Jeudi 3 septembre 2009
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Surprise elle-même par la candeur de son annonce, Christine Lagarde a été vite en besogne en annonçant mi-août la fin de la récession en France.
Certes, le Produit Intérieur Brut ( PIB) a bien progressé de 0,3% au second trimestre 2009 mais le ministère de l’économie table toujours sur un recul du PIB de 3% pour cette même année!
Malheureusement, notre économie s’inscrit donc durablement dans le rouge.
Ce léger rebond n’illustre juste qu’un coup d’arrêt à la chute des statistiques économiques enregistrées depuis un an mais nous sommes très loin d’avoir regagné le terrain perdu depuis le début de
la crise dite des « subprimes ».
En outre, la situation de l’emploi poursuit sa dégradation avec, annoncés, 400 000 suppressions de postes d’ici la fin de l’année. Parler de reprise alors même que l’économie continue à
détruire des emplois paraît tout simplement indécent.
Enfin, dans cette crise internationale, si la France résiste un peu, elle le doit en grande partie à son modèle social mis en place notamment par les gouvernements de
Gauche.
Nos amortisseurs sociaux ( minima sociaux, emplois aidés, interventions de l’Etat…) fonctionnent en maintenant à flot la consommation des ménages, ce qui n’est sûrement pas le cas des mesures
libérales votées par le Gouvernement actuel, tel que le bouclier fiscal par exemple.
Vendredi 11 juillet 2008
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19:18
Alain Rousset, président du Conseil régional d’Aquitaine, Jean-Louis Carrère, premier vice-président chargé des Transports, des
Infrastructures et de l'Intermodalité, et Philippe Buisson, Conseiller régional délégué aux dessertes Ter s'inquiètent des menaces qui pèsent sur la desserte
future de la gare de Libourne.
En effet, le schéma de dessertes en cours d'élaboration à la demande du Ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du
territoire, dans le cadre de la réalisation de la LGV Bordeaux - Tours, concerne à ce jour Châtellerault, le Futuroscope, Poitiers et Angoulême, et ne fait pas mention de Libourne. Cette
exclusion de Libourne semble par ailleurs confirmer la décision de la SNCF, annoncée de manière informelle en début d'année, de déclasser 8 des 12 gares Grandes Lignes d'Aquitaine, pour les
transférer au périmètre Ter Aquitaine. Au-delà des conséquences en terme de répartition du financement de la modernisation et de l'accessibilité, cette décision ferait courir un grave danger à la
desserte TGV de Libourne. La SNCF semble, de manière tout aussi informelle, revenir sur cette orientation.
Le Conseil régional d’Aquitaine souhaite que Libourne poursuive son rôle de porte d'entrée du TGV pour tout le nord de l'Aquitaine. Il demande au Ministre et à la
SNCF de tenir compte des enjeux d'aménagement du territoire que représente la LGV pour les collectivités qui participent largement au financement de cette infrastructure. C'est pourquoi Alain
Rousset demande des garanties sur l'avenir de la desserte TGV de Libourne.
La lettre dans son intégralité :
« Monsieur le Ministre,
La réalisation de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux représente pour l'Aquitaine un enjeu capital en terme de développement, d'attractivité et de
raccordement aux grands flux de transport européen. Ce projet doit bénéficier à tous les territoires aquitains dont les collectivités sont mobilisées, aux cotés de la Région, pour le soutenir et
le financer. À cette fin, je suis particulièrement attentif à ce que le Libournais et la Dordogne puissent bénéficier de dessertes ferroviaires performantes avec ce futur réseau à grande vitesse.
C'est pourquoi la gare de Libourne doit rester une gare desservie par les TGV, avec un schéma de desserte au moins équivalent à ce qui existe aujourd'hui pour les liaisons vers Paris, et avec de
nouvelles liaisons vers le sud de l'Aquitaine. En effet, la gare de Libourne doit demeurer la porte d'entrée du sud de la Dordogne pour les liaisons TGV. Le cadencement, qui sera instauré en 2010
sur tous les axes au nord de Bordeaux, devrait faire de Libourne un noeud de correspondance performant entre le TGV et le Ter pour la desserte des pôles touristiques majeurs de Bergerac et de
Sarlat. Je tenais à vous confirmer cette position très ferme du Conseil régional d'Aquitaine afin qu'elle soit traduite dans le cahier des charges de ce projet.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments les meilleurs. »
Alain Rousset
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