Le blog de Philippe BUISSONhttp://www.philippebuisson.net/2005-12-26T14:23:21Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngl'actualité hebdomadaire vue par Philippe Buisson, Conseiller Régional d'Aquitaine et libournais. Son point de vue sur l'actualité locale et nationale. Ses engagements et ses coups de gueules..http://www.philippebuisson.net/article-20901189.htmlLa Contribution Clarté Courage Créativité2008-07-01T16:50:21Z2008-07-01T16:48:00Z
Je suis très heureux de vous annoncer que nous rendons public aujourd'hui sur le site
internet http://www.clarte-courage-creativite.com/ notre
contribution au congrès de Reims du Parti socialiste. Intitulée "Clarté, courage, créativité : Choisir maintenant, pour agir demain", elle est le résultat d'un long travail collectif, riche
et passionnant.
Quelques mots sur la teneur de ce nouveau texte.
Couvrant un champ très large, il a pour ambition de proposer aux socialistes - et plus largement à tous les français - les termes d'un nouveau contrat social dans une société qui doit être
celle de l'innovation et du développement durable. Il porte des propositions nombreuses et précises sur une stratégie de croissance durable, la recherche, la formation tout au long de la vie,
une démocratie sociale dynamisée et de nouveaux droits pour les salariés, sur le logement, l'école et la banlieue, une puissance publique rénovée, décentralisée, régulatrice face aux crises et
aux dégâts du capitalisme financier, un Etat social prévoyant, et les moyens de cette politique par une fiscalité redistributive.
Il vise une efficacité de gauche qui assume résolument son réformisme au service du progrès social.
Ce texte porte sur tous les grands aspects de l'identité socialiste au XXI ème siècle, la justice sociale, mais aussi car cela en est inséparable aujourd'hui, l'écologie, de même
qu'il consacre un chapitre en tant que tel aux libertés individuelles, aux nouveaux droits, à la culture, à la pratique démocratique, si violemment mis à mal par le gouvernement actuel. La
contribution expose enfin sans concession - et avec un constant soucis de clarté - notre conception de ce que doit être le parti socialiste rénové : sa culture collective à reconstruire,
le respect de ses règles et de ses décisions démocratiques, ses méthodes de travail, son ouverture à la société, sa stratégie d'alliance. avec pour ambition de nous donner de la force à nous même
pour devenir le pivot d'un rassemblement des progressistes et préparer la victoire de la gauche en 2012. Le congrès de Reims doit créer les conditions d'une alternance dont nous sommes
convaincus qu'elle est à la fois nécessaire et possible à condition que nous sachions mettre notre parti au travail dès maintenant et tout au long des trois années à venir.
Nous voulons susciter une dynamique majoritaire qui permette aux militants de choisir une orientation claire, une direction collective cohérente et, le moment venu, un premier
secrétaire qui entraîne tout le parti pour faire gagner la gauche. Le choix de Reims c'est cela : créer les conditions de la victoire de 2012 par les idées et par la force et l'unité
retrouvées des socialistes.
Les semaines qui viennent nous donneront l'occasion d'intensifier le travail de réflexion collective impulsé le mois dernier. De nombreux rendez vous nous attendent encore d'ici novembre. Dès la
mi juillet un nouveau site Internet sera mis en place pour faire vivre le débat en ligne et j'espère que vous serez de plus en plus nombreux à vous en saisir. Vous pouvez dès maintenant
prendre connaissance et commenter la contribution en ligne - et, si vous le souhaitez, y apposer votre signature.
En vous remerciant à nouveau et restant à votre disposition,
Amitiés ,
Philippe Buisson
http://www.philippebuisson.net/article-20776739.htmlLe territoire Libournais ne s'est pas rassuré ..2008-06-26T19:00:21Z2008-06-26T18:58:00Z
Article de Sud-Ouest paru le 21 juin 2008
PHILIPPE BUISSON. --Le maire adjoint de
Libourne et conseiller régional plaide pour qu'après la période électorale, le Libournais entre dans une phase active
« Un territoire fragilisé »
:par Richard Picotin
«Ce territoire s'est fragilisé au cours des derniers mois. Il faut que les élus parviennent à se détourner de leurs ambitions
politiques, qu'ils rangent leur ego et les plans de carrière pour se mettre tous ensemble au travail. Il faut que nous apprenions à dire nous plutôt que je ».Philippe Buisson, maire adjoint de Libourne et conseiller régional, prend son bâton de pèlerin et part
en croisade pour la bonne cause, celle de l'avenir du Libournais. Il tente ainsi de se poser en une sorte de figure de proue, avec l'évidente volonté de jouer un rôle moteur dans l'avancement des
grands dossiers que la région va devoir affronter pour progresser, celui de la refonte de l'intercommunalité par exemple.
« La politique ne se conjugue pas à la première personne »
Pour illustrer son propos rassembleur, Philippe Buisson cite l'exemple d'un dossier mené avec succès en
commun. Celui du tribunal de grande instance de Libourne dont on se souvient qu'il était menacé de fermeture et se
trouve aujourd'hui renforcé dans ses positions. « Ce sauvetage est le résultat d'une alchimie réussie entre les élus. Jean-Paul Garraud a joué son rôle et bien fait les choses dans cette affaire.
Mais les collectivités locales se sont aussi mobilisées. Voilà ce que nous devons réussir à faire dans d'autres domaines. En faveur de l'école de gendarmerie notamment. Outre les 450 stagiaires,
ce sont 130 cadres de cette école qui vivent en Libournais. Cette perte représenterait un petit Aréna, ce n'est pas une mince affaire. J'ai trouvé insupportable que nous soyons informés des
menaces de fermetures par des indiscrétions plutôt que par notre parlementaire. Tous les dossiers ne peuvent pas se traiter par la polémique. La politique ne se conjugue par à la première
personne. »
Le bras armé. Le maire adjoint
s'inquiète aussi de la réduction des ouvertures foraines de la Banque de France, réduites à 2 jours par semaine.Autre dossier sensible et qui devrait recueillir à ses yeux une adhésion large, celui de l'intercommunalité. « Je constate que nous n'avons
pas su nous organiser alors que nous avons besoin d'une structure forte. Cette nouvelle communauté de communes ou d'agglomération doit être le bras armé des combats qui sont en face de nous et
que nous risquons de perdre » affirme Philippe Buisson. « Je comprends le combat personnel que mène Gérard César pour être réélu au Sénat, et je comprends que la Gironde doive être représentée
par des viticulteurs. Mais on se trouve toujours de bonnes raisons pour ne pas avancer. Je crois que Gilbert Mitterrand prendra avant le 14 juillet une initiative forte dans le domaine de
l'intercommunalité. »
http://www.philippebuisson.net/article-20455862.htmlElections Sénatoriales en Gironde2008-06-15T08:55:11Z2008-06-15T08:40:00ZLe 21 septembre 2008, les "grands électeurs" désigneront les six sénateurs qui représenteront la Gironde. Pour la première fois, cette
représentation respectera la parité homme/femme.
La liste socialiste est conduite par Philippe MADRELLE, sénateur, Président du Conseil Général. Elle est composée de Françoise CARTRON, Alain ANZIANI, Solange MENIVAL, Ludovic FREYGEFOND,
Isabelle DEXPERT
Cette liste représente à la fois le milieu rural avec la présence de son premier défenseur en la personne de Philippe MADRELLE, Président du Conseil Général, mais aussi de Solange MENIVAL,
Présidente du pays du haut Entre deux mers et d'Isabelle DEXPERT, maire de Villandraut. Françoise CARTRON exprime la sensibilité des communes péri-urbaines. Alain ANZIANI est l'élu de la deuxième
ville de Gironde ( Mérignac ) alors que Ludovic FREYGEFOND, Maire du Taillan, permettra à une nouvelle génération de maire de faire entendre sa voix. Elle permet enfin à toutes les
collectivités locales d'être présentes : communes, conseil général, conseil régional.
Un site internet a été créé en vue de ces élections importantes. Il s'agit du site http://www.senat-gironde.fr/
D'une part, il permettra de suivre la campagne en Gironde et de confronter les orientations dans lesquelles s'inscrivent les différentes listes. La notre souhaite que les expériences locales,
souvent réussies, servent d'exemples aux politiques nationales, même si ces dernières conservent inévitablement leur clivage sur les grands choix de société: l'emploi, le pouvoir d'achat,
l'équilibre des territoires, le développement durable, la décentralisation, la réforme des institutions ( à commencer par le Sénat).
Au delà d'un simple site électoral, il tentera ainsi d'être un lien avec les élus et tous celles et ceux qui s'intéressent à leur territoire.
http://www.philippebuisson.net/article-20162138.htmlQuel avenir pour le réseau ferré?2008-06-04T14:20:11Z2008-06-04T14:16:00Z
La France compte 30 000 km de voies ferrées. A l’heure où le prix du pétrole devient prohibitif, le transport
ferroviaire est une alternative à la voiture de plus en plus prisée par nos concitoyens pour effectuer leur trajet quotidien domicile/travail ou domicile/lieu d’études.
Pourtant, malgré les efforts considérables mobilisés par les Conseils Régionaux depuis la décentralisation de 2002, le service public
ferroviaire de proximité se dégrade, rendant souvent pénible et peu attractif ce moyen de transport pour les usagers.
Les causes sont multiples mais je souhaite insister notamment sur l’une d’entre-elles : La France, qui se targue souvent de son
savoir-faire ferroviaire, se trouve confrontée à un réseau ferré vieillissant faute d’investissements publics suffisants dans la maintenance des infrastructures.
En dehors des lignes TGV, notre réseau ferroviaire secondaire est dans un état
de vétusté proche de celui de certains pays en voie de développement.
Les conséquences sont malheureusement sévères pour les trains régionaux qui sont lourdement impactés par des ralentissements donc par
des problèmes chroniques de ponctualités.
Créé par l’Etat en 1997, Réseau Ferré de France ( RFF ) est propriétaire des voies ferrées. Cet établissement public qui
devrait être doté des moyens nécessaires à la régénération de ses infrastructures, est au contraire plombé par 20 milliards de dettes qui étaient jusqu’alors supportés par la SNCF.
Dans un rapport important rendu public en avril dernier, la Cour des Comptes
met en exergue l’incapacité de RFF d’assurer aujourd’hui sa mission d’aménageur du territoire ferroviaire et elle suggère à l’Etat de soulager RFF d’une partie de sa dette. Faute de quoi, le
réseau ferré secondaire continuera à se dégrader dangereusement, la capacité d’investissement de RFF se concentrant quais-exclusivement sur les lignes nouvelles « grande
vitesse ».
D’ores et déjà les Régions sont appelées au financement de la régénération des voies alors même qu’il ne s’agit pas d’une compétence
régionale. C’est le prix à payer pour que nos TER circulent. Mais cet état de fait ne doit pas exonérer l’Etat de ses responsabilités. Alors que l’Italie,
l’Espagne ou la Suisse dépensent en maintenance 80 000 euros par Km de voie, la France n’en dépense que 50 000 euros. En outre, alors que dans les 3 pays cités, l’effort porte
majoritairement sur des actions de renouvellement des voies, celui de la France consiste à de l’entretien.
Cette question mérite aujourd’hui de sortir de l’ornière dans laquelle elle se trouve. Les aménagements ferroviaires sont fondamentaux
pour l’aménagement du territoire Français au moins au même titre que les infrastructures routières.
http://www.philippebuisson.net/article-20016350.htmlDébattre, sans caricaturer2008-05-30T11:25:09Z2008-05-30T11:19:00Z
Par-delà les raccourcis médiatiques, voilà ce qui est
écrit sur le libéralisme, dans le livre de Bertrand DELANOË, De l’audace !, p. 43 à 45 :
« Tenez-vous un discours
social-libéral ?
Non, je ne suis pas
social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de
pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique, au sens global, je crois même qu’un militant
socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses
corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste
époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été "libérale". C’est d’autant plus absurde – et
croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré
par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver. Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement
de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en
est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le
même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de
Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même
: j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que,
collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée. Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur,
et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du
libéralisme : "(...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits." Le libéralisme est
donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des
privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités.
C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste. »
Pour information, d’autres socialistes se sont déjà
exprimés dans le même sens sur le libéralisme politique.
Ainsi, on peut se reporter à l’intervention de Henri Weber lors du forum
national « les socialistes et le marché » du 15 décembre 2007 (disponible sur le site www.reconstruirelagauche.fr) :
Extrait :
« Il faut
distinguer entre le libéralisme politique, le libéralisme culturel et le libéralisme économique. La droite nous dit que ces trois modules forment un bloc et qu'ils ne peuvent pas être
dissociés. En réalité, dans la plupart des pays, ils sont bel et bien dissociés. Le Chili de Pinochet était ultra libéral sur le plan économique, ultra dictatorial sur le plan politique, et ultra
réactionnaire sur le plan culturel. La Suède social-démocrate est libérale sur le plan politique, permissive sur le plan des mœurs ; elle n'est pas libérale, mais social démocrate sur le plan
économique. »
De même, Ségolène Royal, dans son
livre paru en 2007, Maintenant, p. 181-182, au chapitre « libéralisme », écrit :
« Nous
socialistes, nous sommes des libéraux au sens du libéralisme politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques, à la liberté de pensée,
d’expression, d’aller et de venir, d’entreprendre, de voter, de mener sa vie, etc. Nous tenons à ces libertés parce que, sans elles, l’air devient vite irrespirable et la société se fige, mais
aussi parce que nous les considérons comme nécessaires au combat pour la justice sociale. […] Donc, pas question de jeter l’opprobre sur le mot lui-même
et, ce faisant, de jeter par-dessus bord cette part de mémoire révolutionnaire à laquelle, dans l’histoire, le concept politique de libéralisme est attaché. »
Plus récemment encore, dans une
interview au journal Le Point du 27 mars 2008, Ségolène Royal répondait à une question sur le socialisme et le libéralisme :
Le grand débat
n’est-il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?
De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme
politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique. (…)
Plus loin, elle
ajoutait :
« les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, qui est au fond l’autre nom de la démocratie, ce sont tous ceux, à gauche mais pas uniquement, qui savent combien
les libertés politiques sont fragiles si l’on fait l’impasse sur les inégalités sociales. »
http://www.philippebuisson.net/article-19965752.htmlRéflexions autour du quinquennat2008-05-28T16:05:26Z2008-05-28T16:00:00Z
En 2000, l'instauration du quinquennat a conduit la 5ème République à un changement de régime qu'il convient notamment de mieux
appréhender au sein du parti socialiste.
D'abord en formalisant le fait que celui-ci a conforté le régime des partis et particulièrement des partis dits de
Gouvernement tels que l'UMP et le PS.
Ensuite en instaurant un régime électoral vraiment Présidentiel.
Cette réforme s'est pleinement exprimée en 2007. Au-delà de la victoire de Nicolas Sarkozy, nous devons retenir que, pour la 1ère fois
sous la Vème République, une majorité parlementaire s'est succédée à elle-même!
Le bilan de Jacques Chirac était médiocre; la candidature de N.Sarkozy nous apparaissait peu fédératrice. Ces deux constats renforcés
par notre observation empirique des résultats électoraux nous conduisaient à une certitude d'alternance « automatique », et nous en déduisions à tord que cette élection était
"imperdable".
Fin 2006, les militants socialistes pensaient ainsi avoir la faveur de désigner bien plus que notre candidat à la présidentielle en
élisant déjà le futur Président.
Le Parti Socialiste n'a donc pas su prendre en considération ce virage institutionnel majeur.
Plus que jamais, une élection présidentielle se gagne par l'alchimie de deux talents:
- Un talent collectif capable de mûrir un projet crédible, alternatif, ancré à gauche.
- Un talent individuel, celui de notre candidat(e) capable de l'incarner aux yeux des français.
En outre, sauf accident obligeant à des élections intermédiaires, la cohabitation n'est plus guère possible et la majorité
parlementaire sera inexorablement en cohérence avec l'appartenance politique du Président nouvellement élu ( d'où le régime des partis exprimé
ci-dessus).
Ainsi, en
2O12, quel que soit le bilan de Nicolas Sarkozy, quelle que soit sa personnalité ou celle du candidat UMP qui voudra lui succéder, nous ne pourrons compter que sur nos forces de conviction donc de
cohésion. L'alternance de la majorité au sein de l'Assemblée Nationale n'aura plus rien d'automatique!http://www.philippebuisson.net/article-19786554.htmlParticipez à la fête des voisins2008-05-22T11:20:17Z2008-05-22T11:12:00Z<img src="http://idata.over-blog.com/0/20/11/50/affiche-fete-des-voisins.jpg" />
Le mardi 27 mai 2008 se déroulera la 9ème édition de la fête des voisins. Pour la 5ème année consécutive, la Ville de Libourne s'associe à cette manifestation afin de multiplier les lieux de
convivialité et de partage, pour resserer les liens entre les habitants et les générations.
Le dispositif est souple. Il vous suffit d'avoir envie de réunir vos voisins autour d'une table et d'un pique-nique. La municipalité se charge de la logistique ( table, chaise, toile de tente si
necessaire) et vous offre même une partie de l'apéritif.
D'ores et déjà une vingtaine de sites sont inscrits pour l'édition 2008 dont, notamment, une grande sardinade autour du kiosque de la Place Joffre.
Pour tout contact ou renseignements, vous pouvez joindre Christophe Lacome à la mairie au 05 57 55 33 09. Il est encore temps...
http://www.philippebuisson.net/article-19619516.htmlLe Service Minimum d'Accueil: provocation de plus ou de trop?2008-05-16T19:10:22Z2008-05-16T19:06:00Z
Hier, jeudi 15 mai, le monde enseignant exprimait ses inquiétudes, son mal-être trempé d’un manque de reconnaissance. A force de
s’entendre dire qu’ils sont trop nombreux, inefficaces, incompétents, flemmards, toujours en vacances, à force de caricaturer à l’excès leur soit disant corporatisme conservateur d’acquis indus,
je comprends leur colère.
Pourtant ce malaise chacun d’entres nous le mesure intimement. Chacun d’entres-nous qui a eu à diriger une classe, à gérer le
comportement de 40 enfants ou adolescents, comprends les réelles difficultés de ce beau mais épuisant métier.
Ceux qui pallient souvent à la démission des parents ne peuvent plus assumer ce minimum d’estime de notre société amplifiée par le
mépris du Gouvernement actuel.
Le Service Minimum d’Accueil est une réponse indigne de la part du Ministre et pire encore du Président de la République.
Au lieu d’apporter des réponses aux inquiétudes et aux colères légitimes qui se sont exprimées, ceux-ci se mobilisent pour créer les
conditions d’un nouveau et détestable conflit, ayant pour objectif d’opposer et de diviser un peu plus encore nos concitoyens. Les véritables problèmes de l’Éducation nationale méritaient un
autre engagement, une autre déclaration d’intention, que cette fuite en avant démagogique et irresponsable.
En outre, cet écran de fumée médiatique porte aussi une supercherie d’une autre nature, celle de vouloir transférer le poids de ces conflits vers les collectivités locales. En clair, l’Etat ne
pouvant assurer l’accueil des enfants au sein de ses écoles de la République les jours de grève, il incombera aux mairies d’assurer la garderie scolaire sous sa responsabilité, avec des
contreparties financières très illusoires.
Ce pis-aller est une honte car il n’a comme seul objectif que d’orienter les débats et
les médias vers de fausses pistes. La fuite n’est pas une méthode de gouvernement.
http://www.philippebuisson.net/article-19347186.htmlClarté, courage, créativité:pour un grand congrès socialiste2008-05-06T21:50:10Z2008-05-06T21:29:00Z
CLARTé, COURAGE, CREATIVITE : POUR UN GRAND CONGRES SOCIALISTE
Nous avons la responsabilité de réussir ensemble un grand congrès socialiste.
Nous le devons au pays. Celui-ci va mal. La politique du pouvoir l’affaiblit et décourage les Français par son
inéquité, son incohérence, son amateurisme et son absence de résultat. La responsabilité majeure des socialistes est de proposer aux Français de nouveaux repères, de susciter un nouveau destin
pour le pays et de préparer une alternative.La victoire du Parti socialiste lors des élections locales de 2008 conforte sa
place de force centrale de l’opposition. Mais elle n’efface en rien cette réalité que les socialistes n’ont pas gagné d’élection présidentielle depuis 20 ans et d’élection législative depuis onze
ans. Ce qui est en jeu, c’est notre capacité à porter un projet de gauche crédible à l’échelle du pays, à mettre en oeuvre une stratégie gagnante et à rester au pouvoir lorsque nous le
conquérons. Dans des conditions radicalement nouvelles, nous sommes à un tournant de même ampleur qu’au moment du congrès fondateur
d’Epinay en juin 1971. A l’époque, il s’agissait d’unifier la famille socialiste, de la faire grandir et gagner par l’union de la gauche. Aujourd’hui, l’enjeu est de retrouver un élan national en
refondant l’ensemble de la gauche et des progressistes par la construction d’une puissante force socialiste.Mesurons bien l’ampleur du travail politique, stratégique, intellectuel et militant qu’il s’agit d’accomplir tous ensemble dans le délai, court en réalité,
qui nous sépare des prochains rendez vous politiques nationaux.Le congrès de Novembre 2008 ne devra donc pas ressembler au
précédent et devra être d’abord un congrès sur les idées, sur la stratégie et sur la reconstruction de la force collective que nous constituons. Nous jugeons utile d’y apporter dès maintenant
notre pierre. En mettant des réflexions et des convictions en débat, en proposant de chercher des convergences sur des contenus et sur une démarche politique.
Fixons dès à présent quatre principes pour orienter et organiser notre réflexion.
Le premier principe est de porter un regard lucide sur les difficultés – financières et budgétaires
notamment - auxquelles la France est confrontée et qu’aggrave l’actuelle action gouvernementale.
Le second principe est de préconiser des solutions politiques qui répondent réellement au
diagnostic établi, afin que le moment venu, notre action de gouvernants soit fidèle à notre discours d’opposants.
Le troisième principe est d’assumer notre identité sans céder aux injonctions de ceux
qui, au nom d’une « radicalité » de gauche mécaniquement revendiquée, neutralisent en fait des forces de transformation sociale et renoncent à toute confrontation de leurs convictions
avec l’exercice des responsabilités.
Le quatrième principe consiste à dessiner une approche globale plutôt que de concevoir notre projet comme
un empilement de mesures thématiques s’agrégeant sans cohérence (l’économique, le social, l’éducation, l’intégration, le sociétal, l’environnemental, etc.).
Car si l’Etat providence est en crise, c’est que la création de richesses s’essouffle et devient insuffisante. Si
le pacte républicain se lézarde, c’est que l’intégration par l’emploi est en panne. Si le système éducatif se dérègle, c’est aussi parce que la nouvelle donne de l’économie de la connaissance
n’est pas intégrée. Si les socialistes ne proposent pas au pays un système durable de financement de la protection sociale, il ne sera pas possible de lutter contre l’exclusion, de faire reculer
la peur du changement, de réussir l’intégration, qui est pourtant l’enjeu majeur pour l’avenir de notre modèle républicain.
Où en est la France, où nous mène la droite ?
Quelles réponses à la « crise française » la gauche doit-elle proposer
d’apporter ?
De quel instrument politique, de quel Parti socialiste avons-nous besoin pour ce nécessaire
redressement ?
Prenez connaissance de la suite du texte notament signé par Bertrand Delanoë sur le site suivant:
http://www.clarte-courage-creativite.com/
http://www.philippebuisson.net/article-19198550.htmlLa déclaration de principe du Parti Socialiste à commenter2008-05-01T09:05:25Z2008-05-01T08:59:00Z
D
ECLARATION DE PRINCIPES
PREAMBULE
Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie
des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la
Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et
l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de
l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société
solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il
revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre
démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai
1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des
grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à
l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être
doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les
potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir
un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde
de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé
pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se
formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action,
un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel »,
d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions
qui en résultent et font la vie humaine.
I -
NOS FINALITES FONDAMENTALES
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève,
à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de
l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la
planète.
Art. 2
L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les
libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée
socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de
la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits
fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints
à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution
permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité
des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.
Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans
compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique,
l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui
menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de
l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité
immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et
l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes,
les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités
fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable
de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale
pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous,
acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la
recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service
des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et
biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de
l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs,
à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques,
inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de
leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule
croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la
qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un
combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume
pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir
ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre
socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous
toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et
démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision
collectives.
II –
NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités,
porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation
dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une
économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.
Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé
dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie
sociale.
Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du
fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de
la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique.
Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être
coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la
croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la
protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses
produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la
production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa
place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un
enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance,
d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus
de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un
objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un
accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale.
Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture
et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie
publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du
socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses
collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord
l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les
risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité
des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est
également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie
et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en
privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la
vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le
combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des
droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des
peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré,
juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions
internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du
poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert,
respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement
durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être
fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en
combattant toutes les discriminations.
III – N
OTRE PARTI SOCIALISTE
A
RT 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il
s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la
liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime
de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les
médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme
un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de
tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs
vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il
veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance,
elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend
promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et
religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et
collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.
Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale
radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte
assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste
veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne
considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend
lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.
Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il
oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux
femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et
condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de
l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des
territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de
l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et
innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une
valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être
accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi
d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de
rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et
marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un
monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la
démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non
seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de
l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci
doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y
contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de
promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par
l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste
entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en
Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et
exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines
et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le
racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste
et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des
institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international
pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable
mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le
produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe
siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les
femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique
transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à
tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les
mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les
organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique
politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que
les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas
aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle
tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.