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  • 38 ans
  • Conseiller Régional d'Aquitaine délégué aux dessertes Ter Aquitaine
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Vendredi 30 mai 2008

 

Par-delà les raccourcis médiatiques, voilà ce qui est écrit sur le libéralisme, dans le livre de Bertrand DELANOË, De l’audace !, p. 43 à 45 :

 

« Tenez-vous un discours social-libéral ?

 

Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique,  au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial. Il est donc temps que nous cessions de nous acharner sur un mot, et que nous tournions le dos à cette triste époque de notre histoire collective, qui a vu une grande partie de la gauche française rejeter une constitution européenne au motif qu’elle aurait été "libérale". C’est d’autant plus absurde – et croyez bien que je ne suis pas inspiré par le goût du paradoxe, mais par celui de la vérité – que la gauche que je défends est par essence libérale. Quant au sarkozysme, ce bonapartisme modéré par la désinvolture – mais nous y reviendrons –, il est profondément antilibéral. Je le dis et je tente de le prouver.  Qu’est-ce que le libéralisme ? C’est une doctrine d’affranchissement de l’homme, née dans l’Europe des Lumières. C’est, comme son nom l’indique, une idéologie de la liberté, qui a permis l’accomplissement de grandes conquêtes politiques et sociales. Le principe en est simple : il n’y a pas d’oppression juste, il n’y a pas de chaîne qui ne doive être brisée, il n’y a pas de légitimité, ni donc de fatalité, à la servitude. Et le libéralisme, c’est dans le même temps l’idée que la liberté est une responsabilité, qu’être libre ce n’est pas faire ce que l’on veut mais vouloir ce que l’on fait. Au nom de cet héritage intellectuel- là, celui de Montesquieu, de John Locke, au nom de ceux qui ont su se dresser contre le confort mortel de l’habitude pour dire non, je suis libéral. Je suis libéral parce que j’aime la liberté. Pour moi-même : j’ai toujours voulu être un homme libre de toutes les puissances et de toutes les dominations. Et pour les autres : j’aime les peuples libres qui défient la rigueur de l’histoire, j’aime que, collectivement, s’exprime le désir d’avancer fièrement dans la voie que l’on s’est souverainement tracée. Et ce que je dis des peuples vaut pour les personnes. Chaque individu a droit au bonheur, et il a le droit de le rechercher par les moyens qu’il souhaite. Avec une seule limite, celle de l’article 4 de la Déclaration des droits de l’homme, qui définit l’idée que je me fais du libéralisme : "(...) l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits." Le libéralisme est donc d’abord une philosophie politique et j’y adhère. Ce sont les conservateurs qui l’ont dévoyé au service d’une idéologie du laisser faire économique et de la perpétuation des rentes et des privilèges dont ils bénéficient déjà. Au nom d’un principe de liberté, leur dessein est en réalité celui de l’immobilisme, qui prolonge leurs avantages et reproduit toujours les mêmes inégalités. C’est une supercherie à la fois intellectuelle et idéologique, dont la gauche ne doit pas, ne doit plus, s’accommoder. Je suis donc libéral ET socialiste. »

 

 

Pour information, d’autres socialistes se sont déjà exprimés dans le même sens sur le libéralisme politique.

Ainsi, on peut se reporter à l’intervention de Henri Weber lors du forum national « les socialistes et le marché » du 15 décembre 2007 (disponible sur le site www.reconstruirelagauche.fr) :

Extrait :

« Il faut distinguer entre le libéralisme politique, le libéralisme culturel et le libéralisme économique. La droite nous dit que ces trois modules forment un bloc et qu'ils ne peuvent pas être dissociés. En réalité, dans la plupart des pays, ils sont bel et bien dissociés. Le Chili de Pinochet était ultra libéral sur le plan économique, ultra dictatorial sur le plan politique, et ultra réactionnaire sur le plan culturel. La Suède social-démocrate est libérale sur le plan politique, permissive sur le plan des mœurs ; elle n'est pas libérale, mais social démocrate sur le plan économique. »

 

 

De même, Ségolène Royal, dans son livre paru en 2007, Maintenant, p. 181-182, au chapitre « libéralisme », écrit :

 

« Nous socialistes, nous sommes des libéraux au sens du libéralisme politique originel car nous sommes ardemment attachés aux libertés individuelles et démocratiques, à la liberté de pensée, d’expression, d’aller et de venir, d’entreprendre, de voter, de mener sa vie, etc. Nous tenons à ces libertés parce que, sans elles, l’air devient vite irrespirable et la société se fige, mais aussi parce que nous les considérons comme nécessaires au combat pour la justice sociale. […] Donc, pas question de jeter l’opprobre sur le mot lui-même et, ce faisant, de jeter par-dessus bord cette part de mémoire révolutionnaire à laquelle, dans l’histoire, le concept politique de libéralisme est attaché. »

 

 

Plus récemment encore, dans une interview au journal Le Point du 27 mars 2008, Ségolène Royal répondait à une question sur le socialisme et le libéralisme :

 

Le grand débat n’est-il pas aujourd’hui entre le socialisme et le libéralisme ?

De quel libéralisme parlez-vous ? Si c’est du libéralisme politique, il est depuis l’origine indissociable du socialisme démocratique.  (…)

Plus loin, elle ajoutait :

« les véritables héritiers de la belle tradition du libéralisme politique, qui est au fond l’autre nom de la démocratie, ce sont tous ceux, à gauche mais pas uniquement, qui savent combien les libertés politiques sont fragiles si l’on fait l’impasse sur les inégalités sociales. »

 

 

Samedi 9 février 2008
PHILIPPE BUISSON. --L'ancien directeur de cabinet de Gilbert Mitterrand, candidat à la mairie de Libourne, planche chez Pichet sur une maison « passive »

Le choix du privé

:Richard Picotin

 

Au sein du Parti socialiste, où l'on croise plus de fonctionnaires que d'entrepreneurs, sa démarche tranche. Jusqu'à déranger ?
En septembre dernier, Philippe Buisson, conseiller régional PS et directeur de cabinet de Gilbert Mitterrand, a démissionné de cette fonction pour se présenter à ses côtés à la mairie de Libourne. Il a intégré la société Patrice Pichet pour diriger un groupe de travail chargé de concevoir une maison passive, c'est-à-dire très peu gourmande en énergie, dont la maquette sera présentée au prochain salon de l'habitat de Bordeaux en mars prochain. Il ne regrette en rien cette reconversion professionnelle.

« Le Parti socialiste doit se rapprocher du monde des salariés, des cadres moyens et des ouvriers dont il s'est éloigné »

« Ma probité et la morale sont intactes. Si je faisais aujourd'hui de la promotion immobilière, cela pourrait être sujet à caution. Mais ce n'est aucunement le cas », affirme Philippe Buisson. « Ce qui aurait été anormal en revanche, c'est d'être à la fois directeur de cabinet à la mairie de Libourne et candidat sur la liste de Gilbert Mitterrand. J'ai effectivement fait ce choix, que je revendique, de travailler dans une entreprise privée. Car je suis issu du privé et avant de rejoindre Gilbert Mitterrand, je dirigeais un cabinet de communication à Bordeaux. »


Pas de pantouflage. Il poursuit : « Je crois qu'aujourd'hui les Français ne veulent plus de ces professionnels de la politique, de ces cadres qui font de belles carrières tout en pantouflant dans des administrations ou des entreprises parapubliques. J'aurais aussi pu faire ce choix-là et des propositions m'ont été faites dans ce sens. Mais il me semble, au regard du résultat des dernières grandes consultations électorales par exemple, que le Parti socialiste doit se rapprocher du monde des salariés, des ouvriers et des cadres moyens du privé, autant d'électeurs potentiels dont il s'est fortement éloigné. »
Philippe Buisson coordonne donc le travail d'une équipe composée de chercheurs, d'architectes et d'ingénieurs qui planchent sur la conception de cette maison passive avec l'objectif de parvenir à diviser par quatre la consommation énergétique du chauffage grâce à des techniques innovantes. Au salon de l'habitat, cette maison de 100 m2 sera proposée (hors taxes et hors terrain) à 125 00 euros environ, amortissables sur 10 ans. « On est ici loin de la promotion immobilière. L'objectif est de répondre à des enjeux environnementaux, tels que le Grenelle de l'environnement les a définis. Et non à des logiques spéculatives. »

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RGPP, l’acronyme claque avec âpreté. Et le projet qu’il recouvre est tout aussi brutal. Cette révision générale des politiques publiques que le gouvernement s’échine à faire passer pour une modernisation de l’État dissimule mal un véritable démantèlement des services publics. Après avoir dilapidé une partie de son budget dans le paquet fiscal, la droite est contrainte de faire des économies en dépit du bon sens : suppression de postes dans l’Éducation nationale, fermeture de bureaux de postes, suppression des écoles de gendarmerie, ...

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