Partager l'article ! Crise boursière: léconomie américaine est malheureusement un facteur de risque pour chacun dentre-nous.: En pleine atonie estivale, la crise qu ...

Le mot-vedette de l’été est « subprime » ; il résonne comme un virus à contagion rapide.Comment ce système ultra-libéral peu vertueux fonctionne-t-il ?:
Un américain voulant devenir propriétaire se tourne, comme nous le faisons en France, vers son partenaire banquaire traditionnel. S’il possède des revenus adaptés à l’acquisition de son bien, sa banque va lui accorder un crédit immobilier avec des taux d’intérêts sensiblement similaires aux notres. Dans cette hypothèse, rien d’anormal…
Par contre, si ses revenus ne sont pas suffisamment conséquents, ce même citoyen va se voir refuser légitimement son crédit. Et c’est là que le système dérape, car il va pouvoir quand même se tourner vers des organismes prêteurs mais pour un coût exhorbitant. Ce sont ces fameux crédits « subprime » : en contrepartie d’un risque fort, les taux proposés sont anormalement élevés et le crédit est garanti par la maison de l’emprunteur. Bien souvent, ce dernier finit à terme par ne plus pouvoir honorer son emprunt et se retrouve donc à devoir vendre sa maison.
Tant que le marché immobilier américain se portait bien, le propriétaire faisait bon an mal an une pluvalue sur la revente de sa maison ce qui lui permettait de rembourser le prêteur et, éventuellement, de s’en sortir avec une petite manne financière. Le problème aujourd’hui vient du fait que le marché immobilier américain subit une forte crise baissière. Conséquence de quoi, lorsque l’emprunteur vend sa maison il n’en tire plus assez de recette pour rembourser le prêteur…d’’où des pertes financières importantes pour ces banques peu scrupuleuses.
Une fois de plus, ce sont bien les Etats (habituellement accusé d'entrave à la liberté des marchés) qui paient pour racheter les errements spéculatifs desdits marchés financiers avec le risque évident de faire monter les taux d’intérêts et d’enrayer la consommation des ménages ainsi que la capacité des entreprises à investir. L’économie américaine est donc un ver dans le fruit de l’économie mondiale et le risque existe que nous en payons rapidement collectivement l’addition.
téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la
fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf
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