Jeudi 22 janvier 2009
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Il possède le charisme d’un John Kennedy et la foi en un monde meilleur de Martin
Luther King. Il a le don fabuleux de nous faire croire qu'une Autre Amérique est possible. Et nous voulons y croire. Il succède à George W. Bush qui a fait de l'Amérique ce que l'on
sait.
Pour toutes ces raisons, dans situation internationale des plus chaotiques, la plupart
d'entre-nous avons partagé un sentiment d'appropriation de cette espérance lors de la cérémonie d’investiture.
Les socialistes que nous sommes devons sans doute nous réjouir de la victoire du
démocrate Obama. Pourtant il faudra demeurer vigilent car son accession à la Maison Blanche ne doit pas être transformée en une simple opération de
remodelage de l'image des Etats Unis dans le monde, en oubliant par exemple de remettre en cause son leadership.
Dans son fameux discours de Berlin, il s’est décrit comme « citoyen du monde ».
C'est en cette humilité nouvelle que nous attendons du changement autant dans le domaine de la diplomatie, de la gouvernance économique et sociale que dans celui du développement
durable.
Ne nous cachons pas non plus que B. Obama n'a pas fait bouger toutes les lignes
progressistes aux Etats-Unis. Il reste par exemple favorable à la peine de mort ( certes, dans des cas limités, mais...) ou au port d'armes par les citoyens américains.
Il demeure aussi très prudent sur le multilatéralisme en ce qui concerne d'éventuelles
interventions militaires à l'étranger et nous verrons, dans les jours qui viennent, comment il aborde les dossiers du Proche-Orient ou de l’Afghanistan.
Bref, soyons content mais pas en extase. Il lui reste à démontrer l’essentiel, à savoir ne
pas décevoir pour nous permettre de conserver « l'audace d'espérer », le titre de son livre-programme de campagne.
Publié dans : Philippe Buisson
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Jeudi 31 juillet 2008
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11:18
En plein conseil municipal, le 26 juin dernier, un texto arrivait triomphal sur le portable de Jean Paul Garraud. Il émanait soit
disant de la Ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot Marie, et affirmait que la Ville de Libourne serait classée en territoire de catastrophe naturelle suite aux inondations de fin avril. Les
libournais sinistrés pouvaient être rassurés, cette déclaration allait permettre aux assureurs de débloquer les sommes nécessaires aux réparations des habitations.
Face à ce SMS salvateur, je prenais alors la parole pour me réjouir bien sûr mais aussi pour tempérer éventuellement l’annonce du
député sachant que seule une commission interministérielle programmée le 17 juillet était habilitée à déclarer un territoire en zone de catastrophe naturelle. J’émettais avec d’autres le souhait
que cette annonce ne soit pas prématurée et qu’elle ne soit pas une simple déclaration à l’emporte pièce. La détresse des sinistrés mérite des affirmations sincères et viables et pas des
spéculations dont le seul fondement serait de soigner son image électorale.
En effet, les services de l’Etat, bien que nous aillant confirmé que le dossier remis par la Ville était arrivé complet et à temps en
préfecture, nous avaient fait part de leur scepticisme car certains de leurs services n’avaient pas encore rendu les avis indispensables à l’instruction par la commission.
Le 17 juillet est donc passé, la commission interministérielle s’est réunit, et elle n’a pas abordé le dossier
Libournais !
Certes, ce contretemps ne remet pas en cause la reconnaissance de catastrophe naturelle de notre territoire. Mais cette dernière aura
lieu au mieux en septembre ce qui retarde d’autant la capacité de nos concitoyens sinistrés de faire effectuer les travaux de réparation dans leur maison.
Nous aurions pu espérer, au moins sur ce dossier, qu’il échappe aux tentatives de gloriole personnelle du Député. C’est encore
loupé…
Publié dans : Philippe Buisson
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