se voir refuser légitimement son crédit. Et c’est là que le système dérape, car il va pouvoir quand même se tourner vers des organismes prêteurs mais pour un coût exhorbitant. Ce sont ces fameux crédits « subprime » : en contrepartie d’un risque fort, les taux proposés sont anormalement élevés et le crédit est garanti par la maison de l’emprunteur. Bien souvent, ce dernier finit à terme par ne plus pouvoir honorer son emprunt et se retrouve donc à devoir vendre sa maison.

Tant que le marché immobilier américain se portait bien, le propriétaire faisait bon an mal an une pluvalue sur la revente de sa maison ce qui lui permettait de rembourser le prêteur et, éventuellement, de s’en sortir avec une petite manne financière. Le problème aujourd’hui vient du fait que le marché immobilier américain subit une forte crise baissière. Conséquence de quoi, lorsque l’emprunteur vend sa maison il n’en tire plus assez de recette pour rembourser le prêteur…d’’où des pertes financières importantes pour ces banques peu scrupuleuses.

 

Or, économie mondialisée oblige, beaucoup de banques mondiales, dont certaines françaises comme la BNP, ont massivement investi dans le marché immobilier américain via les fonds qu'elles gèrent, et se voient aujourd'hui lourdement fragilisées par des pertes conséquentes avec même des risques de faillites.Les banques d'Etat sont donc appelées à la rescousse pour stabiliser le marché ; elles injectent des liquidités afin de limiter les pertes bancaires, au risque de voir augmenter sensiblement l'inflation (c'est en général à ce moment qu'intervient notre porte-monnaie). La Banque Centrale Européenne a, par exemple,  injecté près de 156 milliards d'euros en 2  jours et l'Etat Allemand a mis sur pieds un "plan de sauvetage" de 8 miliards d'euros afin de protéger son système bancaire, particulièrement engagé sur le marché américain.

Une fois de plus, ce sont bien les Etats (habituellement accusé d'entrave à la liberté des marchés) qui paient pour racheter les errements spéculatifs desdits marchés financiers avec le risque évident de faire monter les taux d’intérêts et d’enrayer la consommation des ménages ainsi que la capacité des entreprises à investir. L’économie américaine est donc un ver dans le fruit de l’économie mondiale et le risque existe que nous en payons rapidement collectivement l’addition.

Par Philippe Buisson - Publié dans : Philippe Buisson
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téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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