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  • 38 ans
  • Vice-Président du Conseil Régional d'Aquitaine en charge des Ter
  • Adjoint au Maire de Libourne en charge des politiques de proximité et de la tranquilité publique. 
  • Ex-Directeur de Cabinet de Gilbert Mitterrand
  • Membre du Conseil National du PS
  • Secrétaire de la section du PS de Libourne

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Politique

Lundi 2 janvier 2006 1 02 /01 /2006 00:00

 

 

 

 

J’ouvre ce blog par un hommage, un hommage à celui que j’aurai tant aimé rencontré, même furtivement, lui qui voilà 10 ans nous quittait et qui, aujourd’hui encore, n’a de cesse d’éclairer notre actualité politique, notamment à gauche.

C’est un singulier parcours que le mien : Dès mon adolescence,  Mitterrand m’a fasciné; je me souviens du 10 mai 81 bien sûr, vécu dans mon petit village de Chirac en Charente limousine , de la joie mesurée de mes parents, tendance « communiste rénovateur » dans la mouvance de Marcel Rigoud ( qui rentrera d’ailleurs dans le gouvernement Mauroy); ils étaient sceptiques mais ils étaient contents… moi, ravi ! Je n’avais aucunement l’intention de faire de la politique et rien ne me prédisposait à croiser, un jour, l’intimité de celui que le peuple de France venait de conduire au pouvoir, solution à l’époque originale au regard du contexte international des années 80.

20 ans plus tard, par un formidable concours de circonstances, je suis l’un des plus proches collaborateurs - et fidèle ami - de son fils Gilbert à la Mairie de Libourne.

 

Mitterrand m’environne donc en permanence. Au travers sa famille bien sûr,  mais aussi par cette chance incroyable de pouvoir partager quelques moments privilégiés en présence de mitterrandistes dits du « 1er cercle », c’est-à-dire de ceux qui ont écrit l’Histoire à ses côtés où ceux, plus discrets, fidèles des fidèles, qui l’ont accompagnés et qui conservaient auprès de lui l’ oreille assidue de la France profonde ; enfin par l’émotion dégagée de ces lieus mythiques traversés, de Latche à la rue de Bièvres, de Jarnac à l’hôtel du Vieux Morvan .

Je vis avec, tout le monde m’en parle et je ne l’ai pourtant jamais rencontré. Cela m’a peut-être évité d’être l’un de ses jeunes courtisans…

Arrivé en 1997 auprès de Gilbert en tant qu’attaché parlementaire puis directeur de cabinet,  j’ai par contre traversé, à ses côtés et aux côtés de ses proches, beaucoup de turbulences autour de polémiques concernant son père, qu’il s’agisse des attaques éhontées sur l’œuvre ou sur le personnage. 

Heureusement, le stade de la lucidité et de la vision objective des choses semble enfin atteint ; les procurateurs et les calomniateurs ne tiennent plus le haut du pavé. Ça repose !

Car enfin, on voit bien aujourd’hui une classe politique toute entière, de droite comme de gauche, revenir régulièrement à ce qu’il a pensé, fait ou dit sur tel ou tel sujet, pour y trouver des sources d’inspiration.

Ce 8 janvier 2006, nous serons à Jarnac pour un moment de recueillement au cimetière Grand-maison, puis pour l’inauguration de sa maison natale, rachetée par la ville de Jarnac et ainsi sauvée de spéculations foncières peu glorieuses.

 

Tout cela pour faire mieux vivre la mémoire de François Mitterrand dans toutes ses dimensions, des plus historiques aux plus actuelles, et faire prévaloir contre les calomnies bien sûr mais aussi contre l’anachronisme et l’oubli, une connaissance sereine, argumentée de sa personnalité et de son action .

 

 

 

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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Lundi 9 janvier 2006 1 09 /01 /2006 00:00

1er janvier, marché de Libourne, un maire de droite d’une petite commune viticole des satellites de St Emilion, réputé pour son conservatisme bon teint, vient  me confier, moi élu de gauche patenté, tout le mal qu’il pense de la gestion de la crise viticole par nos actuels dirigeants. L’histoire est anecdote sauf qu’elle illustre un mouvement plus profond dans les arrières pays girondins.

En effet, il n’est plus rare,  lors des traditionnelles cérémonies de vœux du mois de janvier, que des maires d’obédience libérale rejoignent les viticulteurs, rarement gauchistes eux-même, dans le combat, de plus en plus hostile, qu’ils mènent directement à l’encontre de ce Gouvernement et de ce Parlement, et cela après des années d’arguties spécieuses contre la Loi Evin – pourtant le vin ne s’est jamais aussi bien vendu qu ’entre 1980 et 2000, sans aucune gène de la part de cette loi, bien au contraire, mais c’est un autre débat-. Si, depuis fort longtemps, dans le secret de conversations informelles, la colère grondait, aujourd’hui elle ose s’exprimer à terrain découvert ne supportant plus la duplicité du Gouvernement qui, sur le terrain flatte son électorat agricole, mais agite dans le même temps à Paris, sans retenue, les vertus de l’abstinence totale de consommation d’alcool, sans distinguer les produits donc sans singulariser le vin. Il serait bien entendu  injuste de considérer que seule cette majorité est responsable de cette crise même si la consommation de vin a considérablement chuté depuis son arrivée aux affaires. Non, les viticulteurs eux-mêmes, et notamment leurs représentants socio-professionnels, ont pêché gravement par arrogance, par querelles internes opposant les sous-appellations d’une même région viticole, et surtout par une outrageuse inflation des prix dans les années 2000.

Il faut cependant quand même avouer qu’une nouvelle étape vient d’être allègrement franchie avec le rapport Chabalier intitulé « Alcoolisme : le parler vrai, le parler simple » et remis dernièrement au ministre de la santé, à coup de grande communication médiatique forcément orchestrée.

Un rapide rappel s’impose : Mr Chabalier, ancien journaliste, est aussi un ancien alcoolique qui s’en est courageusement sorti au prix d’une abstinence totale. Cette expérience mérite naturellement notre salut voire notre compassion. Mais de là à faire de Mr Chabalier le grand expert de la prévention alcoolique, il y a un pas que le ministre de la Santé vient pourtant de franchir. Car naturellement, les préconisations sont claires : L’alcool, donc le vin, sont nuisibles pour la santé, sans distinction de produits, sans distinction de comportements ! Un seul mot d’ordre guide l’action : Faire peur et réprimer !

 

Le lobby anti-alcoolique est à nouveau installé dans les ministères, les manœuvres prohibitionnistes s’accélèrent et la croisade morale s’organise en lieu et place d’une vraie politique de santé publique….

Non, chers amis viticulteurs, votez à droite si bon vous semble, mais franchement Chirac – qui est venu à St Emilion en 2001 accompagné de ses packs de bière d’amérique latine ( véridique !)…-, Sarkozy, Douste-Blazy et consort ne sont décidément pas les ambassadeurs que méritent vos produits. Et, dans vos expressions objectives, souvenez-vous du bon temps de l’ère Evin, où le vin se vendait à flot et à prix d’or…

 

 

 

 

 

Par Philippe Buisson - Publié dans : Politique
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téléchargez la lettre signée par Gilbert Mitterrand, Alain Rousset, Philippe Madrelle et Yves Ratel concernant la défaillance de l'Etat suite à la fermeture de l'Ecole de Sous Officier de Gendarmerie : http://www.ville-libourne.fr/fileadmin/utilisateurs/Redacteur/documents/Lettre_au_Prefet_2_juillet_2009.pdf

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